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  • : Cheap Games, le blog des joueurs radins
  • Cheap Games, le blog des joueurs radins
  • : Bonnes affaires, arnaques à éviter, ici on teste les jeux en solde (budget maximum : 30 €) et depuis peu, les DVDs aussi !
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 10:41
Devant l'avalanche de zéro réaction suscitée par la dernière annonce, je ne me fais pas trop d'illusions quant à la participation du public à un petit sondage, mais aux 2-3 qui passent et qui lisent pour de vrai, je voulais demander l'avis sur une question en attendant que le blog puisse reprendre une activité normale : qu'est-ce que vous préférez au sujet de la rubrique DVD, que je la garde ici ou bien que Cheapgames redevienne 100 % jeux vidéos et que je dégage les films sur un blog annexe qui serait 100 % DVD ?
Lach t kom, bordel.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:16
Suite à de gros soucis techniques, il ne faudra hélas pas s'attendre à trouver ici de nouveaux articles avant au moins, houlà, longtemps. En fait je n'ai aucune idée du temps que l'interruption va durer mais comme ça pourraît être long, je préférais prévenir mes 4 lecteurs de ne pas s'inquiéter, de me garder encore un peu dans leurs marques-pages le temps que ça soit réparé, et de continuer à spammer les boîtes mail de tous leurs contacts avec des pubs pour moi plutôt que de leur dire "Ouais je connaissais un blog super mais ça a l'air mort".

Continuez donc à espérer de nouveaux articles avec impatience, ça viendra, mais pas tout de suite malheureusement.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:34
Allez hop, encore un DVD Prism Vision à 3 €, on ne s'en lasse pas. Aujourd'hui, fait assez exceptionnel, pas de tromperie sur la marchandise : c'est la bonne jaquette avec les bonnes photos, le bon résumé, la bonne distribution. Seul le titre change, puisque la jaquette et le disque nous vendent Maniac, que le menu du DVD lui-même appelle le film Le Maniac (comme Le Big Mac, je suppose ?) alors que le générique parle quant à lui de L'Abattoir (et d'après IMDB, le film a également été distribué en vidéo en France sous le titre Slaughterhouse, l'abattoir de l'angoisse). Mais c'est pas grand chose quand même, donc pour une fois on ne peut pas vraiment parler d'arnaque. Bravo, Prism Vision.

Ecrit et réalisé par un inconnu qui n'a rien fait d'autres, Maniac/L'Abattoir est un sous-Massacre à la tronçonneuse, réexploitant sans vergogne l'idée d'une famille de ploucs tordus spécialistes du tranchage de bidoche et reconvertis dans la découpe de chair humaine après avoir été mis au chômage par la modernisation de l'industrie de la viande. Ici, c'est à un tandem d'anciens éleveurs et abatteurs de porcs qu'on a affaire, le vieux Lester Bacon (ha ha ha) et son fils Buddy, attardé mental doublé d'un psychopathe dangereux. Lester a fait faillite mais vit toujours avec son rejeton, que la rumeur prétend issu d'une relation avec l'une de ses truies, sur son exploitation désormais obsolète. Il refuse de vendre son terrain à un magnat local de la viande de porc, qui cherche du coup à le faire expulser avec l'appui des autorités. Alors qu'il va être expulsé, Lester décide d'utiliser les tendances meurtrières de Buddy pour se débarrasser de ceux qui veulent le mettre à la porte. Il tend donc un piège à son avocat et au roi du porc, les conviant à venir chez lui officialiser la vente de sa ferme pour mieux les attirer sous la lame de son fils. Parallèlement à cela, des adolescents en goguette font du repérage sauvage pour un film d'épouvante dans l'ancien abattoir. Le shérif arrivera-t-il avant que tout ce petit monde ne tombe sous le couperet de l'abominable Buddy Bacon ?

L'intrigue n'est, dans ses grandes lignes, pas plus tarte que dans la moyenne des slashers movies ; malheureusement, comme elle met à peu près 35 minutes à se mettre en place sur un film qui en dure à peine 80, on peut dire que c'est un peu lent et bancal. Malgré ça, les spectateurs patients qui auront survécu à un début poussif pourront être tentés de croire que le film va se révéler plus intéressant que le vieux caca lambda pour bac à 3 € de solderie auquel on peut s'attendre, puisqu'après avoir abusé des clichés du film d'horreur dans sa scène d'ouverture (avec couples d'ados qui se tripotent dans des bagnoles la nuit dans la nature, la scène censée faire sursauter et faire croire que le tueur est déjà là alors que c'est juste le petit copain qui fait une blague...) puis son générique (à base de snuff animalier à la manière des cannibaleries à l'italienne), Maniac semble prendre un tournant un peu original : le tueur fou n'est pas là pour s'en prendre aux jeunes gens pour les punir d'avoir eu envie de s'éclater, sa vraie cible ce sont les magouilleurs qui mettent le brave ouvrier au chômage.

Evénement rarissime chez Prism, le contenu du disque
correspond réellement à ce qu'on voit sur la jaquette !

Hélas, cet espoir sera vite déçu et Maniac s'embourbe à nouveau dans la banalité dont il n'est jamais vraiment sorti. Tout a déjà été vu en mieux dans Massacre à la Tronçonneuse, les victimes pendues à des crocs de boucher et traitées comme de la viande  (même si ici, elles ne sont pas consommées), les décors jonchés d'ossements et de carcasses, il y a même une scène vers la fin qui est visiblement calquée sur celle du film de Tobe Hooper où l'on accorde au grand-père l'honneur d'abattre l'héroïne prisonnière. Aucun des plaisirs coupables de l'amateur d'horreur ne nous sera accordé : les exécutions ne sont pas originales, les effets gores sont bidon, les quelques tentatives d'humour noir tombent presque toutes à plat. L'un des seuls éléments un peu rigolos provient du fait que le personnage de Buddy Bacon s'exprime uniquement par des cris de cochon, que son père semble comprendre parfaitement à la manière de Solo avec Chewbacca, ou des humains avec le clébard dans Lassie. "Qu'est-ce que tu dis, Buddy ? Tu les as tués parce qu'ils embêtaient tes cochons ?" Ouais, bon, c'est pas hilarant non plus mais un peu marrant quand même.

Les meurtres sont fort platement mis en scène,
et les effets sanguinolents guère convaincants.

L'autre source de comique du film n'est à vrai dire susceptible d'amuser que les amateurs les plus acharnés de nanaritude, tout en faisant fuir ou dormir les autres. Maniac est en effet d'une mollesse rare, en partie parce qu'il ne se passe pas grand chose et que le réalisateur meuble donc avec des scènes inutiles pour arriver à 80 minutes, en partie parce que les doubleurs français mettent à peu près autant d'énergie et de conviction dans leurs répliques qu'un Droopy sous anxiolytiques n'en mettrait à annoncer que, vous savez quoi, il est heureux. La prestation du shérif est également à saluer, puisqu'il travaille avec la vivacité d'un vieux Derrick au bout du rouleau. Deux adolescents ont disparu ? Bon ben, il ira jeter un oeil plus tard. Son adjoint disparaît à son tour en enquêtant dessus ? Bah il va aller demander aux gens du bar s'ils l'ont vu et puis si personne l'a vu ben il règlera ça plus tard. Mais attention hein, ce n'est pas parce que le personnage est censé être un shérif véreux/je-m'en-foutiste/paresseux/incompétent comme le chef Wiggum dans Les Simpson hein, c'est juste parce que s'il se décidait trop vite à agir le film serait vite bouclé. Alors il glandouille en attendant son tour d'entrer en scène pour de bon (c'est-à-dire en attendant que presque tous les autres personnages soient morts).

C'est vrai, son adjoint et deux amis de sa fille sont probablement morts
sur les lieux mêmes où elle compte aller s'amuser ce soir,
mais pour le shérif ce n'est pas une raison pour s'en faire et ne pas prendre le temps
de rentrer chez lui savourer un bon Pepsi, l'un des sponsors du film.

Dans le même ordre d'idée, les amis des deux disparus dépassent tout ce que les Scream ont pu parodier dans le genre "comportement absurde de personnages de films d'horreur". Apparemment pas contrariés le moins du monde à l'idée que leurs copains soient peut-être morts, non seulement ils ne s'en inquiètent à aucun moment, mais en plus ils retournent dès le lendemain au dernier endroit où ils les ont vus, et ce n'est même pas pour faire leurs propres recherches, non, c'est juste pour rigoler. Ah ben que voulez-vous ma bonne dame, il faut bien des victimes supplémentaires pour le tueur, alors on ne va pas s'embarrasser avec des réactions crédibles ou des émotions humaines hein, ou bien là aussi le film s'arrêterait à peine après le prologue.

Comme Kane dans See No Evil, Buddy Bacon est un des quelques tueurs ni masqués ni défigurés,
mais histoire de copier encore mieux Massacre à la Tronçonneuse, pour la fameuse scène
avec la fille prisonnière il enfile un nouveau visage exactement comme le fait Leatherface.

Au bout du compte je ne collerais tout de même pas le label "nanar" à la chose. C'est un énième téléfilm d'horreur médiocre et sans grande personnalité, plus ennuyeux qu'autre chose, le genre de merdouille qui passait tous les jeudis en deuxième partie de soirée sur M6 il y a une quinzaine d'années. Mais si, "Les jeudis de l'angoisse", souvenez-vous. C'est sur ce créneau-là aussi qu'ils diffusaient Les Contes de la Crypte d'ailleurs, et à la limite, Maniac aurait sûrement gagné à exister plutôt au format d'un épisode de cette série, en coupant tout le remplissage pour ne garder que les 25 meilleurs minutes, plutôt que de s'étirer sur 1h20. Enfin, ce qui est fait est fait et en l'état on ne peut pas dire que ça vaille ses trois euros.
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Published by Toxic - dans DVDs pas chers
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:11
Aaaaaah, Prism, que ferait l'amateur de films pas chers sans eux, je vous le demande ? Ben pour être honnête, souvent il économiserait ses thunes en ne gâchant pas 3 € dans une de leurs merdes imbitables, c'est vrai, mais parfois, il passerait à côté de petites curiosités. J'hésite à vrai dire à classer le film du jour dans la catégorie merde imbitable ou petite curiosité, mais ne brûlons pas les étapes.

Comme souvent avec cet éditeur, les photos de la jaquette, y compris l'image qui sert d'affiche, proviennent d'un autre film, mais en revanche pour une fois le résumé (mal écrit et bourré de coquilles, naturellement) et la distribution sont les bons, et le titre correspond à peu près à celui de l'oeuvre présente sur le DVD lui-même (qui serait apparemment Deathgame au singulier et en un seul mot mais ne chipotons pas). Le nom de Roger Corman au générique pourra appâter l'amateur de série B, mais Roger Corman, c'est un peu comme Troma, qui à côté de ses quelques films-phares produit quand même quantité de trucs pas terribles ; faut rester méfiant, pas se jeter dessus comme si on venait forcément de débusquer une belle pépite.

Téléfilm au thème vaguement post-apocalyptique, Death Games commence par emprunter aux aventures de Snake Plissken, puisque l'histoire se déroule dans un futur proche où un tremblement de terre a ravagé Los Angeles, dont les habitants les plus riches se sont alors réfugiés sur une île désormais séparée du continent, laissant les pauvres vivre dans les ruines. Un jour, une gosse de riches traînant avec les pauvres disparaît. Un inspecteur de police est donc chargé de la retrouver, et va découvrir par la même occasion que le film pompe aussi Running Man, puisque lui et quelques compagnons d'infortune se retrouveront forcés de participer à un jeu pour leur survie face à des tueurs sanguinaires, pour le bon plaisir de spectateurs en quête de sensations fortes qui parient sur les résultats de cette chasse à l'homme.

L'action se déroule dans un futur proche il y a 6 ans.
La jaquette remet le film à jour en annonçant l'an 2013, la prochaine édition parlera sûrement de 2023.

Tourné sans moyens et ne faisant aucun effort pour le cacher, Death Games utilise les rues banales de Vancouver pour représenter les rues dévastées du LA futuriste (même l'ultra-fauché Android Apocalypse se donnait la peine de montrer un peu de ruines et de désert), un sosie de Deubeuliou au charisme de gant de toilette et déguisé en mix de Rick Deckard et Indiana Jones pour remplacer Kurt Russell et Schwarzenegger, et quelques cascadeurs et inconnus pour meubler le reste du casting. Le scénario a visiblement été écrit en quelques minutes et jamais relu avant d'être approuvé, ce qui donne lieu à quelques moments délicieusement absurdes, comme cette scène où, alors qu'il se trouve sur l'île des riches et qu'il a dû utiliser un taxi pour se déplacer, sa bagnole étant restée sur le continent, notre piteux héros s'apprête à quitter l'île en... allant tout simplement retrouver sa voiture au parking. En fait le réalisateur semble avoir un peu de mal avec la géographie supposée des lieux de l'action, puisqu'à partir de ce moment-là il devient clair que les fameux quartiers dangereux où est allée traîner la jeune fille kidnappée se trouvent sur la même terre que les zones riches alors que ça n'était pas le cas au début du film.

Timothy Bottoms, qui poursuivra sa carrière en incarnant régulièrement George W. Bush,
joue ici le fringuant justicier du futur.

Dans le même genre, le statut du personnage principal semble lui aussi changer mystérieusement en cours de route. Au début c'est un flic, à qui son supérieur confie une enquête. Plus tard, pourtant, alors qu'un suspect insiste pour voir son insigne, il semble bien incapable de lui en montrer un. Puis il ne demande pas de renforts quand il se trouve impliqué dans une fusillade avec les ravisseurs, et lorsqu'il découvre ensuite leur cachette, là aussi il préfère la jouer cowboy solitaire plutôt que d'appeler ses collègues à la rescousse. Et quand enfin il retrouve la fille, il lui annonce que c'est son père qui l'a envoyé la sauver. Alors, je ne sais pas si c'est son look "vieil imper et borsalino" qui a induit le réalisateur en erreur, mais on a bien l'impression que le Deubeuliou est passé d'inspecteur de police à simple détective privé sans la moindre explication.

Un peu de nudité gratuite ne peut pas faire de mal.

Certes, des énormités comme celles-ci ont de quoi intéresser le nanarologue, mais comme la majorité du film n'est que d'une nullité assez banale, les amateurs de très grosse série Z en seront autant pour leurs frais que ceux qui espèrent une chouette petite série B. C'est vrai, les acteurs sont mauvais, le doublage est pourri, le Deubeuliou quadragénaire gringalet n'est pas du tout crédible en bagarreur capable de démolir les brutes épaisses auxquelles il s'oppose, les décors répètent à l'infini les 4 ou 5 mêmes salles et couloirs, le costume du cyborg est minable et c'est à peu près le seul effet spécial du film, la qualité de l'image donne l'impression de regarder une vieille daube du début des années 80 alors que Death Games date de 1996 (une fois de plus, je ne surprendrai personne en disant que le DVD a été réalisé à partir d'une copie VHS pouilleuse), la chanson hard rock qui sert de générique de fin est bien ringarde, mais tout ça mis bout à bout à bout ne fait pas automatiquement un grand moment de "cinéma affligeant mais hilarant" pour reprendre l'expression de François Forestier.

Le chasseur mi-homme mi-robot fait encore plus pouilleux
que le Nebula de Nemesis 2.

Il aurait fallu une meilleur densité en nanardise pour pleinement justifier le claquage de 3 € et d'1h30 de son temps de vie dans Death Games. Malgré un effort pour éviter trop de temps morts dans cette chasse à l'homme, c'est beaucoup trop platement mis en scène et mollement interprété pour qu'on n'ait réellement pas le temps de s'ennuyer, les débilités rigolotes ne surgissant malheureusement pas à un rythme suffisamment soutenu. Si vous pouvez le dénicher à 1 € et que vous êtes vraiment bon public pour les mauvais films, vous trouverez sans nul doute quelques raisons de sourire dans celui-ci, mais ne l'achetez pas plus cher que ça et faites-en plutôt l'apéritif que le clou d'une soirée nanars ou vous risquez d'être déçus.
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Published by Toxic - dans DVDs pas chers
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 09:20

La malédiction qui frappe les rares nouveautés DS de qualité semble se poursuivre puisque, vraisemblablement pour liquider les stocks et faire de la place pour Secret Story : le jeu ou Deviens rappeuse avec Amandine du 38, ouais gros, voilà qu'après une sortie discrète en février ce nouvel épisode d'Age of Empires sur la portable de Nintendo peut déjà se trouver aux alentours de 15 €.

 

Le 1er volet était basé sur The Age of Kings sur PC, celui-ci est adapté d'Age of Mythology mais il s'agit toujours d'une conversion sous forme de jeu au tour par tour du fameux STR d'Ensemble Studios. On y retrouve les trois civilisations du jeu original et la plupart de leurs unités (par contre, les Atlantes et les Titans de l'extension sont malheureusement absents) dans un titre similaire aux Advance Wars et à Battles of Prince of Persia.

 

L'originalité du jeu est, comme son titre l'implique, de mettre en scène diverses mythologies. Parmi les rangs des différentes factions, outre les traditionnels lanciers, cavaliers et archers, on trouvera des héros tels qu'Ulysse, Siegfried ou Ramsès, et des monstres comme le minotaure, le troll ou le sphinx. Les dieux sont également de la partie, et le choix de ceux que l'on vénère détermine les unités et les pouvoirs spéciaux auxquels on a accès. Le système permet ainsi d'apporter de la diversité au sein d'une même civilisation : une armée grecque priant Zeus, Héra, Hermès et Apollon ne ressemblera pas tout à fait à une autre bande d'héllènes au service d'Hadès, Nyx, Héphaïstos et Arès. Ce qui, forcément, favorise la durée de vie du jeu.

 

Les mécanismes de Mythologies seront vite compris par les habitués de ce genre, plutôt bien représenté sur DS, qu'est la stratégie au tour par tour. L'une des principales différences est héritée du STR original, puisqu'ici il faudra construire sa base, accumuler des ressources et développer de nouvelles technologies, mais à part ça, on est en terrain connu. A chaque tour, on peut déplacer chacune de ses unités sur la carte une par une, d'un certain nombre de cases qui dépend du type d'unité et de terrain traversé. Si l'on se retrouve au corps-à-corps ou à portée de tir avec une unité ennemie, on peut engager le combat. Un système de double "papier-pierre-ciseaux" proche de celui de Battles of Prince of Persia est utilisé : les héros battent les monstres, qui battent les humains, qui battent les héros, et l'infanterie légère bat la cavalerie, qui bat l'infanterie lourde, qui bat l'infanterie légère. Ainsi un héros de type "infanterie lourde" part avec un double malus s'il affronte un cavalier humain, mais un double bonus s'il s'en prend à un monstre d'infanterie légère. En apparence, c'est plutôt bien pensé, mais l'équilibrage est malheureusement assez imparfait : quelques unités sont à la limite de l'inutile tandis que d'autres paraissent trop puissantes. Rien de gravissime quand même, mais un peu dommage.

 

Le mode Campagne propose 3 séries de scénarios, un pour chaque civilisation. Le fait de devoir les finir une par une pour les débloquer est un peu frustrant ; la première, celle des Egyptiens, est facile, mais quand j'ai buté sur la dernière mission de la campagne des Grecs, j'aurais apprécié pouvoir la laisser de côté et démarrer celle des Scandinaves histoire de varier un peu avant d'y revenir. A côté de cela, on trouve heureusement des scénarios indépendants et des cartes pour le mode Escarmouche dans lequel on peut choisir soi-même sans containte les différents protagonistes. Il y a également un mode multijoueurs, jouable en "hotseat" sur la même console, ou en réseau local, ou sur le réseau wifi Nintendo.

 

Le multi sur le wifi Nintendo, c'est un peu l'occasion de découvrir à quel point nous sommes tous des êtres uniques et merveilleux tels des flocons de neige dansant dans le vent, puisque quelle que soit l'heure à laquelle on se connecte, il n'y a absolument personne pour jouer. En journée, en soirée, la semaine, le weekend, on se connecte, et on s'aperçoit qu'on est la seule personne sur Terre à avoir eu l'idée de jouer en multi à ce jeu-là, à ce moment-là. Bref comme souvent avec les jeux DS jouables en ligne en dehors de Mario Kart, il faudra  s'échanger les "codes amis" avec d'autres acheteurs pour pouvoir profiter de cette fonctionalité.

 

En solo, le jeu reste plutôt sympa, mais souffre du même défaut que Battles of Prince of Persia : une IA demeurée qui, incapable de battre un humain à la loyale, triche pour rester à niveau (ses ressources semblent inépuisables, ses héros se déplacent parfois deux fois par tour) ou place le joueur dans des situations de départ plus en plus défavorables pour augmenter la difficulté au lieu de se montrer de plus en plus rusée. Plus agaçant, le jeu semble être sorti sans avoir été beaucoup testé au préalable, vu le nombre d'erreurs qui y subsistent. Ce ne sont pas vraiment des bugs, il n'y a rien qui fasse planter une partie ou empêche de jouer, mais on trouvera d'assez nombreux descriptifs erronés, des pouvoirs sans effet... Ca fait un peu foutage de gueule quand même.

 

Malgré ça, AoE: M est loin d'être un mauvais jeu, mais il fait face à une concurrence rude (trouvable dans la même catégorie de prix, en plus) et n'a pas énormément d'atouts dans sa manche. Outre ce côté "fini à la pisse", il lui manque ce petit quelque chose en plus qui lui donnerait de la personnalité. BoPoP n'est pas très réussi, mais il a son système original de cartes à jouer. Advance Wars: Dual Strike utilise réellement les deux écrans, et l'utilisation des pouvoirs des généraux est plus intéressante que celle, assez anecdotique finalement, des pouvoirs divins et héroïque de Mythologies. Le bilan est donc en demi-teinte mais, pour être honnête, le jeu m'a moins déçu que Advance Wars: Dark Conflict et je l'ai trouvé plus plaisant à jouer que Battles of Prince of Persia. Si vous êtes amateur du genre et que vous avez l'impression d'avoir déjà retourné Advance Wars: Dual Strike dans tous les sens, ce Age of Empires: Mythologies devrait quand même vous en donner pour votre argent, mais si vous n'êtes pas un inconditionnel de la stratégie au tour par tour où que vous n'avez pas encore tâté des jeux d'Intelligent Systems, il vaut peut-être mieux commencer par investir 10 € dans un Advance Wars que 15 € dans un Age of Empires.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 08:46
Celui-ci aurait pu s'appeler Chocolate Tycoon, mais visait vraisemblablement un public anglophone féminin qui trouverait beaucoup plus classe de jouer à un truc qui se prononce "chocolatee-ay" en prenant un air distingué, mais c'est bien d'un genre de jeu de gestion qu'il s'agit. Chocolatier n'a pas été testé par grand monde, vu qu'il s'agit d'un titre estampillé PlayFirst, les spécialistes du casual game à la Diner Dash, un genre que même JV.com snobe, c'est dire. Comme le jeu se trouve aujourd'hui pour 3 € et que j'étais en pleine quête (rapport à Prison Tycoon, tout ça, suivez un peu), j'ai quand même eu la curiosité d'accorder une chance au produit.

Chocolatier vous place dans la peau d'un entrepreneur de la fin du XIXème siècle, chargé par une reine déchue de la confiserie, Evangeline Baumeister, de rebâtir un empire chocolatier. Pour cela, il faudra voyager à travers le monde pour remettre la main sur les recettes familiales, dispersées aux quatre vents par la jeune soeur d'Evangeline, et les utiliser pour produire et vendre diverses sortes de chocolats. On démarrera par des tablettes basiques (que le traducteur a appelées "barres", bien joué) pour poursuivre avec des produits de plus en plus élaborés.

Concrètement, c'est une sorte de version simplifiée et pacifique d'un jeu comme Port Royale 2. On va de port en port, on achète des matières premières, on les transforme en produits élaborés, on les revend, et régulièrement il y a une petite mission à accomplir pour un personnage rencontré en route, avec une forte somme d'argent ou de nouvelles recettes en récompense. On peut aussi parier de l'argent dans les troquets, sauf que les développeurs ont dû se dire que même un jeu de cartes tout bête comme celui de PR2 serait trop compliqué à comprendre pour une femme et ont préféré un jeu de hasard, les cons. A part ça, après avoir gagné suffisamment d'argent on pourra commencer à faire rouvrir les vieilles usines Baumeister, et à racheter les boutiques de confiseries dans lesquelles on écoule habituellement sa marchandise. Le but étant à terme de récupérer les 64 recettes et de faire tourner les 6 usines de la famille.

Au début du jeu, seuls quelques ports sont accessibles,
mais on en débloque en cours de partie jusqu'à un total de 14.

Il est rare qu'un jeu dépasse mes attentes mais je dois dire que Chocolatier peut s'en vanter. Enfin, si les objets inanimés pouvaient se vanter de quoi que ce soit, ce qui n'est pas le cas, mais bon, vous voyez ce que je veux dire. Il faut dire que je n'en espérais quasiment rien, donc forcément, il lui suffisait d'être un peu mieux que complètement nul pour avoir presque l'air d'une bonne surprise. Les premiers pas dans le jeu sont encourageants : c'est moins laid que Cinema Empire, les mécanismes sont faciles à comprendre sans paraître excessivement simplistes, on obtient régulièrement des recettes supplémentaires et de nouvelles quêtes qui du coup donnent l'impression qu'on ne fait pas tout le temps la même chose (puisqu'il faut partir chercher de nouveaux ingrédients ou débusquer de nouveaux personnages), la préparation des chocolats elle-même donne lieu à un mini-jeu de rapidité qui brise le train-train des allers-retours d'un port à l'autre... Des événements aléatoires font fluctuer le prix des matières premières et des produits finis, on peut marchander avec les autochtones pour obtenir de meilleurs tarifs, et on ne doit pas attendre 4 heures de jeu avant d'avoir accumulé assez de sous pour faire autre chose que préparer la tablette de base dans son usine de base, on a rapidement la liberté de varier ses produits et d'étendre son entreprise. Bref, pas un mauvais départ.

Le chocolat se fabrique en shootant les bons ingrédients
dans les bons emplacements le plus rapidement possible.

Mais il ne faut pas rêver non plus : Chocolatier n'est pas pour autant un vrai bon jeu à recommander sans réserve. Déjà parce qu'assez vite, un défaut récurrent des jeux de gestion pointe son nez : comme il y a finalement assez peu de choses différentes à faire, la routine s'installe. En plus le mini-jeu est rapidement casse-burnes, vu qu'il faut le refaire à chaque fois qu'on décide d'utiliser une recette différente et qu'il ne requiert pas vraiment d'adresse particulière ni de réflexion. Et comme il n'y a aucune concurrence et que le prix des chocolats est toujours (ou presque toujours) très largement supérieur aux prix des ingrédients, même en ne faisant pas trop attention à n'acheter que là où c'est le moins cher et vendre là où c'est le plus recherché, on se retrouve sans effort à la tête d'une confortable fortune et de toutes les usines alors qu'on n'a récupéré qu'environ la moitié des recettes. Une facilité qui rend donc le jeu d'autant plus fastidieux puisqu'elle donne l'impression de ne plus rien avoir à accomplir de vraiment important alors que la quête principale est encore bien loin d'être terminée.

Encore plus rusé qu'El Gringo, j'ai pu embobiner ce brave marchand sud-américain
rien qu'en lui parlant du beau temps !

A cela s'ajoutent des défauts vraiment pénibles et plutôt imputables à la paresse et au manque de réflexion des développeurs plus qu'au genre lui-même. Par exemple, lorsque vous arrivez sur un écran de port, les bâtiments visitables clignotent une seconde, puis redeviennent anonymes. Il faut faire glisser la souris dessus pour que leur nom apparaisse à nouveau et qu'on sache qu'on peut cliquer dessus. C'est pas trop grave pour les usines et les marchés, facilement reconnaissables, mais les magasins de bonbons où les bars se fondent dans le décor, et ne parlons même pas de certains éléments de 3ème plan qui peuvent facilement passer pour de simples décorations alors qu'il s'agit de lieux importants. Certes, on finit par se familiariser à force de constamment devoir revenir partout, mais c'est quand même chiant, de simples enseignes n'auraient pas été du luxe. Bien pire, on ne peut contrôler une usine qu'en y allant en personne. Le jeu se déroule apparemment dans un monde parallèle où le télégraphe n'a pas été inventé. Si une usine produit un chocolat à base de trois ingrédients et que l'un des trois vient à manquer, impossible de faire changer la recette à distance pour qu'elle produise un chocolat plus simple avec seulement deux ingrédients le temps d'avoir racheté le troisième. Si l'on est à Rio pendant que l'usine de San Francisco manque de café, ça va, il suffit de racheter du café sur place, mais si l'on se trouve à Londres, l'usine ne va plus rien produire pendant les semaines que prendra le voyage pour aller acheter du café à Rio ou changer de recette à San Francisco... Tout ça alors que les matières première, en revanche, sont acheminées instantanément, dès l'achat, partout où l'on en a besoin. Une fantaisie qu'on excusera par la nécessité de simplifier la gestion des stocks pour le grand public, certes, mais qui entraîne un autre souci : que les usines épuisent pour une vieille recette les marchandises que l'on destinait à une nouvelle avant que l'on ait pu leur faire modifier leur production. Pour finir, le temps ne s'écoule que lorsqu'on voyage. S'il faut trois semaines à une usine pour honorer la commande d'un client et qu'on n'a rien de particulier à faire pendant ces trois semaines, il faudra quand même voyager pour qu'elles passent. Malgré le prix des voyages, c'est pas trop grave vu que l'argent n'est rapidement plus un problème, mais ça reste débile de ne pas avoir ajouter une simple fonction "avancer d'une semaine".

Quand ils n'ont pas de missions à donner, les PNJ ont quand même
des sujets de conversation absolument passionnants.

En plus d'être facile et répétitif, le jeu est donc sacrément mal pensé sur plusieurs points. Mais je le redis, je m'attendais à bien pire ; il a quand même le mérite d'être moins con et raté que je ne le craignais. C'est largement moins naze que Prison Tycoon, et malgré l'absence de véritable difficulté ça n'est pas un jeu qu'on peut laisser en pilote automatique comme Tycoon City New York, il faut participer activement. Un joueur chevronné en quête d'un jeu de gestion un peu costaud s'ennuiera au bout d'une heure ou deux (voire une demi-heure) et n'aura donc pas forcément l'impression de rentabiliser ses 3 €, mais à vrai dire je peux imaginer qu'un non-joueur  ou un débutant en la matière accroche bien malgré les défauts (alors que je n'en dirais pas autant de ce putain de Prison Tycoon). Bref ça peut faire un passe-temps pas trop mauvais pour votre mère si elle se lasse du Solitaire, C'est pas grand'chose mais à ce prix-là on ne peut hélas pas espérer Fallout à tous les coups.
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Published by Toxic - dans Test (PC)
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 09:38
Si le blog des jeux vidéos insolites ne semble malheureusement plus actif, vous savez que vous pouvez quand même toujours compter sur le mien pour vous parler de machins bizarres et méconnus. Aujourd'hui, j'avais décidé d'accorder une seconde chance aux créateurs du doûteux Zombie Hunters en m'intéressant à une autre de leurs productions, Demolition Girl, un titre que vous avez peut-être vu à une époque dans les sections "bonnes affaires" des supermarchés et dont les quelques exemplaires qui n'ont pas fini au rebut hantent aujourd'hui les bacs d'occaz et les échoppes de type Cash Express.

Je l'ai peut-être déjà dit à l'époque de mon test de I Was and Atomic Mutant!, mais je le redis : les monstres géants me fascinent. Je ne sais pas exactement à quoi c'est dû, j'ai probablement été particulièrement marqué par le cyclope de Ray Harryhausen dans Le Septième voyage de Sinbad, qu'on nous passait souvent à l'école en fin d'année quand j'étais petit. Je suppose que ça ne se fait plus de nos jours, les enfants doivent trouver ça ringard quand il n'y a pas d'images de synthèse, mais je suppose aussi que les instituteurs de maintenant savent utiliser un lecteur DVD, pas comme à notre époque où il fallait 20 minutes pour qu'ils réussissent à lancer une bête cassette VHS sur un magnétoscope.

Enfin tout ça pour dire que malgré sa provenance qui laissait augurer du pire, j'ai abordé le jeu avec indulgence. Pourtant, dès sa sortie du boîtier, le jeu prend un mauvais démarrage : tout comme Zombie Hunters, c'est l'un de ces disques bleus qui ont beaucoup de mal à se lancer sur la console, puis quand enfin le jeu démarre, il apparaît rapidement que le budget et le soin accordés à sa réalisation peuvent faire passer certaines productions des pays de l'Est pour des entreprises pharaoniques à la Yakuza. La scène d'introduction est entièrement en images fixes, sans voix, sans musique. Il y a des coquilles dans les textes, des majuscules oubliées dans les menus. Dans ces conditions, on revoir forcément tout espoir à la baisse.

L'histoire est celle d'un mannequin pour maillots de bain, Riho Futaba, qui lors d'une séance photo sur une plage d'Okinawa, est empoisonnée par une étrange créature, sorte de vilain crabe-méduse de l'espace, et se réveille aussi grande que Godzilla. Face à cette apparition, les autorités sont immédiatement sur le pied de guerre, mais elles souhaitent à la fois limiter les dégâts causés par la géante, et ne pas lui faire de mal, car il ne s'agit après tout que d'une innocente demoiselle (et accessoirement, d'une célébrité). Dans la peau d'un pilote de la Garde nationale, le joueur devra effectuer 6 missions pour juguler et protéger le charmant "monstre".

Contrairement à son prédécesseur donc, Demolition Girl évoque plutôt de gentillettes couillonnades cinématographiques qu'une perversion de malade mental, et c'est tant mieux. Est-ce pour autant un meilleur jeu ? Un petit peu, mais pas beaucoup. Concrètement, ça consiste à piloter 3 engins différents (hélicoptère, avion de chasse, tank) dans des décors que la donzelle géante est en train de démolir, et le plus souvent à viser différentes parties de son corps avec divers types d'armements dans le temps imparti. Ainsi, au 1er niveau l'hélicoptère est équipé d'un rayon-scanner et il faut l'utiliser pour prendre les mensurations de la fille et confirmer qu'il s'agit bien de Riho. Au 2ème, il faut l'anesthésier avec des seringues hypodermiques géantes qu'on logera successivement dans ses fesses, ses seins, ses jambes... Pour varier un peu, parfois il faut se battre contre des ovnis (ce sont de méchants aliens qui ont causé la mutation).

Raconté comme ça, ça peut paraître un peu original et/ou rigolo, mais concrètement, c'est une fois de plus à un jeu bien raté qu'on a affaire. Pour l'aspect comique, déjà, c'est vite vu : de temps en temps, la fille prend des postures "coquines" absolument grotesques qui peuvent prêter à sourire. Voilà, c'est tout. L'incongruité d'un monstre-mannequin en bikini n'est pas plus exploitée que ça. Sur le plan technique, on est dans le minimalisme absolu : les graphismes sont d'une grande pauvreté, la même musique naze se répète inlassablement à chaque mission, les bruitages sont bidons, l'ambiance apocalyptique d'une attaque de créature géante n'est pas du tout au rendez-vous... Le gameplay, enfin, n'est vraiment pas brillant. C'est répétitif, la maniabilité des engins laisse franchement à désirer, et il n'y a rien d'autre à faire que shooter la fille (ou les aliens) à répétition à chaque niveau, ce qui se révèle fort peu divertissant quand on est aux commandes d'une brique. Ajoutons que seuls les ennemis peuvent vous endommager, les collisions avec le décor étant sans autre effet que de bloquer votre chemin ; que le comportement erratique de la fille rend vaine toute velléité d'élaborer une stratégie d'attaque ; que vous pouvez laisser Riho détruire autant d'immeubles qu'elle veut sans que cela ait le moindre impact sur la réussite d'une mission... Autant d'éléments qui trahissent l'extrême paresse des développeurs qui ont probablement bâclé tout ça en quelques jours à peine.

On a beau savoir qu'il ne faudra pas espérer un chef-d'oeuvre quand on achète un jeu comme ça, malheureusement même en temps que "petit jeu étonnant en gamme budget pour s'amuser le temps de quelques parties", Demolition Girl ne tient pas du tout la route. C'est très court et pas franchement divertissant parce que c'est vraiment mal foutu et plutôt mou. Que vous soyez en quête d'un jeu de shoot, d'un truc un peu polisson avec des filles en petite tenue, ou de monstres géants, la PS2 a mieux à vous offrir, y compris en gamme budget. Pas forcément quelque chose qui réunisse les 3 en 1, c'est vrai, mais qui a absolument besoin des trois d'un coup ? Bref, à moins de collectionner les curiosité dans le seul but de les posséder mais pas d'y jouer, ne vous encombrez pas de Demolition Girl.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 09:11
Je ne sais pas si vous avez vu 40 ans, toujours puceau, mais si ce n'est pas le cas, c'est un tort, et arrêtez tout de suite de lire cet article pour vous procurer le DVD et vous le passer. Ensuite revenez lire ici quand même parce que bon mes statistiques ont déjà assez chuté comme ça ces derniers temps alors quoi, merde à la fin. Vous faites pas ma pub auprès de tous vos potes, bande de bâtards, ou quoi ? Bref, maintenant que vous avez vu 40 ans, toujours puceau donc, vous vous souvenez peut-être de la scène où le personnage joué par Seth Rogen raconte aux autres qu'il est allé à Tijuana, et qu'avec ses potes, ils sont allés voir un spectacle où une femme baisait avec un cheval. Et il explique comment, sur le moment, l'idée leur paraissait intéressante, ils pensaient vraiment que ça allait être cool, mais qu'au bout du compte, ben, c'était juste une nana en train de baiser un cheval et que finalement ça n'avait rien de particulièrement rigolo.

The Creeps, c'est un peu comme un spectacle de femme baisant avec un cheval à Tijuana. On lit le résumé, on se dit, putain, ça va être un nanar trop marrant, et en définitive, c'est juste une fille qui se tape un canasson. Enfin pas littéralement, mais vous voyez ce que je veux dire. C'est comme Des serpents dans l'avion, si vous voulez. Sur le papier, l'idée de départ paraît tellement débile qu'on pense que ça peut être grandiose dans sa débilité, et au bout du compte, ça ne tient pas ses promesses, on a bien ce que le titre implique pourtant, à savoir des serpents dans un avion, mais rien d'autre, pas la touche de génie nanaresque qu'on aurait aimée. Putain finalement l'analogie avec Des serpents dans l'avion était bien mieux que cette histoire de zoophilie équestre au Mexique, j'aurais pu m'épargner un paragraphe en la trouvant plus tôt. Je vous le laisse quand même dans la version finale de l'article, parce que maintenant qu'il est écrit, faut pas gâcher.

Bon, donc, sur le papier, The Creeps c'est une idée forte, du "high concept" comme on dit en langage cinématographique professionnel : on réunit en un seul film les plus célèbres monstres libres de droits, Dracula, la créature de Frankenstein, le Loup-Garou, la Momie (idée pompée et gâchée par  Van Helsing, d'ailleurs, mais qui avait déjà été utilisée avant dans un autre film dont le titre m'échappe) et comme si ça ne suffisait pas, on y ajoute la petite touche de portnawak qui tue, tenez-vous bien : ce sont des nains. Je répète : Dracula. La Créature de Frankenstein. Le Loup-Garou. La Momie. Tous dans le même film. Tous joués par des nains. Bordel, si ça c'est pas du high concept qui déchire les gars, c'est que vous êtes vraiment des blasés.

La fine équipe au grand complet. Enfin, plutôt au petit complet, ha ha ha.

Le point de départ du scénario est gentiment tordu : un savant fou a inventé une machine qui permet d'amener à la vie des personnages imaginaires, mais pour cela, il a besoin des manuscrits originaux racontant leurs aventures. Coup de bol, il est justement installé près d'une bibliothèque qui conserve les deux ouvrages nécessaires à la finalisation de son plan, le Frankenstein de Shelley et
Dracula de Stoker. Il subtilise le premier par la ruse, mais la jeune et jolie bibliothécaire s'en aperçoit et met un détective privé à ses trousses pour le retrouver. Elle tente de l'arrêter elle-même lorsqu'il revient pour dérober le manuscrit de Bram Stoker, mais l'odieux savant la capture pour accomplir le sacrifice humain nécessaire à la réussite de l'entreprise. Mais l'expérience tourne court grâce à l'intervention du détective, et c'est donc sous forme de nains qu'apparaissent les créatures que le méchant comptait utiliser comme hommes de main pour asservir le monde. Dracula et ses compagnons d'infortune ne sont pas ravis de leur miniaturisation, et vont pousser le professeur à chercher une nouvelle victime pour un sacrifice dans l'espoir de retrouver leur taille normale.

Le film dépeint l'univers des bibliothèques de façon très réaliste,
puisque l'employée est une charmante jeune fille en décolleté
tandis que sa supérieure est une effrayante lesbienne revêche.
Ouais désolé pour les habitués du site, c'est une private joke pour mes collègues là.

Réalisé par Charles Band pour sa firme Full Moon Features (dont l'ambition semble être de passer pour le Troma de la côte Ouest), The Creeps n'en donne malheureusement pas pour son argent à l'amateur de débilités cinématographiques. Extrêmement paresseux, manquant cruellement d'imagination, le film donne l'impression de ne pas trop savoir ce qu'il veut être, une honnête petite série B horrifique, une comédie fantastique, un "nanar volontaire"... La mise en place est longue, les monstres n'entrant en action qu'à la moitié du film, le scénario a apparemment été torché en 10 minutes par quelqu'un qui n'en avait rien à battre, les acteurs jouent faux et semblent improviser leurs dialogues les trois quarts du temps, on a largement le temps de s'ennuyer alors que ça dure à peine 75 minutes.

Le maquillage du loup-garou ressemble à s'y méprendre
à celui de Bubs dans Sur Ecoute.

Bie sûr, on sait bien que quand on se met devant un film basé sur une idée aussi couillonne que "des monstres célèbres joués par des nains", ce n'est pas la peine de s'attendre à un chef-d'oeuvre du Septième art. Mais il est raisonnable d'espérer qu'au moins cette idée crétine va être exploitée. Or les fameux monstres nains qui servent d'argument de vente à The Creeps sont en fait quasiment relégués à l'état de simples figurants dont les quelques apparitions ne sont ni comiques ni effrayantes. Les maquillages sont pas mal, pourtant, et l'acteur qui interprète Dracula (Phil Fondacaro, si vous avez revu Willow récemment vous le reconnaîtrez peut-être comme Vohnkar, le guerrier du trio de hobbits) joue son rôle avec conviction, mais c'est loin d'être suffisant. Ils ne font rien de spécial, repartent comme ils sont venus. N'espérez pas le moindre gag de type "Dracula essaie de sucer le sang d'une victime mais, ne parvenant pas à atteindre le cou, doit lui mordre le mollet". N'espérez pas que Dracula morde qui que ce soit en fait. Ni qu'aucun des monstres ne fasse quoi que ce soit qui le rapproche un peu de sa version "grand format". En fait on aurait pu avoir à peu près le même film avec des monstres non-nains, ou des nains non-monstrueux.

Le réalisateur tourne souvent avec les mêmes personnes,
ça doit être plus facile de convaincre une actrice qu'on connaît déjà bien
de tourner une scène à poil dans laquelle elle va se faire tripoter
par quatre nains en costumes d'Halloween.

Peut-être qu'il n'y avait rien de mieux à faire, d'ailleurs. Peut-être que le concept pouet-pouet du film n'est amusant que sur le papier, en définitive, comme pour le cheval à Tijuana. Je ne sais pas. En tout cas, Charles Band n'a clairement pas su quoi en faire, le gâchis est encore plus flagrant que celui de Sue Price dans Nemesis 2. Il n'y a qu'à voir comment leur arrivée dans le film est mise en scène de manière totalement plate, genre "bon ben voilà, vous les avez voulus, ils sont là. On passe à la suite ?" ; certes, c'est pas comme si c'était censé être une grosse surprise pour le spectateur qui a priori sait déjà à quoi s'attendre, mais malgré ça un petit effort pour donner un côté un peu plus spectaculaire et mémorable à leur première apparition à l'écran n'aurait pas été de trop. Et la suite est à l'avenant. Peu d'action, pour ne pas dire pas du tout. Pas de gags, ou alors sans les nains. Pas de tueries. Surtout du blabla pas très intéressant et mal joué.

Le détective privé/gérant de vidéoclub est joué par une sorte de sous-Bruce Campbell miteux
et le réalisateur a apparemment décidé que ses chamailleries pas drôles avec la petite bibliothécaire
étaient plus intéressantes à filmer que les monstres nains avec qui il a appâté le chaland.

La déception est donc de taille (ho ho ho), ça n'est ni un bonne comédie d'horreur à la Chucky ni quoi que ce soit d'un peu divertissant. On sourira peut-être deux ou trois fois si l'on est très indulgent,  par exemple devant le fait que l'actrice principale soit si mauvaise qu'on a l'impression qu'elle se force, ou devant une scène totalement incongrue où la directrice de la bibliothèque "s'amuse" avec le manuscrit original de Jane Eyre. Quand on pense que le distributeur, Elephant Vidéo, se permet de vendre ça assez cher pour ce que c'est à cause du boîtier en métal, ça fait vraiment bien peu pour justifier la dépense.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:22
Bien qu'auréolé de sa glorieuse mention spéciale du jury du Festival du Jeu Vidéo, vous savez cette convention de joueurs de World of Warcraft où les gens se piétinent pour des posters gratuits, Lettriq a probablement fait un bide vu qu'on le trouve désormais autour de 6 € après un passage aussi bref que discret en magasins à sa sortie et qu'il me semble que son jeune développeur, Vocabelum, a déjà mis la clé sous la porte. Après avoir calculé l'âge de votre cerveau grâce au Dr Kawashima et son poids grâce au Dr Lobe, vous êtes ici invité à évaluer votre "QIL", votre quotient intellectuel lettrique, c'est-à-dire en gros si vous êtes mûr pour aller jouer à Des chiffres et des lettres ou pas. Mais surtout pour la partie "lettres" en fait.

Lettriq est une sorte de mélange entre le Scrabble et un Tetris-like. L'écran se remplit progressivement de lettres et il faut les faire disparaître en les utilisant pour former des mots. Pour ça, pas besoin qu'elles se touchent ou s'alignent, il suffit de piocher une par une dans le bon ordre celles qui vous plaisent à l'aide du stylet. A intervalles réguliers, de nouvelles lignes de lettres apparaissent, et une fois que l'écran est plein, c'est perdu ; il faut donc se dépêcher d'enchaîner les mots. Chacun rapporte un nombre de points plus ou moins important selon la quantité et la rareté des lettres utilisées ; ainsi "xylophones" assurera un plus gros score que "caca", mais "sodomiserais" rapporte encore plus que "xylophones". De temps en temps, la partie s'interrompt et une épreuve bonus permet de remporter jusqu'à deux jokers, utilisables pour remplacer n'importe quelle lettre. Ces mini-jeux, assez courts, sont des variations autour du principe de base, dans lesquels il faudra n'utiliser que des lettres de la même couleur en respectant une consigne donnée (faire un mot d'au moins 5 lettres commençant par un T, former 4 mots de 3 lettres pour vider l'écran...). Après le Game Over, divers facteurs comme l'âge du joueur, le nombre de mots formés, le score réalisé seront utilisés pour calculer le fameux QIL.

Et voilà, c'est tout. Tout le jeu est résumé dans le paragraphe qui précède. Il  y a un mode deux joueurs en réseau local où celui qui fait les meilleurs mots enverra des consonnes supplémentaires à l'autre pour le faire chier, il y a un mode entraînement qui permet d'enchaîner les mini-jeux, mais c'est tout. Il n'y a pas d'autres épreuves. Il n'y a pas de statistiques conservées en mémoire avec des graphiques et tout le bordel pour suivre l'évolution de ses résultats comme dans le Programme d'Entraînement Cérébral Nani Nanère ; le meilleur score est conservé pour pouvoir y comparer ses résultats suivants, de même que la liste des meilleurs mots formés, pour se rappeler que "enculeras" ou "tapineuses" rapportent pas mal, mais finalement moins que "pharmacien" ou "livraisons". Je signale au passage qu'à défaut d'avoir un contenu très développé, le jeu bénéficie d'un vocabulaire très riche (et fleuri), même s'il on est parfois étonné de se voir refuser un mot comme "chieuse" ou "reubeu".

Ce n'est pas le jeu du siècle. Ca m'aurait fait chier de le payer 40 ou 30 €. J'aurais même peut-être regretté mon achat si je l'avais eu à 20, voire 15 euros. C'est clairement une production à tout petit budget, et un jeu auquel on ne jouera que par petites sessions. On ne passera pas de nuits blanches dessus, et même pour un long trajet en métro ça risque d'être un peu juste. Finalement, même si ça n'est pas réellement un "entraîneur cérébral", c'est un jeu auquel on jouera comme à Kawashima : un quart d'heure tous les jours et basta. Néanmoins, même moi qui ne suis pas fan de jeu de lettres à la base (je déteste le Scrabble par exemple) je dois avouer que je le trouve bien foutu et plaisant à jouer malgré ses limites. Bref, à 6 € c'est une bonne affaire et un titre que vous pouvez ajouter sans hésiter à votre ludothèque DS à moins d'être totalement réfractaire au genre.
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:39
The Wrestler a fait un peu parler de lui il y a quelques mois, encore qu'en France pas tant que ça, mais en dehors de ça on ne peut pas dire que le catch ait inspiré beaucoup de bons films, à part des documentaires. Quand on y réfléchit, le catch n'a d'ailleurs pas inspiré beaucoup de films de fiction, bons ou mauvais, comparé à la boxe par exemple. Du coup, le fan de la discipline sera toujours curieux à chaque nouvelle sortie. Et à vrai dire, sur le papier Super Nacho avait de quoi séduire, puisqu'il proposait la rencontre entre le monde pittoresque de la lucha libre, le catch mexicain, et une indéniable nature comique, l'acteur Jack Black.

Plutôt fan du gros chanteur du tandem Tenacious D, je m'attendais à un bon moment de rigolade avec cette nouvelle adaptation libre (après L'Homme au masque d'or, film français avec Jean Reno) de l'histoire vraie de Fray Tormenta, ce curé mexicain qui catchait sous un masque pour gagner de quoi nourrir les enfants de son orphelinat. Maintenant que j'ai pu constater le "talent" du réalisateur mormon Jared Hess, j'avoue que je ne regrette pas que son premier film, Napoleon Dynamite, n'ait jamais été distribué en France, et que je crains un peu que Jemaine Clements, la moitié du groupe néo-zélandais Flight of the Conchords, ne se soit gravement fourvoyé dans un film de merde en tournant Gentlemen Broncos sous sa direction mais on verra bien.

En attendant donc, penchons-nous sur le cas de Super Nacho, disponible en DVD pour une dizaine d'euros après une sortie discrète dans une poignée de salles parisiennes il y a 3 ans. Jack Black y campe Ignacio, un jeune homme qui rêvait de devenir luchador et a été puni pour ça par les moines de son orphelinat, qui l'ont contraint à devenir cuisinier pour le détourner de sa passion jugée trop violente. Malheureusement, la paroisse est sans le sou et Ignacio doit servir à tous les repas des tortillas chips défraîchies qu'une bonne âme abandonne pour lui dans une ruelle.

Le film s'ouvre bien entendu sur un générique stylé typique des comédies "indépendantes"
un peu trop précieuses et mignonnes à la
Juno.

Et voilà qu'un jour, un vagabond teigneux l'agresse pour lui dérober son sac de chips. Impressionné par les qualités physiques du malandrin, Ignacio décide de faire équipe avec lui dans des matchs de catch à quatre. Son maigrichon compagnon adopte le nom d'Esqueleto, tandis qu'il dissimule son identité sous un masque et se fait appeler Nacho pour ne pas que les gens de l'orphelinat le reconnaissent. Les défaites s'enchaînent pour l'improbable duo, mais les peomoteurs les paient quand même, ce qui les incite à persévérer. Ignacio parviendra-t-il à protéger son secret pour éviter que les moines lui interdisent de remonter sur le ring ? Lui et son compère gagneront-ils le droit d'affronter le champion local, le cruel Ramses, pour remporter la cagnotte de 10.000 pesos et sauver l'orphelinat de la ruine ? Combien de gags à base de pets le réalisateur va-t-il parvenir à caser au cours des 90 minutes de cette laborieuse comédie pour enfants ?

Les séquences de lucha bénéficient de la présence de vrais catcheurs
comme ici Silver King dans le rôle de Ramses.

Je pourrais faire mon gros wrestling nerd et vous expliquer rageusement, avec force détails, à quel point Super Nacho est clairement l'oeuvre de quelqu'un qui ne connaît absolument rien au catch et ne porte à la lucha libre qu'un intérêt tout superficiel d'intello condescendant qui trouve ça délicieusement kitsch. Cela dit, à bien y réfléchir je ne crois pas que ce soit réellement pour cette raison que c'est un mauvais film, donc je laisse carrément tomber cet aspect. Non, le gros problème de Super Nacho, c'est que c'est censé être une comédie et que ça n'est absolument pas drôle.

A plusieurs reprises les adversaires de Nacho tentent de lui ôter son masque en plein match,
chose que même les "méchants" ne font jamais dans la vraie lucha libre.

Je ne peux pas dire que j'aie adoré Bienvenue chez les ch'tis. Mais je dois avouer, quelques gags m'ont fait rire. Vous avez des gens par contre qui se retiendront de rire pendant tout le film pour pouvoir ensuite déclarer fièrement qu'ils l'ont haï de A à Z, parce qu'avoir ne serait-ce que souri à un seul gag d'une comédie populaire comme ça, c'est la rchuma. Et si je vous parle de ça c'est pour vous dire que ce n'était pas du tout dans cet état d'esprit que j'étais en commençant le visionnage de Super Nacho ; je n'avais aucun a priori négatif vis-à-vis du film et j'avais envie de rire un bon coup. Après quelques minutes je n'avais toujours pas ri mais je me disais encore que c'était peut-être simplement que le démarrage était un peu lent, le temps de planter l'ambiance, les personnages, que ça allait décoller ensuite. Mais alors que les saynètes poussives défilaient les unes après les autres, il a fallu finir par se rendre à l'évidence : le film était bien parti pour ne pas me faire rire une seule fois. Et effectivement, jusqu'au générique de fin je n'ai malheureusement pas eu à me retenir pour ne pas desserrer les dents du tout, si ce n'est pour bâiller d'ennui.

Ouaf ouaf il lui badigeonne du caca sur la figure, qu'est-ce qu'on rigole.

Les principaux responsables de cet énorme ratage sont évidemment ses auteurs. C'est vrai que c'est une production Nickelodeon, donc avant tout destinée aux gosses, même si en France elle n'est pas vraiment vendue comme telle, mais quand même. Je ne crois pas que le public de Bob l'Eponge soit incapable d'apprécier autre chose que les tentatives d'humour les plus simplettes possibles. Or Jerusha et Jared Hess ne nous proposent malheureusement que ça. Oh la la, comme il est maigre celui-là, c'est drôle, quel gag ! Et celle-ci, elle est grosse dis donc, c'est drôle aussi, encore un bon gag ! Et dans le catch mexicain, y a des nains, c'est pas le gag du siècle ça, des nains ? Non, même pas, puisque le gag du siècle, c'est à chaque fois qu'un personnage lâche un prout bien sûr ! Ah la la, ça va loller dans les chaumières ma bonne dame avec de l'humour surpuissant comme ça. Evidemment pour des gosses de 6-8 ans, ça passera, mais au-delà, mieux vaudra un bon Pixar, ou même les moins bons Pixar, ou même les moins bons films de Dreamworks Animation.

Hi hi la bouffe que prépare Ignacio ressemble à de la morve, et le spectateur est morve de rire.

Pour un adulte s'étant laissé piéger, qui regardera le film en pensant avoir affaire au genre de comédie dont Jack Black est coutumier, ce sera encore pire. Et là, je dois le dire, le couple Hess n'est pas seul à blâmer, je pense. Une partie de la faute en incombe à Jack Black lui-même, pour avoir pensé qu'un faux accent mexicain, des grimaces et un maximum de cabotinage parviendraient à faire rire quand même en dépit de dialogues et de situations pas drôles. Certes, à peu près tout le reste du casting est au diapason, que ce soit Héctor Jiménez (le type qui joue Esqueleto, prochainement à l'affiche de Sin Nombre) ou Peter Stormare dans une apparition aussi brève qu'inutile, mais il reste le plus gros fautif, pour avoir cru qu'il pourrait porter sur ses épaules un truc aussi mauvais.

Si notre Smaïn national a bien prouvé une chose, c'est que quand on a des répliques
pas drôles à débiter, il n'y a rien de tel que de grosses mimiques bien appuyées pour les souligner.

Le film et ses acteurs n'en finissent plus de s'enliser (ça ne dure qu'une heure et demie et on a quand même l'impression que ça traîne en longueur en multipliant les séquences inutiles) et en l'absence totale de gags valables ça n'est malheureusement pas l'intrigue bateau et cousue de fil blanc qui aidera à accrocher. Pas marrant, pas charmant, pas touchant, ce triste navet n'a quasiment aucune chance de séduire ni un fan de catch ni un fan de son acteur principal.
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