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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:05
Fire Emblem Shadow DragonLa DS n'a pas encore eu son vrai Heroes of Might & Magic, et c'est bien dommage, mais en attendant, il faut reconnaître qu'en matière de stratégie au tour par tour, c'est un peu LA machine indispensable aux fans. Entre les vieux titres GBA (y compris les moins connus, comme Rebelstar: Tactical Command), les Advance Wars, les Age of Empires, on est presque aussi bien servis qu'en jeux débiles pour fillettes. Mais il faut croire que le public est rarement au rendez-vous, puisqu'à chaque fois, les jeux sont dans un premier temps mal distribués, puis dans un deuxième temps écoulés à vil prix. Fire Emblem: Shadow Dragon n'a pas failli à la règle, et c'est donc pour le prix d'un coca payé à ce cher Raphi le Sobre dans un rade douteux que j'ai pu me le procurer après ne l'avoir pour ainsi dire jamais vu en magasins.

La série des Fire Emblem est ce qu'on appelle du "tactical RPG" ; c'est avant tout un jeu de stratégie, mais ici les unités ne sont pas des soldats anonymes, chaque unité est un personnage dont les statistiques augmenteront au fil des victoires (sans que le joueur puisse choisir quelles compétences améliorer, évidemment, dans la grande tradition des RPG japonais), qui pourra acquérir de meilleures armes et évoluer vers une nouvelle classe de combattant après avoir franchi un certain niveau.

Cet épisode est un remake du tout premier de la série, jamais sorti en France sur NES. Le scénario, assez bateau, est comme d'habitude l'histoire d'un méchant seigneur qui blabla et face auquel un jeune prince héroïque blablabla prophétie blablabla épée légendaire blablabla dragon blablabla pendant 1000 ans. On contrôle le prince et ses fidèles guerriers et il faudra libérer le monde à la force des armes. Avant chaque mission, on sélectionne ses unités, on les équipe, on choisit leur positionnement sur la carte, le tout en respectant les limites imposées par le jeu (on ne peut pas se placer n'importe où, on ne peut généralement pas prendre plus d'une quinzaine de combattants par niveau). Une fois lancé sur la carte, il faudra se frayer un chemin jusqu'à une certaine case gardée par le boss du niveau, en éliminant les unités adverses. Les combats sont influencés par un système "papier-ciseau-pierre" dans lequel l'épée bat la hache, qui bat la lance, qui bat l'épée, et chaque type de soldat présente ses avantages et ses inconvénients : les unités volantes sont rapides mais très vulnérables face aux archers, eux-mêmes inutiles au corps-à-corps ; les lanciers cuirassés encaissent très bien les coups mais se déplacent lentement ; les magiciens ont des sorts puissants mais généralement peu de points de vie ; les balistes causes des dégâts énormes mais sont très imprécises, les prêtres sont indispensables pour restaurer les points de vie des blessés mais ne peuvent se battre, etc.

Contrairement aux autres séries de ce type, ici il n'est pas possible d'entraîner de nouvelles unités pendant une mission, mais sur presque chaque carte, il y aura un ou plusieurs nouveaux personnages à recruter. Certains se joignent spontanément au groupe, d'autres sont à débusquer dans les maisons et forteresses qui jalonnent la carte, d'autres enfin font à l'origine partie de l'armée adverse mais pourront être "retournés" en envoyant la bonne personne leur parler au lieu d'engager les hostilités. Une autre particularité de la série est que, lorsque les points de vie d'une unité tombe à zéro, elle est définitivement éliminée du jeu. Pas de résurrection à la mission suivante, pas de soin à prodiguer pendant le combat, c'est fini. Ce qui signifie au passage que si c'est le prince qui casse sa pipe, c'est le Game Over. A partir du niveau 10 et à condition d'utiliser l'objet approprié, une unité peut évoluer vers une nouvelle classe plus puissante (les cavaliers deviennent paladins, par exemple), ce qui s'accompagne souvent de nouvelles aptitudes (les guérisseurs gagnent la possibilité d'utiliser des sorts offensifs, les cuirassés peuvent tirer à l'arc...). On peut également choisir de modifier la classe de la plupart des personnages, une option qui peut se révéler bien pratique si vous commencez à tomber à court d'un certain type de combattant tandis qu'un autre est en surnombre.

Les cartes sont bien conçues et les situations sont raisonnablement variées, on n'a pas l'impression d'avoir systématiquement affaire à un scénario de type "avance et tue tout le monde". Parfois il faudra se montrer rapide et agressif, comme lorsqu'il faut porter secours à un groupe de prisonniers désarmés. D'autres fois au contraire il faudra faire en sorte d'éviter le combat ou au moins de dénicher un bon endroit pour se défendre, comme lorsque l'ennemi bénéficie temporairement de la présence d'un sorcier invulnérable et particulièrement puissant. Sur certaines cartes, l'ennemi recevra des renforts, sur d'autres au contraire une partie de son armée quittera le combat. Cette diversité alliée à des mécanismes vraiment bien foutus donne un jeu de stratégie rapidement très prenant, le genre sur lequel on reste scotché des heures en se rendant tout juste compte du temps qui passe. On appréciera également la liberté accordée au joueur : on peut aborder une même carte de différentes façons, il n't a pas UNE combinaison d'unités et UNE stratégie obligatoires. Là où un Advance Wars, sur certaines cartes particulièrement difficiles, donne l'impression d'être face à une partie d'échecs jouée d'avance dans laquelle il n'y a qu'une seule façon, bien précise, de gagner, FE: SD est beaucoup moins rigide.

Alors bien sûr, il y a des défauts. L'intrigue est sans intérêt, les personnages sont fades, leur design pas franchement terrible (mention spéciale au héros et à son serre-tête de fillette). On se retrouve noyé sous des dizaines d'unités, au point de ne plus savoir qu'en foutre, puisqu'on ne peut en utiliser qu'un nombre limité à chaque mission. Il est difficile de déterminer s'il vaut mieux essayer de développer un peu tout le monde, au risque de se retrouver dans les derniers niveaux avec une miriade d'unités moyennes incapables d'assurer face aux unités puissantes de l'adversaire, ou s'il est préférable d'en booster au maximum un petit nombre, sans savoir là non plus si on ne va pas se retrouver face à une situation de type "ha merde je me suis presque jamais servi de l'homme-dragon parce qu'il avait l'air tout nul, maintenant j'aurais absolument d'un homme-dragon de niveau 12 et il est toujours de niveau 1 lui du coup et je peux plus revenir en arrière". Enfin c'est un exemple pas forcément bien choisi mais voilà quoi. Il y a bien un didacticiel, mais dans certains domaines le joueur est lâché un peu tout seul dans la nature. Tenez, on ne nous dit même pas qu'il y a des niveaux secrets et donc forcément on ne nous donne pas le moindre indice sur la façon d'y accéder. Sans regarder de soluce, on peut passer à côté de tout un pan du jeu sans avoir la moindre idée de son existence !

Ca reste un très bon jeu, très attachant, très addictif. Evidemment, mieux vaut être fan du genre, mais dans sa catégorie, je le considère comme l'un des meilleurs de la DS, avec Advance Wars: Dual Strike. Mon plus gros reproche serait peut-être l'absence d'un vrai mode multijoueurs, celui proposé étant vraiment trop basique pour être amusant (sans même parler du fait qu'il est une fois de plus très rare de trouver des joueurs sur le réseau Nintendo). Mais on en a largement pour ses 10 € quand même. Si vous arrivez à le dénicher et que vous êtes fan de stratégie au tour par tour, n'hésitez pas une seconde.
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:52
DOA Dead or AliveLa bande annonce du film adapté du jeu vidéo Tekken est disponible sur le net depuis quelques jours, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça a l'air nul. Pourtant, les jeux de combat de ce type devraient être les plus faciles à transposer en film. On suit la formule des premiers Van Damme comme Tous les coups sont permis ou Kickboxer, on engage quelques bons spécialistes de la tatane aux styles divers et variés, un bon chorégraphe, on met tout ça en scène sur un scénario simple et efficace de tournoi d'arts martiaux avec un quelconque enjeu supplémentaire en dehors de "Qui va gagner le championnat ?" (genre une histoire de vengeance ou autre) et c'est réglé, à défaut d'avoir un nouveau chef-d'oeuvre du 7ème Art normalement on peut pondre un film de bagarre potable. Enfin, il faut croire que non, parce que Tekken a l'air raté, que le premier Street Fighter était bien nul (je ne jugerai pas le deuxième que je n'ai pas encore vu, mais j'ai lu qu'il était pire) et que les Mortal Kombat n'étaient pas bien fameux non plus.

C'est dire si j'avais peu d'espoir que DOA: Dead or Alive soit autre chose qu'une sombre merde. Déjà que la série de jeux n'est pas vraiment la plus intéressante du marché à la base, comme en plus le film semblait tout miser sur les jolies nanas, ça sentait le truc racoleur moisi. Comme ça se trouve maintenant à 5 € et que je suis un garçon curieux, j'ai acheté et me suis donc retrouvé à passer environ 1h20 en compagnie d'une bande de pimbêches invitées (en compagnie de quelques quasi-figurants masculins) au "Dead or Alive", une compète d'arts martiaux top secrète sur une île top secrète où Eric Roberts offre 10 millions de dollars au vainqueur. La petite asiatique rouquemoute y va pour retrouver son frère qui a disparu lors du DOA de l'an passé, la voleuse blonde en a après le fric qu'elle compte dérober si elle ne gagne pas, l'autre blonde est une ex-catcheuse qui veut prouver qu'elle sait se battre pour de vrai, l'autre blonde est là parce que c'est la fille de l'ancien organisateur et qu'apparemment ça lui donne l'obligation morale de concourir, et enfin la dernière a les cheveux mauves parce qu'il ne peut quand même pas y avoir que des blondes mais elle n'est pas là pour remporter le DOA mais pour assassiner sa collègue la petite asiatique parce qu'elles sont toutes les deux ninjates dans un clan assez strict sur les horaires de sortie de ses pensionnaires.

DOA 06Les fanatiques de la fidélité absolue au matériau source
seront sans doute ravis de voir que le réalisateur a attribué des sabres à ses héroïnes.

A cette description, vous pourriez croire que DOA applique la formule énoncée plus haut, mais ça n'est pas complètement le cas, notamment parce que les "actrices" du film ne sont pas du tout de vraies pratiquantes de sports de combat mais des mannequins, que les styles utilisés par les personnages sont principalement à base de trucages plutôt que de vrais arts martiaux, et que le tournoi lui-même est totalement abandonné en cours de film au profit d'une intrigue secondaire. On pourrait donc craindre le pire, et pourtant, je dois avouer avoir été assez vite séduit. Certes, c'est complètement idiot, mais c'est un peu ça qui est beau, et ça fait preuve d'une fantaisie qui hélas devient rare de nos jours. C'est le genre de film où les ninjas cachent des deltaplanes dans leur sac à dos, où les tueuses à gages enfilent leur soutien-gorge au vol tout en continuant de se castagner contre les flics, où le millionnaire a fait tatouer l'emplacement et la combinaison de son coffre-fort sur la nuque de sa fille parce que c'est vraiment une chose totalement sensée à faire, où l'on reçoit son invitation à un tournoi ultrasecret par le biais d'une espèce de shuriken électronique qui trouve ses destinataires par magie, où une même île paradisiaque à laquelle on accède en sautant en parachute depuis un jet privé peut contenir tous les différents types de décors courants dans les jeux de baston, de la plage à la forêt de bambous en passant par le temple bouddhiste, le palais chinois ou l'immeuble high tech. Ca n'est pas aussi impressionnant qu'Ultraviolet dans le genre "ouate zeu feuque", mais si vous savez apprécier le cinéma portnawak, DOA réserve vraiment de bons moments.


DOA 03DOA a le mérite de ne vraiment pas se prendre au sérieux, comme avec cette scène
de rêverie où le geek de service imagine séduire la plus jolie des blondes.

Je m'en veux un peu de dévoiler un bout de l'intrigue qui ne survient que dans la dernière partie, d'ailleurs ceux qui préfèrent ne pas se gâcher la surprise peuvent sauter directement au paragraphe suivant comme ça c'est réglé, mais je voudrais vraiment réussir à convaincre les amateurs de nanars qu'on n'est pas face à un produit fade, médiocre et soporifique comme ce que peut faire Uwe Boll, mais face à une vraie série Z tout à fait recommandable. Dead or Alive, c'est un film où Eric Roberts est super fort en karaté parce qu'il a téléchargé tous les coups de ses invités dans ses lunettes genre A
vatar 3D grâce à la magie de la nanotechnologie. Et ça franchement excusez-moi mais c'est pas tout le monde qui peut inventer ça pour son film hein. Le mec il met des nanomachins dans le sang des gens et ensuite les données sont collectées dans ses lunettes de soleil et ça le rend hyper fort à la bagarre tant qu'il les porte, et ça a tellement d'applications importantes comme technologie qu'ensuite il la vend pour une fortune à plein de gens mystérieux à travers le monde en la leur envoyant depuis son téléphone portable. Citez-moi un autre film où il y a ça tiens. En plus ce plan diabolique n'est autre que la raison d'être du tournoi, alors qu'à la base pourtant le tournoi a été créé par l'associé d'Eric Roberts, qui était totalement opposé à cette technologie, mais a quand même embauché le jeune geek qui l'a mise au point, donc c'est à n'y rien comprendre, mais vous voyez là on atteint un niveau d'absurdité que je trouve quasiment admirable.

DOA 05Eric Roberts s'est acheté un beau kimono en satin pour avoir l'air
d'un vrai expert en arts martiaux, mais il ressemble surtout
à un pré-retraité en pyjama, malheureusement.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule absurdité du scénario, le film de Corey Yuen (réalisateur du premier Transporteur) n'obéissant que rarement à la logique ni même à ses propres règles (ainsi, l'introduction du tournoi annonce que les combattants éliminés devront quitter l'île, mais en fait ils restent tous sur place à profiter des charmes de la propriété de leur hôte). Si vous préférez regarder les films au premier degré, ce qui n'a rien de honteux rassurez-vous, je peux comprendre que vous lâchiez l'affaire au bout de dix minutes, mais pour les gens à la cinéphilie un peu tordus comme moi il y a vraiment de quoi se consoler de bien des "nanars volontaires" foireux et autres "séries B assumées décomplexées" à deux balles. Il faut dire aussi que le rythme du film et sa courte durée ne laissent pas vraiment le temps de s'ennuyer.

DOA 02Devon Aoki dans une démonstration de son incroyable talent d'actrice
à paralysie faciale ; la relève de Steven Seagal est assurée.

Tout cela étant dit, il faut être honnête : c'est vrai que c'est bien marrant, mais c'est vrai aussi que certains éléments auraient mérité d'être plus soignés pour rendre l'expérience encore plus appréciable. Après tout, quand on regarde un film de baston, même très con, c'est mieux quand les scènes de baston ont de la gueule. Là, c'est pas qu'elles soient complètement mauvaises, mais il n'y a rien de vraiment mémorable non plus. Dans la mesure où le film s'adressait à des fans d'un jeu surtout connu pour ses petites pépées aux seins démesurés,  il était inévitable que les filles soient recrutées pour leur côté photogénique et pas pour leur crédibilité sur un ring, mais compléter le casting avec quelques "artistes martiaux" un peu convaincants n'aurait pas été du luxe. Je comprends bien qu'une vraie star du genre coûte cher et risque de voler la vedette aux nanas, je ne réclamais pas un Jet Li, un Wesley Snipes ou ce bon Jean-Claude, et je suppose que des seconds couteaux vétérans comme Bolo Yeung ou Gerald Okamura ne sont plus très actifs, mais tout de même, un petit Michael Jai White par-ci, un petit psychopathe échappé de l'Ultimate Fighting Championship par-là, ça aurait pu donner un peu plus d'allure à l'ensemble. Et c'est tout de même un comble d'avoir Robin "Liu Kang" Shou dans le film, et de lui filer deux scènes super courtes dans un rôle similaire à celui des pirates d'Astérix plutôt que d'en faire un des participants du tournoi.

DOA 01Christie pratique une forme d'arts martiaux vraisemblablement inspirée du karaté de Cat Sassoon.

Du coup, Corey Yuen et son chorégraphe abusent un peu trop du style Tigre et Dragon, avec poses invraisemblables en équilibre dans les arbres et vols planés sabre au vent. Et malheureusement, les acteurs  en kimono flottant suspendus à des câbles qui marchent aux murs avant d'aller se percher sur un roseau en s'agrippant avec les orteils dans des décors bariolés, c'est pas pour faire mon blasé mais ça s'est quand même un peu ringardisé depuis que tout le cinéma sino-américain destiné au marché occidental sorti après le succès du film d'Ang Lee, de Hero à La Cité interdite en passant par Le Secret des poignards volants, l'a surexploité.

DOA 04En guest stars, on trouvera l'acteur qui jouait Tavon dans The Shield avec cheveux et boucs teints en vert...
DOA 09
...et Kevin Nash le catcheur dans le rôle de Bass Armstrong, inspiré à la base de son pote Hulk Hogan.

Les scènes de combat sont donc assez décevantes mais, je répète, le comique involontaire du film rattrapera l'ensemble aux yeux des amateurs de nanardise. C'est d'une bêtise réjouissante, c'est rigolo, dynamique, beaucoup moins putassier qu'on ne pouvait le craindre, ça ne vous fera perdre que 5 € et 80 minutes de votre vie donc pas grand'chose. Si ce genre de couillonnade est votre tasse de thé, n'hésitez pas, ça vaut le coup d'oeil.
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 08:50
Drôle d'idée de la part d'EuropaCorp Diffusion d'avoir apposé la mention "Tous publics" sur cette édition d'Hitman qui se proclame en même temps la "version intégrale non-censurée" du film. Non-censurée, mais tous publics ? Ca me paraissait un peu incompatible, et ça donnait un côté louche au produit, genre "ha ha ha vous allez voir ce que vous allez voir les gars, c'est du non-censuré, on s'est pas retenu, ça charcle !" et puis au final ça charcle pas parce que c'est classé tous publics comme Winnie l'Ourson et l'Efélant ou Franklin et le Trésor du lac. Mais après avoir vu le film, je dois dire, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, c'est bien une version non-censurée, c'est-à-dire avec du sang et des nichons à l'écran. Du coup une classification "Déconseillé aux moins de 12 ans" ou au moins "Accord parental" aurait peut-être été plus appropriée mais bon, après tout les éditeurs font ce qu'ils veulent.

Le film est bien entendu l'adaptation du jeu vidéo éponyme, auquel j'avoue n'avoir jamais joué, mais comme je le disais déjà pour BloodRayne, c'est mieux puisque ça évite de juger le film en bien ou en mal pour de mauvaises raisons comme "est-ce que c'est fidèle ou pas au jeu dont c'est tiré ?", parce qu'on s'en fout. Le film est signé par un Français qui avait été stagiaire sur Risque Maximum de Ringo Lam avec Van Damme, et raconte l'histoire d'un tueur à gages en quête de vengeance après avoir été trahi par ses employeurs.

Le type s'appelle 47 parce qu'il a été élevé par un genre de secte qui recrute et forme des orphelins à devenir des machines à tuer, et décide que c'est plus simple de les numéroter que de les nommer. La secte elle-même s'appelle "l'Organisation" parce que c'est compliqué de trouver des noms originaux. 47 est le meilleur agent de l'Organisation et à peine sorti d'une mission, on lui propose d'assassiner le président russe. Alors qu'il pense avoir rempli son contrat, il se retrouve victime d'un complot et échappe de justesse à deux tentatives de meurtre, l'une par un de ses collègues, l'autre par un commando de la sécurité intérieure russe. Un peu fâché par la tournure que prend sa carrière, 47 décide donc de tirer l'affaire au clair, avec pour seule piste une jeune prostituée russe...

Seins à l'air et clope au bec, Olga Kurylenko la James Bond Girl de Quantum of Solace
montre ce que "non-censuré" signifie dans le cinéma moderne.

Désolé si je radote avec mes discours sur l'importance du scénario dans un film d'action, mais là quand même, quelle blague que l'intrigue d'Hitman. Au lieu de donner dans le simple et efficace, elle essaie d'être mystérieuse et complexe et n'en finit plus de se prendre les pieds dans le tapis. Entre les rebondissements absurdes (tout le monde lâche ses flingues et sort deux épées de sous sa veste pour se battre !) et les questions-clés qui restent en suspens jusqu'au bout (finalement, pourquoi il fallait à tout prix que l'Organisation sacrifie son meilleur élément au bénéfice de deux types aux motivations jamais expliquées ?), on atteint un niveau de couillonnade presque jouissif. Disons qu'au départ on est peu agacé par le côté brouillon mais que si l'on aime un tant soit peu les aspects "série Z" d'un film, on pourra être séduit par l'accumulation d'éléments qui clochent. Le commanditaire de l'assassinat du président veut absolument que l'opération se déroule au vu et au su de tout le monde bien que ce soit contraire aux méthodes de 47, puis étouffe lui-même l'affaire. L'Organisation choisit de mettre son meilleur homme sur le coup alors que la mission ne semble pas spécialement difficile, en sachant qu'ensuite aucun autre agent n'est à sa hauteur et donc ne pourra l'éliminer alors qu'il faudra absolument l'éliminer. Le flic d'Interpol veut empêcher les Russes d'abattre 47 pour pouvoir le capturer vivant, puis cherche à le flinguer deux minutes plus tard. Le méchant complote en russe avec son acolyte puis s'exprime en anglais lors d'une allocution au peuple moscovite. Face à un miroir, un garde du corps ne voit pas 47 arriver par derrière. Ce genre de choses qui, mises bout-à-bout, finissent par donner un charme idiot au film.

Même en déguisement de contrôleur de train, 47 cache toujours des sabres de ninja dans ses poches.

Le personnage de 47 lui-même est une belle source d'incongruités. Déjà faudra m'expliquer comment l'Organisation espère que ses tueurs restent discrets si ce sont tous de grands chauves en costard avec un gros code-barre tatoué sur le crâne. A priori c'est le genre de chose qui se remarque un peu quand même. A part ça, 47 est le meilleur agent de toute l'Organisation mais également le seul à avoir attiré l'attention d'Interpol. Ouais les autres agents ils sont nuls, ils bossent discrètement, personne ne sait ce qu'ils font, mais 47 lui c'est le meilleur parce qu'il a réussi à se mettre un flic obstiné aux trousses à force de laisser des indices de son existence sur les scènes de ses crimes, bravo 47. On le voit laisser des témoins à peu près partout où il passe, il s'encombre d'une fille qu'il ne connaît pas alors même qu'il vient de comprendre qu'il ne peut plus faire confiance à personne et qu'il aurait des raisons de la soupçonner de faire partie du complot. Alors, il est peut-être amoureux mais en même temps il semble décidé à faire son maximum pour qu'il ne se passe rien entre eux. Alors peut-être que l'amour et les filles ça l'intéresse pas mais il est quand même prêt à tout risquer et à buter plein de gens pour la protéger. Il faut dire qu'abattre des gens dont le seul tort est d'être au mauvais endroit au mauvais moment ne lui pose pas de problèmes de conscience, par contre il ne peut pas se résoudre à abattre le flic qui le poursuit et peut l'identifier, parce que bon, ben, voilà, il peut pas.

L'agent 47 retire sa casquette pour dévoiler son astucieux déguisement
de chauve avec un gros code-barre sur la tête.

Cerise sur le gâteau, 47 est joué par Timothy Olyphant, ce qui constitue une sorte de blague en soi tant le pauvre garçon n'est pas du tout fait pour jouer un dangereux assassin chauve. On dirait Billy Corgan, le chanteur des Smashing Pumpkins, ou un enfant cancéreux qui va pas survivre à sa chimio et à qui on a filé un beau costard pour pouvoir l'enterrer directement dedans. Là aussi, au début on est contrarié parce qu'un héros aussi peu crédible sape l'ambiance, puis une fois qu'on a admis que le film pouvait être pris comme un petit nanar, voir cette adorable tête de noeud essayer de jouer au tueur implacable alors qu'on s'attend à tout moment à voir une infirmière débarquer en larmes pour lui dire "oh mon petit Billy comme tu es courageux face à la maladie, tiens je t'ai apporté une peluche et des bonbons pour ton dernier Noël" ajoute encore un peu de sel à l'ensemble.

En hommage à Marcel Philippot du temps où il faisait "Je l'aurai un jour" dans Palace,
Timothy Olyphant vous présente sa plus belle grimace de mec courroucé.

Dans les moments où l'intrigue laisse place à l'action pure et dure, le film ne s'en sort pas trop mal. Rien de vraiment mémorable, mais c'est mis en scène et filmé avec une certaine compétence. Pas d'effets tape-à-l'oeil et cache-misère à la Hypertension, c'est du brutal à l'ancienne, des types qui se flinguent, se cognent, se découpent, se font exploser, avec gerbes de sang qui tâchent les murs et têtes qui éclatent. Dommage que presque tout ait un côté "déjà-vu", une petite touche d'originalité de-ci-de-là n'aurait pas fait de mal, mais à choisir entre deux réalisateurs sans grande imagination, je préfère celui qui essaie de faire du John McTiernan plutôt que du Michael Bay. Bref, l'action d'Hitman est d'honnête qualité, surtout pour une production au budget relativement modeste comme celle-ci, et fera passer le temps entre deux séquences involontairement drôles. Au moins, ça n'est pas frileux, ça change des "PG-13" hollywoodiens aseptisés où le sang ne coule jamais et où les filles ont toujours un drap sur la poitrine au réveil.

Sans égaler les vieux maîtres du genre, le réalisateur Xavier Gens
montre un certain savoir-faire lors des séquences d'action.

Au bout du compte, Hitman n'est pas tout à fait assez raté ou rigolo pour être considéré comme un vrai nanar, mais un peu trop couillon pour se voir comme une vraie bonne série B. Je l'ai pris dans l'offre "3 DVDs pour 20 €" en même temps que le tout bidon Skinwalkers et le soporiphique Hypertension, c'est celui dont je n'espérais vraiment rien de bon et au final le seul qui m'ait plutôt agréablement surpris, et le moins mauvais du trio. C'est très moyen et c'est plutôt à voir pour en rire, mais ça laisse espérer que Xavier Gens puisse un jour signer un chouette direct-to-DVD bien pêchu si on lui donne un peu plus de fric et un scénario moins ridicule (si tant est que toutes les scènes d'action de ce film-ci soient bien de lui parce que j'ai lu qu'une partie d'Hitman avait dû être re-tournée par quelqu'un d'autre à la demande des producteurs insatisfaits du 1er résultat). Bref je ne sais pas si je dois dire "Si vous êtes fan du jeu Hitman vous trouverez sûrement que le film aurait pu être plus nul quand on pense aux autres films tirés de jeu", et je suis pas sûr que ça vaille vraiment ses 6,66 €. Mais en tout cas je dois dire que si vous êtes fan de séries B un peu crétines et dans lesquelles le spectateur est encore autorisé à voir une fille nue et des blessures qui saignent comme dans l'temps, ça peut vous tenir éveillé pendant 1h30. C'est déjà ça.
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 10:07
Civilization RevolutionTibet, Philippe Séguin, Ludvig Borga, Mano Solo, Eric Rohmer, Daniel Bensaid, Kate McGarrigle, Jacques Martin, Roger Pierre, Zelda Rubinstein, JD Salinger, Howard Zinn, et évidemment plein de gens à Haïti : 2010 a déjà sacrément fait du dégât en à peine un mois, mais rassurez-vous, je le confirme une fois de plus : ce blog n'est pas mort, il continue cette année. Oui je sais, c'est d'excellent goût comme introduction.

Pour fêter la nouvelle année et le fait d'avoir vaincu Les Navets Jouables à l'usure (sans parler du blog des jeux vidéos insolites, hélas inactif depuis avril dernier), un petit jeu DS qui, comme tant d'autres avant lui qui visaient naïvement un public autre que les fillettes et les amateurs de pokémon, n'a pas bien marché et dont les stocks s'écoulent désormais à vil prix. Actuellement ça doit tourner autour de 6 ou 7 €, un peu triste pour un titre issu d'une saga aussi prestigieuse mais en même temps, on ne va pas se plaindre de pouvoir avoir des jeux pour largement moins que les 40 € règlementaires, n'est-ce pas ?

Ca s'appelle Revolution mais je dois être honnête, dans le cas de ce portage DS je ne vois pas trop la différence profonde avec le Civilization classique en fait. Je ne sais pas ce que ça donne sur consoles de salon, mais sur la petite portable aux charnières si fragiles, ça ressemble comme deux gouttes d'eau à l'original d'il y presque 20 ans. Bon ou à la rigueur à Civilization II. Bon enfin en tout cas, rien de révolutionnaire donc, je précise tout de suite pour ceux qui connaissent la série et se demandent bien ce que ce mystérieux nouvel épisode propose comme surprises.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un jeu de stratégie/gestion au tour par tour dans lequel on contrôle un peuple depuis l'an 4000 avant Jésus-Christ jusqu'au 21ème siècle, avce pour objectif d'assurer sa subsistance et son expansion face aux peuples rivaux. Cette version propose 16 nations différentes, des Arabes aux Zoulous en passant par les Aztèques, les Egyptiens, les Français ou les Russes, chacune menée par un dirigeant qui reste le même pendant 6000 ans. Explorer la carte du monde, trouver les meilleurs emplacements pour y établir de nouvelles villes, y construire divers bâtiments, rechercher de nouvelles technologies, entraîner des armées pour défendre son territoire et les envoyer à la conquête des pays adverses, telles sont les actions à mener dans ce classique souvent imité mais jamais égalé. La victoire peut s'obtenir de diverses façons, on peut bien sûr se la jouer belliqueux et éradiquer les autres civilisations en capturant toutes les capitales, mais les pacifistes ont trois autres options, liées à la construction de certaines "merveilles" (les Nations Unies, la Banque Mondiale, le voyage vers Alpha du Centaure) déblocables une fois parvenu à un certain niveau de puissance culturelle, économique ou scientifique.

Par rapport aux "vieux" Civilization, cette version adopte tout de même deux nouveautés assez importantes issues de Civilization IV. Tout d'abord, les unités combattantes gagnent de l'expérience au fil des batailles, ce qui leur permet d'augmenter certaines caractéristiques et d'obtenir de nouvelles aptitudes (pouvoir se déplacer à nouveau après avoir attaqué, parcourir plus de terrain à chaque tour de jeu...). Ensuite, régulièrement apparaîtront des "personnages illustres", artistes, inventeurs ou savants célèbres dont la présence dans les villes du joueur permet d'acquérir des bonus ponctuels ou permanents (pouvoir achever instantanément une construction, augmenter sa production d'or...) et peut mener, à terme, à la "victoire culturelle".

A côté de ça, le gameplay a été simplifié sur différents points. Dans certains cas, je dirais que ça n'est pas vraiment un mal. Par exemple, la construction de routes ou de canaux d'irrigation dans les précédents épisodes était tout de même bien laborieuse. Ici, tout cela se fait automatiquement depuis le menu de construction, sans devoir mobiliser une unité de colons ni devoir se taper le boulot case par case, et pour le coup, je trouve ça assez bienvenu à défaut d'être très réaliste (Civilization a beau passer pour un jeu sérieux, il n'est de toute façon absolument pas réaliste). A côté de ça, il y a aussi malheureusement des cas où le jeu vous simplifie trop la tache. La pollution et la corruption ne sont plus du tout prises en compte, la population des villes est toujours heureuse et ne se soulève jamais (tout au plus certaines villes peuvent être absorbées par un pays voisin si votre niveau de culture est trop faible). C'est pas la mort, mais c'est quand même un peu dommage, le jeu y perd un peu de profondeur.

Cela dit, ça reste du bon vieux Civilization comme on l'aime, un gameplay solide et éprouvé, au service de situations délicieusement absurdes, Jules César qui négocie avec Napoléon pour lui acheter sa technologie nucléaire, Mao et Lincoln qui s'allient contre Alexandre le Grand, Cléopâtre qui envoie ses chars d'assaut mettre une branlée aux légionnaires de Genghis Khan, Léonard de Vinci qui aide à finaliser la construction de la Grande Muraille de Chine à Moscou, Gandhi furax qui déclare la guerre à Isabelle de Castille  parce qu'elle a refusé de lui offrir le secret de la poudre à canon et autres joyeusetés dans ce genre. Si j'ai un petit reproche quand même, c'est que la difficulté est assez curieusement dosée : l'IA a cinq niveaux, les quatre premiers sont une vraie promenade de santé et le cinquième assez frustrant de difficulté, les nations rivales se montrant extrêmement agressives dès le début de la partie et obtenant nouvelles technologies et grandes armées à une vitesse suspecte. On pourra se consoler avec le multi, à condition d'avoir des amis possédant eux aussi la cartouche, vu que comme d'habitude il ne faudra pas trop compter sur la possibilité d'affronter des inconnus sur la CWF Nintendo, fort peu fréquentée.

Le jeu est bien sympa, dans la plus pure tradition de la série il vous happera facilement dans la mauvaise habitude du "allez, juste encore un tour et j'arrête", sauf qu'ici c'est un peu moins grave que sur PC parce que, du fait de la taille relativement modeste des cartes et de la simplification de certains mécanismes, une partie est rarement très, très longue. On peut obtenir la victoire en quelques petites heures, on n'y passera pas des nuits blanches à moins d'enchaîner 3 campagnes complètes à la suite. Un amateur de Civilization ne considèrera pas forcément ce Revolution comme un grand cru et un non-fan du genre ne se retrouvera sans doute pas converti malgré la tentative d'adapter le jeu à un plus large public (les puristes s'offusqueront d'ailleurs peut-être de la "cartoonisation" des unités et personnages), mais par rapport aux autres jeux de stratégie sur DS, il reste tout à fait potable. Bref, à moins de dix euros, si vous appréciez la série de Sid Meier ou si vous voulez tenter une formule un peu différente des
Advance Wars et autres Age of Empires, vous pouvez acheter cette cartouche sans hésiter.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:38
tekken 6 limitedHeureux possesseur d'une nouvelle console, j'inaugure la rubrique PlayStation 3 avec un jeu qui explose largement la limite normale de budget imposée par le thème du site (en magasin, comptez autour de 80 €), mais bon, allez, c'est Noël quoi merde. Et puis que voulez-vous, c'est la crise et les jeux PS3 ça pousse pas dans les arbres, alors j'ai accepté un sponsor pour rester à flot.

Bref. Sorti il y a presque 2 mois maintenant, Tekken 6 poursuit la longue saga de l'un des jeux de combat les plus populaires des précédentes consoles de Sony. Pour ceux qui s'intéresseraient à la qualité du contenu bonus de cette édition spéciale, sachez que le sweat-shirt à capuche est pas mal, noir avec un petit logo "Tekken 6" rouge sur le coeur et les gros caractères japonais en blanc dans le dos, le genre que vous ne mettrez pas forcément à un rendez-vous galant mais pas trop ridicule à porter quand même, ça va. Le tissu est de qualité honnête, c'est pas du gadget qui sera foutu au bout de deux lavages, il tient chaud, et ça n'est "que" du L mais il va même à un type bien portant comme moi qui d'habitude porte du XL, donc c'est pas du cadeau de daube. Le reste est plus ou moins sympa et clairement pas indispensable, l'artbook est chouette sans plus (il a même un petit côté incomplet, les personnages n'ont pas tous leur biographie, et certains semblent même avoir été évacués de l'univers Tekken comme Forest Law), et le poster décevra peut-être même ceux qui encore l'âge de décorer leur chambre avec des posters, vu qu'il représente le nouveau personnage principal du jeu, Lars, qui a un look Final Fantasy assez malvenu dans un Tekken. En résumé, disons que si vous êtes un gros fan de la série et que vous êtes bien dans du L, la version collector peut valoir le coup, mais que si vous n'avez pas l'intention de porter des fringues estampillées Tekken,
c'est quand même pas la peine de casser votre tirelire pour vous la payer, les autres bonus étant assez anecdotiques.

Pour en revenir au jeu lui-même, il risque de dérouter les habitués des précédents épisodes qui s'attendraient à retrouver leur cher vieux tournoi du Roi du Poing de Fer, puisqu'en sélectionnant le mode solo principal, on se retrouvera plongé dans une succession de cinématiques longues comme dans les Metal Gear Solid, qui entrecoupent un beat'em all tout à fait similaire au mode Tekken Force introduit comme un bonus dans le 3ème épisode sur la première PlayStation et présent dans la série depuis. A l'intérieur de ce mode, on retrouvera néanmoins le tournoi habituel, sous le nom de mode "Arène", dans lequel on pourra choisir n'importe quel personnage débloqué en mode Histoire et découvrir sa petite histoire après avoir vaincu une série d'adversaires (plus courte qu'auparavant et extrêmement facile à éliminer) et le boss de fin (à la difficulté crispante). On retrouve donc finalement ses marques assez vite, Namco s'étant contenté de tenter mollement de faire du neuf avec du vieux, mais dans la mesure où justement, Tekken 6 n'apporte pas de vraie révolution, j'aurais aimé qu'il ne complique pas inutilement quelque chose d'aussi basique que le fait de pouvoir jouer à Tekken comme on a toujours joué à Tekken. Pourquoi forcer d'abord à passer par le mode Histoire chaque fois qu'on veut se rendre à l'Arène, y avait pas déjà suffisamment de temps de chargements ? Pourquoi ne pas avoir donné dès le départ accès à une petite dizaine de personnages en mode Arène et forcer à les déverrouiller un par un en mode Histoire ? Quand on n'a jamais été trop fan de Tekken Force, devoir obligatoirement en passer par-là pour retrouver le Tekken 6 qu'on espérait est assez pénible, cette nouvelle version du Streets of Rage moderne de Namco n'étant pas beaucoup plus réussie que les précédentes...

Pour se consoler, on pourra toujours jouer en mode Arcade dans lequel il n'y a pas de scénario mais où tous les combattants sont accessibles dès le début, de même que dans le mode Versus. Et puis évidemment, "next-gen" oblige, il y a le mode en ligne qui permet de se battre contre des joueurs du monde entier par le PlayStation Network, avec un système de statistiques et de classements. Apparemment, ça laggait pas mal à la sortie du jeu, mais un patch a corrigé ça depuis et il n'y a plus trop de problèmes à ce niveau-là. On appréciera également de constater qu'à la différence d'un autre jeu de combat comme UFC Undisputed dans lequel les joueurs en ligne choisissent TOUJOURS ce putain de George Saint-Pierre, les joueurs de Tekken 6 utilisent à peu près tous les personnages. Mais tout n'est pas rose hélas, ainsi le système qui est censé dénicher des gens de même niveau pour les mettre face-à-face ne fonctionne pas du tout, ou alors une fois sur dix. Et je dois dire qu'il est extrêmement agaçant, quand on débute, de se retrouver systématiquement contre des joueurs qui affichent 1500 victoires au compteur et de se faire massacrer. Je peux quand même pas être le seul débutant en ligne bordel, pourquoi la machine me colle toujours contre des types qui visiblement on passé 30 000 heures à peaufiner leurs "juggles" ?

A part ça, qui dit nouvel épisode dit nouveaux personnages, et en plus de l'effectif impressionnant composé de 34 combattants (35 si l'on compte séparément Panda et Kuma) issus des jeux précédents, Tekken 6 propose donc 6 persos jouables et 2 boss non-jouables inédits. Il y a du bon et du moins bon dans le lot, les boss sont certes visuellement impressionnants mais vraiment chiants à combattre, et pour le reste, je dirais que seuls deux des nouveaux venus sont réellement intéressants. Il faut dire que parmi un effectif aussi riche, il devient difficile de s'imposer. Au début c'était simple, il suffisait que chacun exerce un sport de combat différent, le kickboxing, le kung fu, le taekwondo, tout ça, et jusqu'à Tekken 4 on a encore eu des ajouts importants avec Steve le boxeur ou Marduk le "mixed-martial artist", mais maintenant avec un tel éventail d'arts martiaux et de looks représentés et ce refus de supprimer d'anciens personnages à chaque nouvel épisode (sauf Forest Law donc, personne n'aime Forest Law), il ne reste apparemment  plus grand chose d'original à offrir, et derrière l'apparente variété on trouve une certaine redondance. Par exemple, c'est vraiment vital de conserver Eddie ET Christie ? Les fans vont vraiment pleurnicher si on ne garde pas King ET Armor King ?


C'est pas qu'il y ait qui que ce soit de vraiment nul et inutile, mais d'un autre côté, ça fait au moins deux épisodes qu'il n'y a pas vraiment de nouveau personnage marquant, que le pratiquant de longue date de Tekken aurait envie d'ajouter à son écurie de chouchous aux côtés des Yoshimitsu, des Lin Xiaoyu, des Hwoarang. je ne reviendrai pas sur tous ceux issus de Tekken 5, qui valent ce qu'ils valent, mais ici,
qu'apporte par exemple l'androgyne Leo, dont le style de combat est aussi flou que le sexe ? Et ce Miguel, je me trompe ou il n'est là que parce qu'un gars de Namco qui venait de rejouer à Punch-Out!! s'est dit qu'il n'y avait pas suffisamment de stéréotypes au casting et que par conséquent un espagnol poilu habillé en danseur de flamenco ne ferait pas de mal ? Si la tendance se poursuit, Tekken 7 aura peut-être 50 personnages, mais on y trouvera probablement des choses comme Super King, une variante de King mais avec un masque de lion, Rodriguez le boxeur mexicain avec sa moustache et son sombrero, et Mouloud Mishima qui aura les mêmes coups que Jin mais un costume d'une autre couleur. Mais bon, ne noircissons pas inutilement le tableau, la jolie Zafina est plutôt chouette avec ses mouvements félins et son look "mille et une nuits", et Bob l'obèse allie de manière surprenante puissance et agilité et devrait convenir aux joueurs débutants de par la facilité avec laquelle il peut sortir de bons gros coups qui défoncent, sans pour autant faire hurler aux joueurs qui les affrontent que "c'est nul, avec celui-ci il suffit d'appuyer sur tous les boutons n'importe comment pour gagner" comme c'est le cas avec Eddie.

Côté gameplay, ça n'a pas beaucoup évolué, les timides ajouts de Tekken 4 annulés par Tekken 5 n'ont pas été réintégrés, les fans de tuning ont encore plus de vêtements et accessoires pour customiser leurs personnages mais ça n'est que décoratif, et la possibilité de détruire le plancher de certains décors pour continuer à se battre au niveau inférieur est plutôt anecdotique. La principale (voire seule) différence dans les modes de jeux classiques est la "Rage", qui augmente la puissance des coups lorsque la jauge de vie touche à sa fin, et dans le mode Histoire, il y a désormais deux héros (dont l'un contrôlé par l'IA, mais apparemment il est prévu un nouveau patch qui permettra de jouer à deux en coop) et la possibilité de ramasser des pièces d'équipement pour améliorer leurs caractéristiques. On est donc dans l'archi-classique, les vieux adages selon lesquels on ne change pas une équipe qui gagne et on ne répare pas ce qui n'est pas cassé sont sagement respectés.

Et le fait est que ça fonctionne, malgré les défauts et les déceptions, Tekken 6 se révèle toujours plaisant à jouer pour peu qu'on soit fan de la série, sinon du genre en général. Certains élitistes de la baston pourront en effet continuer à lui reprocher une orientation grand public. Sortir les coups spéciaux n'est pas très difficile, un débutant qui joue mal pourra toujours avoir un coup de bol et battre un bon joueur. Mais pour ceux qui aiment Tekken, c'est peut-être pas un grand cru mais il y a de quoi s'amuser quand même, surtout en mode Versus grâce à la pléthore de personnages qui évite de se lasser trop rapidement. Cela dit, pour être honnête, l'achat n'est pas indispensable si vous avez déjà Tekken 5, surtout au prix des jeux PS3. A moins d'être un inconditionnel  de la série, ou de ne pas avoir tâté d'un Tekken depuis un moment, il vaudra peut-être mieux attendre la réédition Platinum.
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 10:27
Dans l'étonnante série "les jeux sur DS dont on n'a jamais entendu parler et qu'on déniche un jour à 6 € dans un bac de soldes en se demandant ce que ça peut bien être", aujourd'hui voici un Operation: Vietnam-like signé par un développeur espagnol. Ici aussi donc il faudra diriger une escouade de 4 spécialistes dans une succession d'opérations militaires, l'une des différences étant que Elite Forces ne se situe pas lors d'un conflit réel mais dans un scénario genre Tom Clancy ou 24 h chrono dans lequel la fameuse unité 77 du titre est la seule capable de mettre fin aux agissements de dangereux terroristes, qui sans surprise se trouvent être de vilains barbus.

C'est donc un jeu d'action en vue de dessus dans lequel on dirige ses petits soldats pour les faire traverser divers environnements hostiles en utilisant au mieux les possibilités des uns et des autres. Selon les missions, on aura les quatre sous la main ou seulement une paire, toujours comme dans Operation: Vietnam. Chaque membre de l'équipe a une arme de base et une arme secondaire, et pour certains, une capacité spéciale. Le technicien a des grenades et peut utiliser les différents panneaux de contrôles servant à activer des mécanismes, l'expert en armes lourdes a un bazooka efficace pour détruire les véhicules, la tireuse d'élite a un fusil à lunette principalement utile pour éliminer de loin les ennemis perchés sur des miradors. Le plus complet est le démineur, puisqu'en plus de manier le fusil et les grenades, il peut poser des explosifs, détecter et désamorcer les mines, et conduire des véhicules.

La majeure partie du jeu est consacrée à déplacer son commando à travers le décor en flinguant les ennemis qui lui barrent la route et en ramassant munitions et trousses de soin. Evidemment, régulièrement les spécialités de chacun servent à éliminer un obstacle. On ne contrôle directement qu'un seul homme à la fois, et on peut ordonner aux autres de tenir leur position (ils se défendent en cas d'attaque mais ne prennent pas d'initiative) ou de le suivre (auquel cas ils attaquent les mêmes cibles que lui). On peut passer à tout moment de l'un à l'autre pour utiliser armes secondaires et aptitudes spéciales.

Les cartes sont plutôt grandes pour un jeu DS, et une mission consiste généralement à les traverser d'un bout à l'autre. En chemin, on croise de nombreux ennemis, la plupart du temps de simples soldats faciles à abattre, parfois une sorte de boss de moitié ou de fin de niveau nettement plus coriace (un type monté sur une tourelle de mitrailleuse, un hélicoptère...). Les parcours sont rarement linéaires ; en règle générale, on commence par aller du point A au point C pour y activer un mécanisme qui permettra d'aller chercher au point B de quoi faire sauter l'obstacle au point D à condition d'avoir nettoyé le chemin E. Les missions sont conçues pour exploiter les capacités des membres qui y participent.

Au début, le jeu est bien sympa : ça ne manque pas d'action, c'est plutôt mignon et le fait de devoir exploiter les compétences diverses de ses soldats donne une petite impression de variété. Malheureusement, la lassitude ne tarde tout de même pas trop à pointer son nez quand même. Le plus gros problème vient sans doute du fait que le contrôle, entièrement au stylet, empêche de courir et de tirer en même temps. Chaque fois que des ennemis surviennent, il faut s'arrêter et flinguer à répétition jusqu'à ce que tout le monde soit mort, puis repartir jusqu'à la prochaine rencontre. Dit comme ça, ça n'a l'air de rien, et les premiers temps ça ne choque pas parce que, comme on débute dans le jeu, on avance prudemment de toutes façons, mais passées les premières missions on s'aperçoit que c'est hyper pénible. Ca hache le rythme et le fait de devoir se "poser" à chaque fois ne donne pas pour autant une dimension plus tactique aux combats. Ca les rendrait même presque plus bourrins : on ne peut pas tourner autour d'un adversaire pour le flinguer à revers, par exemple (le temps d'être derrière lui et de s'arrêter pour tirer, il s'est retourné), donc on se contente de rester planté comme un connard sous le feu ennemi et d'encaisser les balles tout en mitraillant, en espérant avoir assez de trousses de soin pour tenir le coup, ce qui est assez regrettable.

Avec ça, la monotonie s'installe, et c'est dommage parce que ça aurait vraiment pu être un chouette petit jeu. Là, c'est pas que ce soit carrément mauvais mais disons que c'est très loin d'être indispensable à votre ludothèque. Si vous cherchez un truc un peu "arcade old school" ET que vous avez déjà torché Operation Vietnam dans tous les sens, au prix où il se trouve (autour de 7 €) Elite Forces n'est quand même pas une arnaque (et largement plus intéressant qu'un Quantum of Solace par exemple). Mais c'est clair que si vous n'avez pas encore le plus réussi Operation Vietnam ou tout simplement que l'action basique et répétitive n'est vraiment pas du tout votre truc, vous pouvez faire l'impasse sur ce titre sans regrets.
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 11:23
Non, non, s'il vous plaît, ne partez pas, malgré le titre de l'article aujourd'hui je ne vais pas parler d'un film, mais d'un jeu, je vous jure. Les films ici, c'est fini. Enfin non pas complètement parce que plusieurs lecteurs ont demandé à ce qu'ils restent, mais comme ils prenaient trop de place à mon propre goût, j'ai décidé qu'il n'y en aurait plus qu'un de temps en temps pour permettre aux jeux vidéos, le thème premier de ce blog, de reprendre le dessus. Mais que les DVDphiles se rassurent, ils pourront retrouver mes critiques de films pas chers sur mon nouveau blog, Ciné Discount. Faites pas les bâtards, cliquez. Je ne vous cache pas qu'au niveai fréquentation ça a un peu de mal à décoller (tandis que celui-ci se casse sévèrement la gueule).

Bref, donc, le 007 d'aujourd'hui, c'est un jeu vidéo, l'adaptation DS du dernier James Bond, que les supermarchés fourguent désormais à 5 €. Faut dire, un jeu déconseillé au moins de 16 ans sur une console possédée majoritairement par des gamins, c'est un peu une opération suicide même en mettant un personnage aussi connu dedans. On se doute qu'un produit signé Vicarious Visions (les auteurs du Guitar Hero On Tour original sur DS mais surtout, des spécialistes du jeu à licence sans âme) et destiné à profiter d'une sortie cinéma ne va pas être un chef d'oeuvre, mais on peut être curieux de voir s'il mérite une séance de rattrapage maintenant que son prix a été divisé par huit...

Quantum of Solace vous fait tenir la DS comme un livre, et rappellera très vaguement le 1er Metal Gear sur NES (ouais faites pas genre vous avez joué à la version MSX, ok ?) de par l'angle de vue choisi et un gameplay qui vous promène dans différents décors intérieurs et extérieurs dans lesquels vous aurez parfois le choix entre laisser parler la poudre ou tenter une infiltration discrète. En chemin, il y a quelques personnages avec qui discuter, et divers objets et armes à ramasser. Les missions sont librement inspirées de scènes du film au sens où avant chacune d'entre elles, les photos et le dialogues rappellent à quel moment du film on est censé être (la poursuite à travers Sienne, l'opéra...) puis après on court dans des couloirs en défonçant des hommes de main en costard à la chaîne.

Le jeu se contrôle presque entièrement au stylet, les boutons ayant tous la même fonction et ne servant qu'à se mettre en position de combat. Bond peut marcher, courir, avancer accroupi, sauter par-dessus certains obstacles (seulement quand c'est censé rendre une séquence plus spectaculaire, mais jamais pour de vraies raisons pratiques), ouvrir valises et placards pour y prendre des objets, assommer un adversaire en le surprenant par-derrière, charger comme un bélier, et utiliser des armes à feu. Il peut aussi affronter ses ennemis à mains nues lorsqu'il s'approche d'eux. La caméra passe alors derrière l'épaule du héros, et il faut tracer des lignes à l'écran pour exécuter diverses attaques (par exemple de bas en haut pour un uppercut, un cercle pour saisir et projeter...), combos et parades, un peu à la manière de Smackdown vs Raw 2008 sur la même console. Malheureusement, la précision n'est pas vraiment au rendez-vous, et certaines actions se révèlent bien laborieuses. Ainsi il y a de fortes chances pour que vous renonciez presque totalement aux flingues à force de gâcher vos munitions parce qu'au lieu de tirer comme vous l'aviez demandé, le stylet a déplacé la caméra de deux pixels avant d'envoyer vos pruneaux dans le mur. Comme de toutes façons les ennemis sont moins dangereux au corps-à-corps (ça les empêche d'attaquer à plusieurs et ils sont vraiment lents), on passe son temps à foncer sur tout le monde pour régler tous ses problèmes au pugilat.

Il faut dire aussi que la voie furtive n'est pas forcément encouragée. Bien sûr, on peut parfois s'amuser à suivre la ronde de telle ou telle sentinelle avant de l'avoir par surprise, mais un peu comme la "voie du professionnel" dans le minable Reservoir Dogs sur PC, jouer à l'espion discret ne fait que rendre le jeu plus laborieux, et simplement foncer dans le tas et cogner se révèle toujours beaucoup plus efficace. En fait ça finit surtout par se révéler être la seule chose qu'on fait dans le jeu. On court et on cogne. Il n'y a pas de gadgets à utiliser, d'énigmes à résoudre, de passage bien corsé à aborder intelligemment, juste des salles et des couloirs avec des mecs à démolir tout au long du jeu. Les plus indulgents diront que ça a le mérite de se rapprocher du Bond version Daniel Craig, plus brutal et sans stylo à laser transformable en jet-pack ou cravate-parachute-lance-missiles, mais quand même, à jouer, c'est assez répétitif et chiant.

Quantum of Solace n'est certes pas le jeu le plus con et mal foutu auquel il m'ai été donné de jouer. En fait pour tout dire il n'y a rien qui donne vraiment envie de le détester avec force ; la maniabilité est un poil pénible c'est sûr, mais rien d'insurmontable. Et pourtant, même maintenant qu'il est à 5 €, je ne le conseillerais vraiment à personne, parce que c'est un jeu incroyablement insipide, monotone et ennuyeux. On court, on boxe, on court, on boxe, et vu le faible nombre de coups disponibles et le manque de variété des ennemis (en gros, les 2 ou 3 mêmes mecs clonés à l'infini), les combats se ressemblent tous et on a très vite l'impression d'avoir fait le tour de tout ce qu'il y avait à voir, malgré des tentatives dérisoires de donner un peu plus d'épaisseur à tout ça (youpi, Bond gagne des points d'expérience qu'on peut dépenser entre les niveaux pour améliorer ses capacités, et en combinant des cartes à jouer comme au poker on peut obtenir des bonus). Je dois avouer que je n'ai pas trouvé la motivation pour aller jusqu'à la fin du jeu voir si on affrontait juste un Mathieu Amalric normal ou un Mathieu Amalric en super-armure de cyborg avec des mitrailleuses lourdes pour que ça ait un peu plus l'air d'un vrai boss de fin de jeu. Pour ceux qui l'achèteront quand même, j'espère que c'est la 2ème option. Sinon, c'est sûr que c'est vraiment 5 € irrémédiablement gâchés.
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:17
Bon ben c'est formidable mes amis, ce blog ne s'est jamais aussi bien porté que depuis qu'il est à l'article de la mort du fait de ma grosse panne de PC qui m'empêche d'écrire depuis chez moi et me force à utiliser le temps de travail payé par vos impôts pour rédiger mes articles. Plein de visites, des commentaires, un blogrank qui n'était plus monté aussi haut depuis qu'Overblog a changé les méthodes de calcul des statistiques, une percée à la 46ème place des blogs de jeux, I'm the king of the world.

Ca risque quand même de continuer à tourner au ralenti par ici, mais en attendant que les affaires reprennent à un rythme normal, j'aimerais bien continuer à collecter de nouveaux votes pour le référendum, parce que là on n'est qu'à 6 avis (avec pour l'instant un léger avantage pour le maintien de la rubrique DVD) et que pour départager, ça fait peu. Donc si ce n'est pas déjà fait, un petit effort, c'est quand même pas si difficile de lâcher quelques mots avec un pseudo et une adresse mail. Merci.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:43
Sans surprise, Demolition Girl n'a pas détrôné War of the Monsters dans mon top des meilleurs jeux de monstres géants, mais j'avais un petit espoir que ce dernier épisode en date des aventures de Godzilla sur consoles se montre un peu plus convaincant dans le genre, même s'il est vrai que le gros lézard de la Toho n'a jamais eu beaucoup de chance dans les jeux vidéos depuis ses premières aventures sur NES. Pas très bien distribué en France depuis sa sortie mais trouvable autour de 10 € en cherchant bien, Godzilla Unleashed est un jeu de baston pour un à quatre joueurs dont le scénario reprend un schéma classique des films de monstres japonais : de fourbes aliens projettent d'envahir la Terre avec l'aide de créatures gigantesques et dévastatrices, mais les robots de la Force de Défense Mondiale et les géants bienveillants de l'Ile aux Monstres vont s'efforcer de leur barrer la route.

Très similaire dans son principe au War of the Monsters susmentionné, le jeu propose un mode "bagarre" qui permet de faire se fritter jusqu'à 4 monstres dans divers environnements (principalement urbains) dans des matchs par équipes ou chacun pour soi, et un mode "scénario" dans lequel on choisira une bestiole avant de l'envoyer aux quatre coins du globe affronter ses congénères pour la sauvegarde ou la domination de la planète selon le camp auquel elle appartient.

Seuls huit "daikaiju" sont proposés au départ mais comme dans tout jeu de ce type, on pourra en débloquer d'autres, jusqu'à atteindre la vingtaine. Les fans de cet univers ne devraient pas être déçus puisqu'en plus du Roi des Monstres, on retrouvera (presque) tous ses compagnons et adversaires les plus célèbres : Mothra, Rodan, Baragon, King Ghidorah, Gigan, la plupart des bébêtes farfelues chères aux amateurs sont là. On pourra néanmoins reprocher à la jaquette d'en mentionner plusieurs qui ne sont en réalité pas dans le jeu, comme Varan ou Biollante. En revanche, on a droit à une création originale approuvée par la Toho, Obsidius, fait de roche volcanique. Chaque monstre à ses propres attaques, des classiques coups de pattes ou de queue aux lasers, missiles, rayons atomiques et souffle de feu. Certains ont même des aptitudes spéciales comme le vol ou la faculté de s'enfouir puis se déplacer sous terre. Au total, la palette de coups n'est pas très impressionnante par rapport à un jeu de combat classique, mais plutôt pas mal pour un jeu de monstres géants si on compare à I Was an Atomic Mutant! ou, une fois de plus, à War of the Monsters.

Quand on lance le jeu en mode "Bagarre" avec un deuxième joueur histoire de s'échauffer, le premier bilan est plutôt satisfaisant : les "craignos monsters" ont de la gueule et les caractéristiques bien connues de leurs homologues cinématographiques (comme le cri de Godzilla ou l'illumination de ses plaques dorsales lorsqu'il s'apprête à cracher son rayon), et le fait de pouvoir piétiner des monuments célèbres dans des villes réelles (Sydney, San Francisco...) plutôt que des décors anonymes contribue à recréer l'ambiance des films. Les coups pleuvent, ça cogne, ça mord, ça se lance des buildings à la tronche, ça crache du feu, les immeubles s'écroulent tandis que les tanks et les hélicos de l'armée tentent en vain d'abattre les colosses, bref il y a de quoi bien se défouler entre fans de Godzilla. Et si comme moi, vous avez pour camarade de jeu quelqu'un qui n'est pas trop expert en jeu de baston, le relatif simplisme du gameplay vous évitera de vous retrouver trop vite tout seul face à l'écran suite à un "bon j'en ai marre, je perds tout le temps parce que je sais faire aucun coup spécial, j'arrête". D'autant que les créatures sont suffisamment résistantes pour éviter les matchs-éclair, ce qui laissera l'occasion de se ressaisir à un joueur en difficulté.

La légendaire Ile aux Monstres fait partie des environnements qui
deviennent accessibles en cours de partie.

Hélas, on déchante un peu au sortir de ces affrontements entre joueurs humains. Le mode "Scénario" n'est en effet pas une grande réussite. L'histoire elle-même n'est pas à blâmer : on a droit à du japonais sous-titré et à une intrigue dans le plus pur style des films, là encore de quoi plaire à un fan. Mais le déroulement de la campagne laisse plutôt perplexe. Celle-ci est découpée en jours et, chaque jour, divers lieux d'affrontements sont disponibles. On en sélectionne un, et on se retrouve transporté sur le théâtre des opérations, dans lequel on fera face à un à trois autres monstres. Jusque-là, rien à signaler. Sauf que malheureusement, le but exact de chaque niveau apparaît un peu flou lorsque l'on s'aperçoit que le jeu semble progresser de la même façon quel que soit le résultat obtenu. Choisir de ne pas combattre et se contenter de détruire les cristaux aliens, combattre et gagner, combattre et se prendre une branlée, au bout du compte il semble que ça ne change rien. Chaque fois, on passe au jour suivant, on va dans de nouveaux décors, on combat de nouveaux monstres, même en enchaînant les défaites ou les semi-échecs (genre s'allier à un deuxième monstre contre un troisième et se faire voler le privilège de lui porter le coup fatal). Il semblerait que seul le boss de fin doit obligatoirement être vaincu pour gagner le mode "Scénario", et qu'en dehors de ça, aucun autre combat n'ait de véritable importance.

Détruire ces grands blocs de cristal permettra à un monstre peureux de
remporter un niveau sans avoir à combattre ses congénères, mais les conserver intacts
est nécessaire pour accéder à certains pouvoirs spéciaux.

Pour ajouter à la confusion, il y a des jauges qui apparaissent de temps en temps en cours ou en fin de bataille, et rien pour indiquer à quoi elles servent. Il faut dire qu'il n'y a pas de didacticiel, et que même le mode d'emploi ne dit rien à ce sujet. On finira par deviner qu'il s'agit d'une espèce de baromètre "d'alignement" par rapport aux quatre factions du jeu, qui déterminera quelles créatures sont susceptibles de faire équipe avec le joueur en cas de combat à 3 ou 4. Par exemple, si l'on fait gaffe à ne pas trop détruire de bâtiments, l'affinité avec les monstres de la Force de Défense Mondiale (Jet Jaguar, Mecha Godzilla, etc...) augmente, tandis qu'à l'inverse si on les démolit sciemment, on s'attirera plus facilement la sympathie des Mutants (Destoroyah, Battra...). Un système qui n'empêchera cependant pas un allié de retourner sa veste en cours de baston s'il se prend trop de coups "perdus" et qui aurait mérité d'être expliqué d'une façon ou d'une autre. Dans le même ordre d'idées, il faudra également deviner comment s'activent les pouvoirs spéciaux obtenus en battant les monstres qui les ont absorbés puisque là encore, le manuel comme le jeu laissent le joueur se démerder seul. C'est vrai que carré + rond c'est pas très difficile à trouver mais quand même, quoi, merde.

Les différents lieux ne sont pas tous accessibles tous les jours de la campagne,
mais vous aurez généralement le choix entre plusieurs à chaque tour.

A défaut de garantir une progression plus rapide ou intéressante dans l'intrigue, mettre les monstres adverses KO dans le mode Scénario permet néanmoins d'engranger plus de points, qui s'utiliseront ensuite dans le "magasin" pour déverrouiller de nouvelles bêtes et de nouveaux théâtres d'affrontements pour le mode Bagarre. Et là, une fois de plus il y a de quoi grincer des dents car le moindre nouvel élément coûte excessivement cher. Certes, on pourra obtenir Moguera à 5.000 points, ou Mothra à 10.000, mais à de rares exceptions, chaque monstre ou lieu nécessite au bas mot 20.000 à 35.000 points. Pire, avant d'obtenir le droit d'acheter certains d'entre eux, vous devez d'abord raquer pour débloquer la faction à laquelle ils appartiennent ! Au final, pour accéder à la totalité du contenu, il faut compter plusieurs centaines de milliers de points. Sachant qu'un "bon" match en rapporte dans les 2.000, il y a de quoi être dégoûté du jeu longtemps avant d'avoir pu en profiter à 100%. Surtout qu'il n'y a que 4 fins disponibles au mode Scénario (une pour chaque faction) ; dans ces conditions, obliger le joueur à le recommencer 20 ou 30 fois est franchement débile. Certes, le mode Bagarre rapporte des points lui aussi, mais beaucoup moins ; autrement dit, ça permet de varier un peu les plaisirs mais pas de beaucoup accélérer le processus. J'ai rarement vu des conditions aussi frustrantes d'accès aux bonus dans un jeu de baston (et il y a pourtant des SvR bien laborieux en la matière).

La narration en images fixes fait un peu cheapos et le scénario est bateau,
mais il est également typiquement "godzillesque" et bénéficie d'un doublage japonais,
un plus pour les fans de ce cinéma si particulier qu'est le kaiju eiga.

Il y a, c'est vrai, des codes de triche disponibles sur le net pour régler le problème. C'est toujours un peu vexant d'en passer par là, mais difficile ici de s'en passer dans le cas présent. Mais il faut reconnaître que même avec les 20 monstres et 9 arènes à disposition, on n'est pas vraiment face à un grand jeu de baston. Comme je le disais plus haut, la palette de coups est assez limitée en comparaison d'un Tekken, d'un Soul Calibur ou d'un Virtua Fighter. Et malgré ça, le maniement des personnages n'est pas spécialement aisé puisque, en plus d'être particulièrement patauds (c'est un poil pénible, mais bon, reconnaissons que Godzilla n'est pas censé être un vélociraptor), les monstres ne répondent pas toujours très bien aux commandes. On se retrouve à utiliser un rayon alors qu'on essayait de tirer un projectile, ou à faire une prise alors qu'on tentait un enchaînement pieds-poings. On veut activer son mode "vol" et on se contente de sauter bêtement sur place. Ca n'est pas non plus le portnawak permanent mais c'est un petit peu crispant quand même par moments. Ne parlons même pas de l'absence d'une commande pour passer d'une cible à l'autre lors d'un combat contre plusieurs adversaires.

King Ghidorah, comme la plupart des monstres ailés du jeu,
ne vole hélas que très maladroitement.

Je mentirais en disant que je n'ai vraiment pas aimé Godzilla Unleashed, mais ça reste une déception. Malgré le plaisir d'incarner les stars en caoutchouc des séries Z nippones, difficile de faire abstaction des gros défauts, comme un mode Scénario absurde, la distribution au compte-gouttes de nouveaux monstres et le côté brouillon des combats eux-mêmes. Mais si vous êtes fan de monstres géants et que vous avez l'occasion d'y jouer plus souvent à plusieurs qu'en solo, il y a quand même de quoi passer de bons moments. C'est défoulant et l'ambiance est au rendez-vous. A ce niveau-là, le jeu est presque au coude-à-coude avec War of the Monsters en fait. Qui est un peu mieux réalisé peut-être c'est vrai, mais n'a que 10 monstres, qui ne sont que des "hommages" aux vrais dont dispose Godzilla Unleashed, et qui lui non plus n'est quand même pas beaucoup plus qu'un jeu bourrin pour se défouler à plusieurs.

La caméra peut se montrer un peu erratique : lorsque les protagonistent s'éloignent
les uns des autres, parfois elle recule pour les garder tous dans le même champ de vision,
mais parfois elle se fixe sur un seul d'entre eux.

Si le catch entre dinosaures radioactifs vous en touche une sans réveiller l'autre, si vous n'avez personne avec qui jouer, si vous cherchez un jeu de tatanes un peu pointu, ou si le prix affiché sur la boîte de Godzilla Unleashed dépasse de trop les dix euros, je ne me risquerai pas à vous le conseiller. Mais si comme moi vous êtes du genre à vous enthousiasmer comme un gosse à l'idée de recréer les affrontements immortalisés au cinéma par
Ishirō Honda et consorts, ET que vous avez un deuxième joueur sous la main, ET que vous dénichez le jeu pour un prix modique, laissez-vous tenter, c'est loin d'être un très bon jeu mais c'est rigolo quand même à petites doses, et c'est pas tous les jours que vous pourrez piétiner Tokyo ou New York dans la peau d'un ankylosaure de 150 mètres ou d'une hydre à trois têtes mais sans bras.
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:51
Le portage DS de Jagged Alliance est en train de devenir le Duke Nukem Forever de la portable de Nintendo. En attendant, c'est vrai que ce ne sont pas les jeux de stratégie au tour par tour qui manquent sur la console, mais dans le même genre que le titre mythique de Sir-Tech Software, c'est-à-dire avec des affrontements à l'échelle d'une simple escouade et pas de bataillons, pas grand'chose à se mettre sous la dent. Du coup, même si le jeu n'avait reçu que des critiques assez tièdes à sa sortie (une époque révolue où la DS avait droit à des portages de jeux PSP comme celui-ci ou Star Trek Tactical Assault, et pas seulement à Léa Passion Babysitter) et même si en dehors de Dawn of War et de ses add-ons sur PC je ne suis ni fan ni même super familier de la licence Warhammer 40K, j'ai acquis ce Squad Command que vous pourrez vous-mêmes trouver assez facilement en magasins pour une dizaine d'euros.

L'histoire est bien entendu celle d'une bande de croisés nazis de l'espace partis conquérir une planète couverte de ruines et de déserts pour la gloire de l'Empereur et qui se heurte à une bande de satanistes vikings de l'espace qui veulent leur faire la peau parce qu'apparemment la colonisation de cette planète pourrie est d'une importance capitale pour eux aussi. Bon le scénario n'est pas très intéressant ni très développé, en gros c'est juste un prétexte à 15 échauffourées entre les dark vadors bleus et les dark vadors violets. Qui sont donc les deux seules factions disponibles, ce qui pourra décevoir les fans du jeux de figurines à peindre ainsi que ceux qui aiment un peu de variété dans leurs jeux de stratégie.

Chaque mission place le joueur aux commande d'une escouade de six unités. Au début, ce ne sont que de simples scouts, qui seront petit à petit remplacés par des space marines, plus résistants, et qui eux-mêmes se verront bientôt adjoindre un véhicule (tank ou autre, selon les niveaux), puis par des Space Terminators. Chaque unité dispose d'un certain nombre de points d'action, qui seront dépensés pour se déplacer ou utiliser une arme à feu ou de corps-à-corps. Conserver des points d'action au moment où l'on décide de terminer son tour permet de garder ses hommes sur le qui-vive, afin qu'ils puissent interrompre le tour de l'adversaire et lui tirer dessus si jamais celui-ci devait apparaître inopinément dans leur champ de vision. Mais choisir de dépenser tous ses points a également des avantages évidemment : tirer plus fois, viser plus précisément, ou se replier plus loin si les choses tournent mal.

Les habitués des Jagged Alliance, Silent Storm et autre Fallout Tactics n'auront aucun mal à comprendre les mécanismes de Squad Command, très similaires à ceux de ses glorieux aînés. Malheureusement, ils sont également très simplifiés par rapport à ceux-ci. Le jeu est en effet basique au possible ; en dehors de ce que j'ai déjà décrit, il n'y a pas grand chose à dire de plus. Les soldats ont tous des capacités identiques et ne gagnent pas d'expérience au fil des missions. Il n'y a pas véritablement d'inventaire à gérer, juste une arme secondaire et une quantité de munitions à sélectionner avant chaque mission. Impossible de se soigner, impossible de ramasser les armes d'un allié ou ennemi mort. Impossible de grimper sur quoi que ce soit, d'enjamber les obstacles, de courir, de ramper. Marcher, s'accroupir, avancer accroupi, utiliser une arme, les possibilités offertes aux unités se limitent à ça.

Malgré ça, Squad Command a quand même des qualités susceptibles de procurer un certain plaisir aux fans du genre. D'abord tout simplement le fait que sur cette console, il est un peu unique dans sa catégorie : il y a pas mal de "Advance Wars-like" sur DS, mais pas trop de jeux d'escouade comme ça. Là comme ça de mémoire je ne pourrais même pas vous en citer un seul autre, en fait. Du coup, c'est un peu comme pour Command & Destroy. Enfin, en mieux quand même, parce que sans être un chef-d'oeuvre Squad Command n'est pas du tout moisi comme Command & Destroy. Mais au-delà de ça, on pourra être séduit par l'ambiance assez tendue des missions. La supériorité numérique et la puissance de feu de l'ennemi, dans un décor entièrement destructible où toute cachette n'est que temporaire, obligent à se montrer à la fois super prudent et super offensif. Aussi bien les murs que les fantassins ne résistent pas longtemps aux armes lourdes, dont l'ennemi n'hésite jamais à se servir. Comme en plus l'IA n'est pas trop conne, réussir à tirer vivante son escouade des coupe-gorges où elle se retrouve chaque fois plongée se révèle souvent un défi plus intéressant que trouver LA solution unique menant à la victoire sur une carte de fin de campagne d'Age of Empires: Mythologies. Malgré les limites citées plus haut, le jeu a une vraie dimension stratégique, il faut apprendre à utiliser l'environnement qui peut se montrer particulièrement retors, à bien sélectionner l'arme secondaire de chaque membre de l'escouade pour les faire ensuite coopérer efficacement.

Mais en définitive, les défauts restent trop nombreux pour conseiller le jeu sans la moindre réserve. Déjà, il est court. Je ne le qualifierais pas de facile, mais il n'y a qu'une seule campagne de 15 missions qui ne résistera pas longtemps à un joueur aguerri. Certes on peut rejouer les niveaux pour obtenir un meilleur score, mais ça n'augmentera pas beaucoup la durée de vie, pas plus que le mode multijoueurs puisque, comme avec la plupart des jeux en dehors de quelques gros succès à la Mario Kart, c'est le désert à toute heure sur le wifi Nintendo. A part ça, il n'y a donc que 2 factions, très similaires, et disposant chacune d'assez peu d'unités différentes (moins d'une dizaine). On a également assez vite fait le tour des armes, d'autant plus que certaines sont d'une utilité discutable. Les derniers niveaux, du fait de l'apparition d'un char à la puissance considérable dans l'escouade, se montrent d'une facilité assez décevante. On est censé pouvoir utiliser le stylet, mais c'est tellement mal foutu qu'on se rabattra vite sur les boutons ; ça n'est pas rédhibitoire, mais dans la mesure où un contrôle parfait à l'écran tactile est tout à fait possible dans d'autres jeux, on apprécierait que plus de développeurs se donnent la peine de travailler là-dessus, même quant il s'agit de portages de jeux PSP.  D'autant que le contrôle au boutons n'est pas non plus d'une précision exemplaire ici. Enfin, il est impossible de déplacer la caméra, ce qui est parfois un peu pénible lorsque les unités se trouvent derrière une paroi pas encore abattue (même si on peut les apercevoir par transparence).

Choisir d'acheter ou non Squad Command dépendra donc de votre intérêt pour le genre (plus que pour l'univers Warhammer 40K d'ailleurs je pense) et du prix auquel vous le trouverez. Personnellement je ne regrette pas les 4 € que j'ai investis dedans et je pense que si vous êtes vraiment en manque de jeux à la Jagged Alliance, vous pourrez y mettre jusqu'à 10-12 € sans avoir l'impression de vous faire voler, surtout si vous pouvez convaincre quelques potes de se l'acheter aussi pour y jouer à plusieurs. Heureusement, le jeu est bradé presque partout donc vous avez de grandes chances de pouvoir vous le procurer au prix qu'il mérite. Mais si vous êtes du genre exigeant et qu'on vous en demande plus de 15 euros, attention, vous risquez une déception.
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