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  • : Cheap Games, le blog des joueurs radins
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 08:35
Vous savez, j'ai beau savoir que CheapGames n'est qu'un pauvre blog miteux perdu dans le fin fond de nulle part, qui ne parle quasiment que de jeux ratés et minables, n'attire qu'une vingtaine de personnes par jour dont les trois quarts sont à la recherche de la solution du taquin du dollar de Safecracker ou d'une façon de débloquer des catcheurs et des prises dans SmackDown vs Raw 2009 ou TNA Impact! et repartent déçus sans avoir lu un seul article, ne reçoit quasiment jamais aucun commentaire (le dernier émanait de quelqu'un qui voulait en fait faire la pub de son blog à lui), n'est classé que 56ème dans la catégorie Jeux Vidéos d'Over-Blog derrière des trucs sur Second Life, je dois dire que je suis quand même fier de ma création. Pas seulement parce qu'elle m'a permis de réaliser à 31 ans un rêve idiot que j'avais depuis mes 13 ans en décrochant des piges dans un vrai magazine papier sur les jeux vidéos, ou de démontrer au monde incrédule qu'il était possible de terminer le 1er niveau de FBI Hostage Rescue. Mais aussi parce que je peux me vanter d'être devenu une sorte d'Indiana Jones de la perlouze vidéoludique, capable de dénicher les titres les plus méconnus du marché, sur lesquels aucun testeur professionnel n'a jamais écrit.

Dark Apes par exemple, avouez que c'était de la fameuse trouvaille, ça. Même JeuxVideo.com, à qui l'on peut reconnaître au moins une qualité tout de même, celle de ne pas rechigner à consacrer une page aux plus obscures sorties qui seront négligées par le reste de la presse (on croit avoir débusqué de l'inédit en extirpant fièrement un EuroCops d'un bac de soldes, et on s'aperçoit qu'il est déjà chroniqué chez eux depuis belle lurette), n'en a jamais entendu parler, de celui-là. Eh ben voilà, Dark Apes il est chez moi, c'est un peu mon urne de Nurhachi, ma pierre de Sankara, et toute cette sorte de choses. Alors prends ça dans tes dents, JeuxVideo.com, ça t'apprendra à avoir mis 14/20 à The Fall: Last Days of Gaia qui t'avait comme par hasard sponsorisé ta page d'accueil à l'époque, enfoiré de bâtard.

Enfin tout ça pour dire qu'aujourd'hui c'est avec beaucoup d'émotion que je deviens le premier site internet dans tout l'univers à consacrer un test à Empire & Conquest, une production signée IceHill à qui l'on doit des jeux sur Tarass Boulba et les Trois Mousquetaires, éditée par Akella à qui l'on ne doit plus rien de bien depuis Sea Dogs, et distribuée dans notre beau pays par l'inénarrable firme au singe, j'ai nommé Anuman Interactive, qu'on ne présente plus. Certes, vous trouverez bien quelques vieilles news datant de l'époque où le développeur faisait circuler des screenshots du jeu sous son titre original, Empire Above All. Depuis, le nom a changé pour l'exportation, probablement parce qu'un titre évoquant Deutschland Über Alles sur une jaquette ornée d'un aigle aurait pu être considéré comme un peu tendancieux. Mais que ce soit en tant que Empire Above All ou Empire & Conquest, il n'y a jamais eu aucun test nulle part chez personne. Cherchez pas juste pour me faire chier, ok ? Je suis le premier, un point c'est tout. Attachez vos ceintures, le Capitaine Kirk du produit russe pour gamme budget vous emmène au-delà des frontières de l'inconnu...

Des Space Marines qui capturent un drapeau : non, ce n'est pas un add-on amateur
pour le 1er Dawn of War mais bien le jeu le plus méconnu du monde, Empire & Conquest.


Présenté comme un jeu de stratégie par son luxueux boîtier carton de la collection Argent à 10 € (soldée 3 € cet été), Empire & Conquest
est en fait un hybride mêlant hack & slash et pseudo-STR, un peu comme un Spellforce dans l'espace. On y contrôle un héros qui acquiert des points d'expérience au fil des tueries et dont la mort entraîne la défaite. Chaque fois qu'il monte de niveau, on peut choisir d'améliorer ses capacités de combat ou d'étoffer sa petite escouade. On disposera en effet d'une sorte de garde personnelle pour le héros, des soldats qui le suivront partout et aux aptitudes diverses, l'infirmier, le grenadier, l'artificier... Notons au passage que, contrairement à Spellforce, ici le héros n'est pas une création du joueur mais un personnage imposé, le lieutenant Patrick Vogel, car c'est important pour un super soldat d'avoir un nom qui en jette, demandez donc à ce brave Claude Boulet.

En mode hack & slash, la caméra colle l'action de près, parfois même trop.

Empire & Conquest se joue donc partiellement comme un jeu d'action, façon Diablo futuriste, mais la capture de drapeaux, possible sur certaines cartes, fera passer le jeu en mode stratégique. On pourra alors faire appel à de nouvelles unités de soutien, indépendante du Lieutenant Vos Gueules et de son équipe, et construire des tourelles de défense. A ce niveau, le jeu ne brille vraiment pas par sa richesse : 3 types de soldats, 2 types de véhicules, c'est un peu faible comparé à la moyenne des STR. Leur introduction dans le jeu permet en tout cas à notre héros d'avoir plus de boucliers humains autour de lui pour pouvoir s'en prendre à de plus grands groupes d'ennemis sans se faire tuer. C'est pas vraiment très "stratégique", la meilleure méthode est toujours d'écraser l'adversaire sous le nombre, mais soyons honnête, c'est un peu le cas avec beaucoup de vrai jeux dits de stratégie.

Les Octopus, l'une des 3 factions du jeu, sont censés ressembler à des pieuvres,
mais rappellent plutôt la créature des films Alien avec un canon laser greffé sur un bras.


Alors qu'on traverse le mode Campagne, le moins qu'on puisse dire c'est qu'Empire & Conquest ne réinvente pas l'eau chaude. En dehors de son principe, certes pompé sur Spellforce avec un soupçon de Dawn of War mais tout de même pas si courant, il ne fait pas beaucoup d'efforts au niveau originalité. Ca pique à droite, à gauche, à Warhammer 40.000, à Starship Troopers... L'action est assez répétitive, on clique pour décalquer des dinosaures, on clique pour décalquer des insectes géants, on clique pour décalquer des bestioles genre singes extraterrestres... Le contenu est assez pauvre : même pas de mode escarmouche solo, une seule et unique campagne d'à peine douze niveaux, trois factions dont deux uniquement jouables en mode multi (et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas une très grosse communauté de fans prêts à se lancer dans des parties endiablées d'E&C à plusieurs), très peu d'unités par faction, il y a vraiment de quoi se lasser très vite.

Même le héros semble avoir été "emprunté" à ce vieux pétard mouillé
que fut Mace Griffin, Bounty Hunter.

Comme si ça ne suffisait pas, le jeu est plombé de bugs bien pourris. L'IA fait souvent faire n'importe quoi aux monstres, parfois ils fuient sans raison, parfois ils semblent poursuivre une proie imaginaire, parfois ils s'immobilisent et se laissent tuer sans plus réagir. Parfois, on se retrouve bloqué en mode hack & slash alors qu'on devrait être en mode STR et les unités de soutien restent inertes et incontrôlables. Parfois le contrôle de l'escouade foire lamentablement, on appuie sur l'icône de capacité spéciale de son compagnon (par exemple, l'icône de soin de l'infirmier) et au lieu de déclencher cette capacité, ça duplique le compagnon en question. Bref, du grand n'importe quoi. J'ajoute qu'à chaque fois que je suis sorti du jeu et que j'ai voulu le relancer, j'ai eu un message d'erreur et qu'il m'a fallu tout réinstaller, et que j'ai également été victime de bons gros plantages obligeant à redémarrer l'ordi. Ca aurait mérité un bon gros patch tout ça, mais apparemment ni IceHill ni Akella n'ont jugé que ça en valait la peine.

Allez, reconnaissons une petite qualité au jeu : un petit effort a été fait pour
proposer des environnements bien différents d'un niveau sur l'autre.


J'ai déjà joué à pire, alors j'aurais presque aimé pouvoir dire un truc gentil du genre "C'est dommage, si les bugs avaient été corrigés ça aurait pu être un petit jeu bien sympa", mais non, même sans bug ça n'aurait été qu'un petit jeu assez médiocre sans grand intérêt. Comme je l'ai dit, Empire & Conquest manque cruellement d'originalité, de contenu, de profondeur. Tout ce qu'il a à offrir a déjà été vu ailleurs, en mieux fait, et comme ses principaux modèles sont eux aussi disponibles à bas prix, et bien plus réussis et divertissants, je ne peux malheureusement pas dire qu'il s'agit d'une petite curiosité qui mérite de sortir un peu de l'anonymat, c'est juste un de ces produits ratés qui ne dépare pas du reste du catalogue Anuman Interactive.

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Published by Toxic - dans Test (PC)
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commentaires

Fred 30/07/2009 21:44

Moi, je te lis et j'adore. J'aime bien fouiner dans les rayons de jeux vidéos et je suis curieux de tous ces jeux merdiques mais je n'ai pas le courage de les acheter et de me foutre de leur gueule. Donc en gros, tu réalises mes rêves. Merci. Bonne continuation.

Toxic 31/07/2009 15:56


Aaaaah ouais, un fan !!! Bon je continue, alors.