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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:14
Tiens vous avez remarqué mais après avoir pratiqué le temps de quelques épisodes un matraquage encore plus intensif qu'au début sur le fait que Tomb Raider, c'était le jeu avec la meuf avec les gros nichons, voilà que pour Underworld, le dernier jeu de la série à ce jour, Eidos semble lever un peu le pied : le nom de Lara Croft a disparu du titre, et  le visage de l'héroïne n'apparaît même plus sur la jaquette. Mais il faut croire que cette tentative de se refaire une virginité après des années d'égarements n'a pas été un franc succès commercial puisque le jeu est désormais soldé sur presque tous les supports à peine 6 mois après sa sortie.

C'est donc à 10 € que vous pourrez acquérir cette version DS si le coeur vous en dit. Le portage n'a pas été réalisé par les gens de Crystal Dynamics eux-mêmes, il est signé Santa Cruz Games, dont on pouvait craindre le pire au vu de leur CV de mercenaires du jeu à licence pour gosses : E..T., Dora l'exploratrice et Les 101 Dalmatiens 2 sur PSOne, Gang de requins et Madagascar sur PC, Superman Returns et Godzilla Unleashed sur DS... Pas vraiment de quoi faire les fiers. Leur Tomb Raider est-il pour autant une resucée de Dora l'exploratrice avec une skin Lara Croft ?

Bien que les graphismes soient en 3D (et plutôt pas vilains du tout d'ailleurs, comparés à ceux de Star Trek, Dead'n'Furious ou Splinter Cell), c'est un jeu de plates-formes en vue de profil à la manière des épisodes sortis il y a quelques années sur Game Boy Color. Il reprend je suppose l'intrigue de la version PC et consoles de salon à travers une série de petites vidéos qui paraîtront sans doute un peu absconses à ceux qui n'ont pas précédemment terminé Legend et Anniversary. Lara est à la recherche d'Avalon dans l'espoir d'y retrouver sa mère, mais découvre en fait Niflheim, haut-lieu de la mythologie nordique, dans lequel elle s'empare d'un bracelet de Thor, et comme elle est du genre collectionneuse, elle va ensuite voyager autour du monde pour retrouver le reste de la quincaillerie du dieu du tonnerre.

Le câble à grappin magnétique introduit par Legend est de retour.

Sans grande surprise, on saute sur des trucs, on escalade des machins, on flingue des bêtes sauvages et des mercenaires, on abaisse des leviers, on ramasse des objets rares, des armes et des trousses de soins.  Le fan de la série pourra dans un premier temps y trouver son compte : c'est mignon, c'est pas mal fait, Lara dispose d'un éventail de mouvements respectable et répond bien aux commandes... Mais alors que les niveaux s'écoulent, on n'en finit plus d'attendre d'être enfin emporté dans une grande aventure épique... On aimerait bien que ça ait un peu plus la saveur des meilleurs Tomb Raider, mais la sauce ne prend pas vraiment. Les niveaux sont courts, construits sans grande originalité ; on ne tombe jamais sur un piège bien sournois, une énigme bien corsée, un passage bien coriace. Les objets bonus sont faciles à trouver, les sauts faciles à réussir, et le mini-jeu d'ouverture des coffres (un genre de tangram) est certes fastidieux du fait d'une gestion douteuse du stylet et de l'écran tactile, mais lui non plus pas bien difficile. Tout se traverse très vite (vous ne devriez pas en avoir pour beaucoup plus de 5 heures à finir le jeu), on aimerait bien rencontrer un peu plus de résistance.

L'écran tactile est rarement utilisé mais
se montre très capricieux lors du mini-jeu des coffres


Non parce que c'est pas que je sois maso comme garçon, mais tout de même, un Tomb Raider ne devrait pas ressembler à une promenade de santé comme ça. Où est la sensation de danger ? L'impression, parfois, d'être un peu perdu au milieu d'un endroit inconnu et mystérieux ? Je me doute bien qu'après tant d'épisodes et d'errements, retrouver le charme et la fraîcheur de l'original est problablement impossible, surtout sur une console portable, mais Underworld ne donne pas l'impression que ses développeurs aient réellement essayé, de toutes façons. Malgré le retour de Jacqueline Natla (souvenez-vous !), le tombeau de Qualopec ou le palais de Midas sont bien loin ; les nouvelles péripéties de la petite poupée à plantureuse poitrine sont ici bien pépères, peu palpitantes. Il arrive tout de même qu'on meure, mais la plupart du temps c'est parce que l'écran est trop petit, qu'on tente un saut sans savoir avoir pu voir où ça allait mener, et qu'on se retrouve dans le ravin. Ca reste vraiment rare, et c'est un peu frustrant. Je ne dis pas que ça aurait été plus sympa d'avoir l'occasion de mourir 300 fois de suite en ratant le même saut quasi-impossible, mais priver ainsi le joueur du plaisir de surmonter quelques obstacles particulièrement ardus le long du chemin, c'est sacrément dommage.

Ne vous inquiétez pas, même si vous ratez votre saut vers la corde,
vous tomberez 2 mètres plus bas sans bobo et vous pourrez réessayer tout de suite.


Le jeu n'est pas foncièrement déplaisant, mais honnêtement, il est vraiment loin d'être passionnant. Trop linéaire et trop facile, il a peu de chance de garder scotché à sa DS même un inconditionnel de l'héroïne en short. En tant que fan, je dois avouer que c'est une grosse déception, d'autant plus que ça n'est même pas comme si c'était visiblement une merdouille bâclée et mal foutue, c'est seulement le produit fade et sans âme d'un studio peu inspiré. Disons que si vous partagez votre console avec un joueur débutant, ça fait de quoi lui faire un petit cadeau sympa qui l'occupera une poignée d'heures, ce qui pour 10 € n'est pas une trop mauvaise affaire. Mais ça reste une cartouche loin d'être indispensable.

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