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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 04:57

En l'honneur du 24ème anniversaire de WrestleMania qui s'achève en ce moment même (dommage que personne n'ait dit à temps aux gens de la WWE que si on démarre avec WrestleMania 1 en 1985 et qu'il n'y a pas eu de WrestleMania 0 en 1984, WrestleMania XXV en 2009 n'est PAS le "25ème anniversaire de WrestleMania" comme ils l'annoncent fièrement depuis des mois), je conclue mon petit "dossier" sur les jeux de catch de la PS2 avec ce titre de Konami qui entendait sans doute plus certainement surfer sur le succès des Dead or Alive que concurrencer les WWE SmackDown. Sorti chez nous en 2005, il s'agit d'un jeu de catch 100% féminin basé non pas sur une authentique fédération féminine comme Shimmer, Queens of Chaos ou encore la toute nouvelle Wrestlicious qui s'annonce fabuleuse, mais sur des personnages fictifs.

 

Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler du jeu et qui malgré la jaquette auraient encore un doute, Rumble Roses annonce la couleur dès sa vidéo d'intro : le jeu s'adresse moins à l'amateur de catch lambda qu'au puceau en rut qui veut voir de la bombe sexuelle en petite tenue se secouer les seins. Ca ne signifie pas automatiquement que c'est un mauvais jeu mais ça amène forcément à se dire que le gameplay a sans doute été moins soigné que la plastique des héroïnes.


Comme pour la plupart des simulations de catch de la console hors-WWE, on ne peut pas dire que Rumble Roses offre pléthore de modes de jeux, de types de matchs et de personnages disponibles. Match d'exhibition ou carrière... Match simple, dans la boue, ou pour le titre de championne... 11 catcheuses... On n'a pas vraiment l'embarras du choix. L'effectif s'étoffe par la suite quand on débloque l'alter ego négatif ou positif de chacune des filles, portant le total à 22, mais ça reste assez pauvre.


L'accent est mis sur les personnages et leur histoire. Les "Roses" ont pour la plupart l'air de s'être acheté un costume de scène de strip-teaseuse après avoir été recalées au casting de Tekken 5, puisqu'on trouvera une ninjate, une sous-Christie Monteiro, une quasi-Julia Chang... Pour faire bonne mesure, il y a aussi un genre de Tina Armstrong de DOA, et pour le reste, les filles semblent sorties d'un catalogue de films dont les titres se finiraient tous par ...est une cochonne : l'infirmière, la prof, l'écolière, la pom-pom girl... Evidemment, tout ce petit monde est (peu) vêtu de tenues sobres et de bon goût. Autant dire que si votre copine/femme n'a qu'un sens de l'humour minimum vis-à-vis de certaines choses, c'est un jeu auquel vous préférerez jouer en cachette. Idée originale et que j'évoquais au paragraphe précédent, chaque personnage a deux facettes, "gentille" et "méchante", tout comme un vrai catcheur peut être dans sa carrière un "babyface" puis un "heel" ou l'inverse. Ici donc la noble cavalière mongole devient un cruel fléau des steppes, la petite rockeuse rebelle se mue en douce majorette, la vaillante shérif devient une fliquette corrompue, etc. Le changement de personnalité s'accompagne évidemment d'un changement de nom et costumes, mais également d'une nouvelle panoplie d'attaques. Des scénarii palpitants expliquent au joueur ce qui pousse toutes ces donzelles à venir s'entredéchirer sur les rings, servis par des dialogues subtils, là comme ça de mémoire je peux vous citer "Où est-ce que tu as trouvé d'aussi beaux nichons ?" ou "Ton corps est parfait pour mes expériences", vraiment la grande classe.

 

Le gameplay est relativement classique, c'est du Smackdown "light" (parce qu'il y a assez nettement moins de possibilités, il faut avouer), mais avec un soupçon de piment. On peut cogner, attraper, exécuter diverses prises empruntées aux répertoires du catch américain, de la lucha libre et du puroresu japonais. Attaques et provocations réussies remplissent une jauge qui, chaque fois qu'elle est pleine, donne le droit de tenter une fois l'un des deux "finishers" de sa catcheuse. Les dégâts sont localisés, et s'acharner sur une certaine partie du corps de l'adversaire permettra d'entraîner plus facilement l'abandon de l'adversaire en utilisant la prise de soumission adéquate. A part ça on peut aussi gagner par compte de 3. Et pas par KO. Vous entendez ça, Def Jam Vendetta et Backyard Wrestling 2 ? PAS DE KO ! C'est du catch bordel. Au catch il y a un compte de 3. Les matchs dans la boue n'offrent pas trop de différences (en dehors du fait que les filles catchent en bikini et que les corps se salissent), il n'y a pas de cordes pour rebondir dessus, et seulement 2 coins où grimper pour un plongeon, mais c'est à peu près tout.

 

Mais comme Rumble Roses assume assez bien son côté "jeu de pervers", il apporte sa petite touche de fantaisie à tout ça. Beaucoup de mouvements, et les angles de caméra qui les accompagnent, ont clairement été choisis pour mettre en valeur le physique es protagonistes, les amener à se retrouver les quatre fers en l'air, la culotte au vent, le nez dans l'entrejambe de l'adversaire... Tout ça n'est pas complètement gratuit, puisque certaines prises mettant la victime (et même parfois l'attaquant) en posture particulièrement fâcheuse remplissent un petit coeur qui sert de jauge "d'humiliation". Et quand le coeur est tout rose, youpi, on peut utiliser un "Humiliation Move" à la place de son finisher, une prise censée mettre particulièrement la honte à celle qui la reçoit, mais qui comme tout le reste est surtout un prétexte pour montrer des fifilles en petite tenue en train de se tripoter mutuellement.


Tout cela n'est évidemment pas très fin, pour ne pas dire assez couillon. Cela dit, après 3 jeux de catch franchement ternes testés ces jours-ci, j'ai trouvé Rumble Roses raisonnablement divertissant. Entendons-nous bien, ça ne vaut clairement pas un vrai bon SvR, à tout hasard la version 2007. Bien sûr c'est con, c'est très limité, on se lasse avant d'avoir tout vu, les contrôles ne sont pas franchement au top, et il y a quelques défauts bien relous, comme l'obligation de devoir constamment re-débloquer les personnages en mode Exhibition. Mais à côté de ça, c'est pêchu, un peu original, quand même pas trop mal fait, et finalement sauvé par ce côté complètement éroti-concon débilo-nanaresque qui le rend sympathique, comme un film de Russ Meyer tarte mais rigolo. Je ne vous conseillerai pas de le rechercher activement dans les bacs d'occaz, mais si vous tombez dessus à très bas prix et que vous ne vous estimez pas encore au-dessus de ce genre de conneries, il y a quelques bons moments à passer avec Rumble Roses.

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