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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 20:05


Il faut bien reconnaître que si l'on peut douter que ce jeu PC de 2007 ait réellement été "élu n°1 des jeux Amiga les plus influents" comme l'affirme fièrement le sceau rouge en haut à droite de sa jaquette, en revanche il y a un élément de celle-ci sur lequel on ne peut pas dire qu'il y ait contestation possible : effectivement, les héros ne meurent jamais. Je pourrais être prétentieux et me citer moi-même comme preuve, mais je vais rester modeste et prendre tout simplement Defender of the Crown comme illustration de ce fait. En voilà un qui décidément, ne mourra jamais. Tel Prométhée et son foie qui repousse pour nourrir les charognards, ou plus proche de nous, telle la licence StarShip Troopers réexploitée à intervalles réguliers pour faire des jeux cacas ou un direct-to-DVD de plus, DotC est increvable et peu importe le nombre de fois qu'on le collera au fond du bac d'invendus, même enfoui sous des piles de Speedball 2, il ressurgira toujours et nous enterrera tous. Tenez, je vous parie qu'on verra dans quelques années un Defender of the Crown: Modern Warfare dans lequel vous devrez aider James Bond à bouter les islamiss' hors d'Albion pour remettre Elizabeth II sur le trône. Non remarquez ce serait trop audacieux comme modernisation. Mais si ça se fait quand même, je veux bien 5% sur les ventes pour avoir eu l'idée le 1er.

Mais bon on ne va peut-être pas refaire 17 paragraphes là-dessus dans la mesure où j'ai déjà longuement parlé de ça lors du test du
portage GBA et du précédent remake PC et que j'ai l'impression de vous avoir redit la même chose mot pour mot. Concentrons-nous plutôt sur cette nouvelle version sortie l'année dernière par Big Ben et développée par un studio brésilien à qui l'on doit des titres aussi mémorables que Burger Island ou Rubik's Cube Challenge. Ah, si le Brésil se met à enlever le pain de la bouche des pays de l'Est maintenant en développant à leur place les jeux miteux pour rayons budget, mais où va-t-on, ma bonne dame, je vous le demande ?

Le principe du jeu reste inchangé : dans la peau d'un seigneur en quête de pouvoir, il faut conquérir l'Angleterre à la fois en déplaçant son armée sur une carte à la Risk, mais aussi par le biais d'une série de mini-jeux variés. Tournois, duels à l'épée, assauts à la catapulte, recrutement de nouveaux soldats et construction de nouvelles forteresses, les ingrédients habituels du classique de Cinemaware sont présents à l'appel, pas de surprise à ce niveau-là.

Graphiquement, le menu de sélection du personnage est à peu près le seul élément
paraissant moins vieillot que la version de 1986.

Mais ce qui frappe immédiatement avec ce énième remix, c'est à quel point il est cheap. La
version "Robin Hood" n'était certes pas très impressionnante, mais témoignait quand même d'une certaine volonté de moderniser un peu la formule, notamment par le biais de sa mise en scène, avec une intrigue nettement plus développée qu'à l'accoutumée, de nombreux dialogues entre les personnages, des graphismes un peu plus pimpants. Rien de tout ça ici où vous n'aurez même pas droit à une petite cinématique d'intro pour situer un peu le contexte à ceux qui n'auraient jamais tâté d'un DotC. Le jeu de 2007 se révèle graphiquement inférieur à celui de 2003, ce qui fait quand même de la peine, même à un garçon comme moi qui ne suis pas du tout superficiel. Enfin quand même quoi merde, ils n'ont même pas inclus la fameuse musique d'intro du jeu !

Le célèbre bandit en collants est moins présent ici que dans Robin Hood: Defender of the Crown,
et c'est bien dommage car il se serait senti comme un poisson dans l'eau dans la seule
épreuve inédite du jeu, la compète de tir à l'arc.


Et pour le gameplay, alors ? Eh bien, les développeurs ne se sont pas plus foulé que leurs prédécesseurs, et cette nouvelle version est résolument tournée vers le passé. Mais là où c'est quand même très fort, c'est qu'ils ont réussi à pondre un système qui soit à la fois moyenâgeux, et à la fois pas vraiment fidèle au jeu d'origine. On retrouve les diverses séquences bien connues des fans, la joute, le raid, la bataille rangée, mais elles se jouent différemment de ce que l'on a pu voir de par le passé, mais ça reste primitif. Et, au bout du compte, moins marrant que peut l'être l'original pour les nostalgiques.

Comme toujours, on peut s'infiltrer dans le château d'un adversaire pour lui faire les poches.
Cette fois, ça se joue sous la forme d'un genre de chicoumi tout naze.

Les Héros ne meurent jamais introduit tout de même, pour se donner bonne conscience, deux ou trois nouveautés assez dérisoires, comme une compétition de tir à l'arc ridiculement facile, qui remplacera avantageusement le tournoi habituel pour ceux qui ne sont pas doués pour la joute à cheval. On trouvera aussi un système de cartes à jouer à utiliser lors des batailles (au tour par tour) et donnant des bonus et malus aux troupes en présence, à la manière d'un jeu comme
Battles of Prince of Persia. Du coup, ces affrontements sont un poil moins pourris que dans les précédentes versions, mais malheureusement, les développeurs sont restés fidèles à leur paresse naturelle et n'ont pas du tout creusé cette idée pour en faire quelque chose de vraiment intéressant, et ce n'est donc pas ça qui relèvera le niveau.

Les combats entre armées se font maintenant au tour par tour et à l'aide de cartes.
Un nouveau système qui aurait mérité d'être bien plus travaillé.

En définitive, le jeu est inférieur à son précédent remake qui, déjà, n'était qu'un honnête jeu à 1 € pour nostalgiques, mais sans plus. Quand on pense qu'en dehors de quelques boutiques se décidant à le solder à 5 €, Les Héros ne meurent jamais est normalement vendu 30 €, il y a comme un gros problème vu le peu d'efforts et d'argent investis dans sa réalisaton. C'est moche, c'est poussiéreux, c'est paresseux et on ne s'y amuse pas une seconde. Aucune chance que ça puisse séduire les fans de l'original ni ceux qui n'y ont jamais joué ; à des prix voisins, on peut avoir Medieval II: Total War ou Heroes of Might & Magic V et à moins de ne pas avoir changé de PC depuis le siècle dernier, il n'y a vraiment aucune raison de les snober au profit d'un machin aussi mal foutu et dénué d'ambition. Et si vous voulez vraiment vous replonger dans un Defender of the Crown, préférez-lui la version Robin Hood, voir l'original sur un émulateur, mais ne gâchez surtout pas vos sous dans cette arnaque.

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Published by Toxic - dans Test (PC)
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