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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 10:27
Comme je le faisais remarquer encore récemment, non, ce blog n'est pas là pour tester exclusivement des trucs moisis pour le plaisir d'en dire du mal. Le but est d'essayer d'aider le joueur ne disposant que d'un budget jeux serré à faire le tri entre le bon et le mauvais parmi ce qu'on peut trouver dans les collections à petit, voire tout petit prix. Et même s'il est de plus en plus rare de trouver des chefs-d'oeuvres égarés dans les bacs à soldes, on peut encore y dénicher autre chose que des sous-bouses réalisées pour un budget de 7 zlotys par un progammeur solitaire handicapé mental ayant installé ses locaux dans une sanisette désaffectée.

Tout ça pour vous dire que le sujet de test du jour, bien qu'acheté pour 2,99 € dans sa luxueuse réédition en collection "Games Giant vol. 1" de JoWood, qui est un peu la Pléiade du jeu pas terrible
, n'est pas un vieux jeu de gestion allemand tout chiant, mais un jeu d'aventure/action français. Il me semble que ça n'a pas été un gros succès commercial à sa sortie, ce qu'on s'empressera bien sûr de mettre sur le dos de joueurs incultes incapables d'apprécier un jeu qui sort des sentiers battus, en écartant un peu vite l'hypothèse selon laquelle il n'est peut-être pas aussi réussi que l'a affirmé la presse spécialisée en France, où beaucoup de testeurs sont suffisamment chauvins pour se pignoler sur n'importe quoi pour peu qu'on dise que c'est un noble représentant de la fameuse "French Touch". Vous savez, celle qui servait d'imparable label qualité aux "jeux" Cryo.

Bref, Arx Fatalis bénéficie d'un regain d'intérêt depuis que ses développeurs, Arkane Studios, se sont faits connaître d'un plus large public avec Dark Messiah of Might & Magic réalisé pour Ubi Soft. Je signale d'ailleurs que la version la plus facile à trouver aujourd'hui en magasin n'est pas la version à 3 euros dont je vous parle aujourd'hui, mais la "Collector Edition
" rééditée l'année dernière dans les "Best of Atari" et vendue pour 15 euros. Alors, un peu plus de 5 ans après sa sortie, et quand on s'y attaque sans l'a priori positif du joueur cocardier tout fier que des compatriotes à lui soient capables de faire un jeu vidéo, que vaut donc le fameux Arx Fatalis ?

La première chose qui frappe au lancement du jeu, c'est que la 3D, dis donc, ça vieillit mal. On a beau ne pas être un garçon superficiel et savoir que le visuel n'est pas tout, et surtout pas quand on joue à des jeux à 3 euros sur une bécane assez ancienne qui serait bien incapable de faire tourner un Crysis, il faut avouer que Arx Fatalis pique un peu les yeux au début, avec ses modèles tout anguleux, ses textures parfois grossières et ses animations pas vraiment très naturelles. Plus regrettable encore, bien que le jeu ait parfois été présenté par la presse comme un "jeu de rôle", l'écran de création du personnage laissera l'amateur un peu sur sa faim : vouloir sortir du sempiternel choix de race/classe/alignement c'est bien mais ça ne dispense pas de proposer au joueur un peu plus de richesse que "répartissez quelques points entre 4 capacités et 9 compétences et basta".

C'est vrai que l'important c'est la beauté intérieure,
mais un choix de perso limité à 4 avatars moches, c'est un peu tristounet


Je vais continuer à être assez négatif encore en me plaignant que les 1ers pas dans le jeu nous infligent quelques clichés du JdR qu'on aimerait bien ne plus jamais revoir : la méchante secte qui va réveiller une divinité maléfique, le héros qui a perdu son identité et sa mémoire, et un apprentissage qui passe par de passionnants combats à l'arme pourrie contre des rats dans des grottes, dans une quête de départ consistant à s'évader d'un cachot... et là on se dit "Putain je sens que je vais rapidement rencontrer des illuminés qui vont m'appeler 'Etre Elu' sans que je comprenne pourquoi, et qu'à quelques minutes de la fin du jeu je vais découvrir que je suis le fils/frère du grand méchant" (pour ne pas vous gâcher la surprise, je ne dis pas si c'est vrai ou pas) (par contre, je peux vous dire que Ron meurt à la fin de Harry Potter 7). Des poncifs qui n'aident pas vraiment à accrocher au jeu au départ...

Le fier héros se voit rapidement affubler du doux sobriquet d'Am Shagaar,
qui en langage Arx signifie "lieu commun sur pattes, avec un slip"

Le monde dans lequel se déroule cette aventure à la 1ère personne, la ville d'Arx et ses alentours, est en revanche un peu plus original, puisqu'il s'agit d'une grande cité reconstruite dans les profondeurs de la terre après que ses habitants ont été contraints de fuir la surface (rendue invivable à la mort de leur soleil) et de se réfugier dans un réseau minier creusé par les Nains, où cohabitent bon gré mal gré humains, gobelins, trolls, hommes-rats, femmes-serpents et autres races exotiques. Cela étant dit, ça signifie du coup qu'on va passer tout le jeu dans des galeries souterraines seulement éclairées par la lueur des torches, sans jamais aller se balader à l'air libre, ce qui ravira peut-être les nostalgiques d'
Ultima Underworld (d'ailleurs, pour l'anecdote et même si vous le savez déjà peut-être, les développeurs n'ont pas pu obtenir la licence mais prévoyaient au départ de réaliser un Ultima Underworld 3) mais a de quoi rendre légèrement dépressifs les joueurs pas trop agoraphobes. En tout cas, si ce choix d'un univers souterrain donne au jeu une personnalité très marquée, pour le joueur ça représente également une liberté un peu restreinte. Pas question de partir explorer la campagne ou le désert à sa guise comme dans un Elder Scrolls ou un Fallout, l'univers d'Arx Fatalis s'apparente à un grand tunnel avec assez peu d'embranchements. Le jeu n'est quand même pas complètement linéaire, mais disons que l'architecture du monde d'Arx est conçue pour éviter que le joueur n'aille se perdre trop loin du scénario principal, et elle amène fréquemment le joueur à d'ennuyeux allers-retours dans des couloirs déjà explorés et donc vides de toute action (les ennemis ne réapparaissent pas).

Le palais du roi humain est là pour prouver qu'il n'y a pas
que des grottes, des mines et des cachots dans ce monde souterrain,
mais tout reste extrêmement sinistre et à déconseiller aux joueurs claustros.

Dans l'ensemble, il faut quand même reconnaître que, même si Arx Fatalis n'est pas foncièrement un mauvais jeu, ceux qui espèrent un jeu de rôle de la trempe des fleurons du genre en seront pour leurs frais. C'est du JdR "light" (et pourtant pas spécialement facile), ce qui n'est pas un mal en soi, mais qui se retrouve malheureusement un peu bancal dans la mesure où, à côté de certaines simplifications opérés sur les mécanismes classiques du genre
, le jeu s'encombre par contre de complications limite pour rôlistes hardcore. Quand on a un système de création de personnage aussi basique, pas d'équipe de compagnons à diriger, des dialogues automatiques sans choix multiples, des quêtes qui se résolvent pour ainsi dire toutes seules et par hasard rien qu'en cliquant sur tous les personnages rencontrés jusqu'à ce que l'un d'eux débloque une situation, on est un peu étonné de devoir quand même gérer la faim de son héros, cuire sa bouffe, confectionner ses potions de soins soi-même, fouiller le moindre bout de squelette égaré au fin-fond d'un cul-de-sac pour y retrouver un objet super important... Pour ma part, j'aurais préféré la liberté de choisir mes répliques dans les dialogues à la liberté de confectionner et cuire mon pain pour nourrir le héros...

Une poignée de farine, une fiole d'eau, on balance le tout au feu,
et hop ! Elle est pas belle ma grosse miche ?

Et tant qu'on parle de gameplay bancal et de choix de conception pas inintéressants mais pas complètement bien pensés non plus, citons l'interface lourde (on s'y fait, mais c'est long), la gestion assez crétine de l'inventaire (10 torches prennent à peine plus de place qu'une dague, un haume prend la même place qu'une fleur...) et surtout, les combats qui sont l'un des plus gros points noirs du jeu. Ne pas vouloir utiliser un traditionnel système au tour par tour avec "jets de dés virtuels", le décompte des points de vie perdus qui s'affiche au-dessus de la tête du perso ou "GOBELIN attaque... RATE !" dans une fenêtre de dialogue, pourquoi pas. J'aime pas trop l'idée qu'un jeu implique autant l'adresse du joueur alors que son personnage a déjà des stats d'habileté/force/armure/etc, c'est déjà ce qui m'a bien pourri un jeu de rôles comme Vampire: Bloodlines, mais je comprends l'idée de vouloir dynamiser les bastons. Mais dans ce cas, qu'on me donne la liberté de mouvement d'un Die by the Sword, ou les coups spéciaux de Severance: Blade of Darkness, pas ce système basique et plombé par la raideur des contrôles, et avec lequel les duels finissent par se résumer à "Je charge un super-coup, je cours, je tape, je recule vite, je charge un super-coup, je cours, je tape, je recule vite..."

L'un des points positifs du jeu, on peut interagir avec des centaines d'objets,
comme dans cette salle de garde où
vous pourrez partager le repas des soldats
ou décrocher les armes et boucliers
qui ornent les murs.


Mais bon, je critique, je critique, et avec tout ça, j'en oublierais de parler des bons côtés du titre. Car reconnaissons-le, malgré tout ce qui ne va pas, tout ce qui déçoit, et même si dans le genre "Le Jeu de Rôles pour les Nuls" il reste inférieur à un Star Wars: Knights of the Old Republic par exemple, Arx Fatalis a tout de même des qualités et un certain charme. Quand on a été poussé par la curiosité ou la disette à se farcir une gentille petite flopée de RPG/action-RPG/pseudo-RPG honteux comme The Fall: Last Days of Gaia, Another War ou Metalheart: Replicants Rampage, on n'est pas mécontent de tomber sur un produit qui offre un peu plus qu'une aventure insipide et soporifique vérolée de bugs lamentables. L'ambiance, dans un jeu de rôle, est importante, et ici, elle est réussie. Le son y est pour beaucoup : certes il n'y a pas (ou très peu) de musique, mais les bruitages immergent parfaitement le joueur dans cet univers sombre et oppressant et les voix y apportent un peu de vie, avec des PNJ qui bavardent entre eux et un doublage plutôt satisfaisant des principaux personnages.

Plus redoutable encore que Conan the Librarian,
la bibliothécaire d'Arx est une femme-serpent
habillée par la styliste de la série Final Fantasy


Un parti pris intéressant est le fait que les différentes créatures que vous rencontrez ne sont pas distinctement séparées entre monstres forcément hostiles et PNJ intouchables. Ici, vous pouvez attaquer qui vous voulez (à vos risques et périls), y compris des personnages qu'on peut supposer indispensables à la poursuite du scénario, et à l'opposé, toute créature d'aspect patibulaire n'est pas forcément un ennemi à affronter ou esquiver, on peut parfaitement discuter pacifiquement avec trolls et gobelins si on se retient de foncer l'arme à la main sur tout individu non-humain.

Le jeu autorise à s'en prendre à n'importe qui,
y compris à cette agaçante petite fille qui n'a eu que ce qu'elle méritait


Le système de magie a reçu pas mal d'éloges ; pour ma part, j'ai un avis plus partagé à ce sujet, car s'il faut reconnaître que l'idée est très bonne, sa mise en application n'est pas des plus souples. Basés sur des runes à ramasser en chemin, les sorts se lancent en traçant avec la souris les symboles qui y correspondent, principe avec lequel Peter Molyneux avait déjà bien fait saliver son auditoire lors du développement de Black & White avant de décevoir tout le monde à la sortie du produit fini. Et c'est vrai qu'en théorie c'est amusant, mais en pratique, comme la détection des tracés n'est pas vraiment excellente, c'est un poil relou quand même.

Moins de 2 heures après son évasion de prison
et après s'être déjà démerdé déjà pour rencontrer le roi humain,
notre héros fait ici ami-ami avec le roi troll.
Am Shagar, c'est un peu le Stéphane Bern local.


Au bout du compte, les éléments les plus regrettables restent, à mon goût, les dialogues imposés (on ne choisit jamais ses questions, ses réponses, on double-clique sur un PNJ et la conversation se lance) et un défaut qui en découle, la résolution automatique et "involontaire" de certaines quêtes. Exemple tout simple avec l'une des premières énigmes du jeu : pour la quête de Machin, j'ai besoin qu'on me signe un certain document. J'aimerais bien pouvoir essayer de rouler ou soudoyer Machin, mais je n'ai pas le choix dans la discussion. J'aimerais bien pouvoir tenter de falsifier moi-même le document, qui est déjà écrit et n'a besoin que d'une signature, mais je ne peux pas. Et alors que je suis bien emmerdé parce que faute de pouvoir questionner les gens sur ce sujet bien précis, je ne sais pas comment je vais m'en dépétrer, boum, je croise Truc, que j'ai aidé un peu plus tôt dans le jeu, je clique sur lui juste pour discuter, savoir ce qu'il a à dire depuis la dernière fois, sans imaginer qu'il est la clé de mon énigme, et... magie, c'est lui qui me résout ma quête en me faisant une fausse signature. Voilà, la quête est résolue sans que l'imagination, la réflexion, la ruse du joueur n'y aient été pour quoi que ce soit, seule la faculté de cliquer patiemment sur chaque PNJ a été mise à contribution. Super... Et la plupart des quêtes sont sur le même principe hélas : on clique sur tout le monde et quelqu'un finit par nous fournir la solution sans qu'on s'y attende, ce qui rapprocherait plus Arx Fatalis d'un Final Fantasy que d'un JdR PC.

Rien de tel qu'un bon flash de magie runico-psychédélique pour allumer sa torche

A 3 euros, on ne va quand même pas trop faire la fine bouche, Arx Fatalis reste suffisamment prenant malgré tout pour qu'on ne regrette pas son achat, et ce serait salaud de complètement sacquer un jeu qui a au moins le mérite d'avoir tenté un mélange des genres qui, à l'époque, restait rare, même si le résultat a trop le cul entre deux chaises pour pouvoir être considéré comme réussi et convaincant. Et même à 15 € pour l'édition anniversaire, l'amateur de jeu de rôle pas trop exigeant et ayant déjà fait le tour de ce que le genre a de meilleur à offrir sur PC en aura pour son argent plus sûrement avec les divers ersatz mentionnés plus haut.

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Published by Toxic - dans Test (PC)
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commentaires

Pelomar 10/04/2008 08:21

Ce sera quoi le prochain test ?:curieux:

Toxic 10/04/2008 09:59



A priori ce sera Immortal Cities : Les Enfants du Nil, un city builder plutôt pas mal du tout.



Over01 09/04/2008 14:42

Il a l'air pas mal ce jeu .... ! Dis , pourrais tu tester un jeu pas cher que je trouve formidable : Cobra 11 Crash Time (Dans les magasins , tu trouveras peut être un jeu se nommant crash time tout court , c'est pareille) c'est un jeu de courses poursuites , de cascades spéctaculaires et de tôle froissée. Il ne côute pas 3 € comme dasn les bacs a soldes car il n'en fait pas partie , celui ci côute 19.99 € (je ne me souviens plsu exactement masi je pense que c'est ça ) Tu devrais le trouver bien toi aussi. Je sais que ce n'est pas un jeu "Bac a solde" mais je trouves qu'il merite un prix plus élevé car c'est vraiemnt une bonne affaire d'avoir une jeu comme ça a un prix pareil donc , si tu est d'accord , pourrais tu faire un test dessus ?? (je ne veu en aucun cas te deranger , tu fais comme tu veu ! ;) )Ps: je l'ai trouvé chez Auchan mais je penses qu'il doit se vendre ailleurs , même sur le net !

Toxic 19/04/2008 13:27



Désolé, j'étais persuadé d'avoir répondu à ton commentaire l'autre jour mais je m'aperçois que ça n'a pas fonctionné.

J'ai regardé des vidéos de ce jeu, ça n'a pas l'air trop mal pour un jeu "budget" tiré d'une série allemande, le problème c'est que 20 € ça me paraît déjà un peu beaucoup quand même, c'est plutôt
le genre de petit titre obscur que je préfère payer 5 €, 10 à la limite...

Je garde quand même ta suggestion dans un coin de ma tête pour le jour où je fais une page "Jeux de voitures pas chers" pour Canard PC.



murlock 08/04/2008 09:27

Je ne suis pas d'accord sur Cultures 2, que je trouve être un très bon jeu et un bon Settlers Like. Tiens, va falloir que j'aille faire un tour à l'hyper du coin, ça fait longtemps que j'ai pas fouille le bac solde :D

Toxic 08/04/2008 19:58



Pour être honnête, je l'ai acheté mais pas encore testé Cultures 2, mais au vu de la qualité du reste de la collection, et de quelques tests peu enthousiastes trouvés sur le net, j'en
attendais pas grand chose à la base.
Bon ben du coup j'ai hâte de l'essayer pour voir par moi-même ce qu'il en est !



Shane Fenton 07/04/2008 15:21

Dire que JoWood est la "pléiade du jeu pas terrible" est un peu excessif, non ? Ce sont les éditeurs des Gothic et des Spellforce, après tout.Sinon, excellent test, qui n'oublie pas de pointer les défauts du jeu (défauts sur lesquels j'avais allègrement glissé quand j'y jouais).

Toxic 07/04/2008 16:20


Non, je ne parlais pas de JoWood en règle générale, qui édite des bonnes choses, mais de leur collection "Games Giant vol.1", vu que c'est celle qui regroupe entre autres King of the Road,
The Nations, Cultures 2, Europa 1400, pas vraiment des jeux mémorables donc.

A part ça, merci du compliment !


murlock 07/04/2008 11:14

Tu as oublié de citer l'humour présent dans le jeu (les gobs qui ont fait une piste avec des pièces d'or pour piéger le joueur :) ) ou certains endroits où l'on est obligé de suivre des PNJ pour résoudre une quête (la libération de l'enfant de la secte)Je plussoie sur les dialogues pas bien pensé.

Toxic 07/04/2008 11:36



Oui c'est vrai que les petites touches d'humour que contient le jeu auraient sans doute mérité que je glisse un mot dessus.
Comme je trouvais déjà mon texte très (voire trop) long j'ai laissé de côté quelques défauts et qualités qui me paraissaient de moindre importance.