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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 10:27
Si vous venez régulièrement ici, vous avez peut-être déjà lu le test de Europa 1400 : Les Marchands du Moyen Âge. Eh bien, comme son titre ne l'indique pas très bien, The Guild 2 en est la suite, et cette version "Gold" y adjoint l'add-on Pirates of the European Seas, sorti opportunément pour profiter du retour à la mode de nos amis à bandeau sur l'oeil et jambe de bois initié par Disney et Johnny Depp.

Je n'avais pas détesté Europa 1400, je trouvais même le concept intéressant, et le jeu plein de bonnes idées, même s'il se révélait plombé par des mécanismes lourdingues et monotones qui le rendaient vite très chiant. Du coup, j'espérais que cette suite, ou plutôt ce remake, parviendrait à corriger ces gros défauts et à mieux exploiter son originalité...

Le didacticiel donne malheureusement l'impression que le jeu n'a pas beaucoup changé en 4 ans, impression hélas confirmée quand on se lance dans une vraie partie. Les graphismes ont été améliorés mais le résultat n'est pas bien beau pour autant (les personnages, notamment, ont toujours des gueules atroces), et le gameplay est identique à quelques petites différences près, différences pas toujours bienvenues d'ailleurs (par exemple, vous ne pouvez plus avoir qu'un seul enfant à la fois !). On se créé un personnage, on répartit quelques points entre différentes caractéristiques (charisme, marchandage, constitution...), on choisit un corps de métier, et c'est parti pour une vie dédiée à l'enrichissement par le biais d'un travail répétitif.

Construction d'un établissement, achat de matières premières, fabrication et vente de différents produits, recherche d'un conjoint pour fonder une dynastie, tentatives d'ascension politique en parallèle à la gestion de son commerce, amélioration des compétences au fur et à mesure que le personnage accumule des points d'expérience, amélioration des lieux d'habitation et production grâce aux bénéfices... C'est la même chose qu'avant, et ça aurait pu être vachement bien, si les développeurs s'étaient donné la peine de bosser à autre chose qu'à la modernisation des graphismes depuis Europa 1400.

L'écran de création de personnage, pour façonner votre avatar moche à votre goût

Le novice n'ayant jamais joué à l'épisode précédent pourra peut-être se laisser quand même séduire quelques temps par la fausse richesse du gameplay qui propose donc de gérer vie privée, vie professionnelle et vie politique d'un personnage au moyen-âge, tel un mix improbable des Sims, de Capitalism et d'Anno, tandis que celui qui, comme moi, s'est farci Europa 1400 ne pourra que se lasser très vite et se désoler devant ce potentiel une nouvelle fois gâché. J'ai même l'impression que l'interface s'est encore alourdie sans donner pour autant plus de profondeur au jeu, comme si les braves teutons de 4HEAD Studios voulaient absolument s'assurer que seuls les plus acharnés des masochistes s'infligent leur nouveau bébé.

La place du marché, où vous devrez constamment envoyer vos charettes se réapprovisionner.

Avant de conclure, parlons quand même un peu de la fooooormidable innovation apportée par l'add-on "Pirates-des-pas-Caraïbes" : un nouveau choix de carrière dans la voie des "filous", la piraterie. On installe un PC dans la cave de sa maison, on commence à télécharger des mp3 et des DivX de n'importe quoi à longueur de journée, et le jour où on se fait prendre, on invoque le droit au libre partage de l'Art et de la Culture pour justifier de la présence des oeuvres complètes de Florent Pagny et Michael Bay en fichiers illégaux sur son disque dur. Ah, non, je confonds avec le piratage. La nouvelle profession offerte par l'add-on est en gros une version maritime du voleur, le métier le plus naze du jeu de base. Ne vous attendez pas à vivre de trépidantes aventures au grand large à la poursuite de fabuleux trésors, ici le pirate doit se contenter d'envoyer une misérable coque de noix caboter près de riants ports de la mer du Nord dans l'espoir de croiser des bateaux marchands à piller ; manque de pot, comme les côtes grouillent de navires hostiles, vous aurez du mal à dérober la moindre cargaison avant l'arrivée d'une flotte entière de renforts ennemis, ce qui a tôt fait de rendre l'activité de pirate encore moins passionnante que celle de tailleur ou de cureton...

Les bateaux peuvent se traverser les uns les autres,
le genre de beau bug qui témoigne parfaitement de la réussite de l'add-on


Bref, si vraiment le concept hybride du jeu vous paraît tout de même intéressant, je vous suggère plutôt de vous tourner vers le précédent épisode, à la fois parce que vous le trouverez pour dix fois moins cher (The Guild 2 Gold Edition est encore vendu 30 euros au moment où je vous écris) et parce qu'en définitive, même s'il est un peu plus moche il est moins pénible à jouer, grâce à une interface un poil plus ergonomique.

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Published by Toxic - dans Test (PC)
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