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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 09:43
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undefinedEh oui, 3ème jeu lié au catch testé ici en quelques jours, que voulez-vous, on ne se refait pas, et moi le catch je suis tombé dedans quand j'étais petit. Allez, n'ayez pas honte, je suis sûr que vous aussi, vous aimez regarder des messieurs huilés faire semblant de se bagarrer en slip...

Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai commencé à en regarder dans les années 80. A l'époque, Hulk Hogan n'était pas encore vedette d'une émission sur sa vie privée, Macho Man n'était pas encore rappeur et Andre the Giant n'était pas encore mort. A part ces trois-là, c'était aussi l'époque des Nasty Boys, de Tito Santana, de Greg Valentine, l'époque de la Legion of Doom et du Million Dollar Man, de Mr Perfect et de Muraco le Magnifique. Une époque où un mouvement aussi basique qu'un DDT, un marteau-pilon ou une descente du coude servait de "finisher", où l'on se contentait d'un simple suplex pour impressionner la foule plutôt que de cascades suicidaires à la Jeff Hardy, où même un Ric Flair au mieux de sa forme aurait été bien incapable d'exécuter un C-4, un Green Bay Plunge ou un Canadian Destroyer comme les gars les plus doués de la jeune génération, où un catcheur n'était pas forcément un impressionnant athlète stéroïdé et tatoué mais généralement un quadragénaire moustachu bedonnant en justaucorps. Et si généralement je n'aime pas trop les discours de type "c'était mieux avant", je dois dire que malgré tout ça, je trouve que le catch était plus fun en ce temps-là qu'aujourd'hui, notamment parce que les stars actuelles sont quand même bien ternes et fades comparées à celles d'hier.

Fort du même constat, Acclaim qui avait perdu la licence WWF après l'avoir exploitée pendant 10 ans, WrestleMania sur NES à Attitude sur consoles 32-bit, a décidé de ne pas arrêter les jeux de catch pour autant et de se lancer dans un retour vers le passé, avec la série des Legends of Wrestling, qui comme son nom l'indique assez bien met en vedette les plus grands noms de l'histoire de la lutte professionnelle, comme on dit au Québec.

Ce troisième épisode, surtitré Showdown, fut le dernier, et se trouve encore pour pas cher dans certains magasins d'occaz. La nostalgie m'a poussé à en faire l'acquisition malgré la mauvaise réputation de la série, et il faut être honnête, passée l'inspection de l'effectif présent, très impressionnant avec plus de 70 personnalités du catch, j'ai déchanté assez vite.

Alors, j'insiste quand même à nouveau sur LE gros bon point du jeu : le titre n'est pas usurpé, et les "légendes" que l'ont trouve ici sont bel et bien les plus grandes stars que le catch ait connu, pas les "légendes" façon Hillbilly Jim ou Brutus Beefcake que l'on peut trouver dans la série des SmackDown vs Raw. Certes, on peut regretter l'absence de femmes, de catcheurs japonais ou mexicains, des quelques grandes stars sous contrat exclusif avec la WWE (Steve Austin, The Rock, Mick Foley, Undertaker...) ou encore de quelques champions comme Honky Tonk Man, Lex Luger ou Jesse Ventura, mais à part ça, il faut reconnaître que tout le gratin est là, y compris pas mal d'équipes et de managers, de Bret Hart à Sting, d'Abdullah the Butcher à Sabu, des Rock'n'Roll Express aux Road Warriors, de Jimmy Hart à Mr Fuji... Même l'humoriste Andy Kaufman est à l'appel, en l'honneur du canular qu'il monta en 1982 avec Jerry "The King" Lawler (présent dans le jeu également bien entendu), dont vous vous souvenez sûrement si vous avez vu le film Man on the Moon. Je ne vais pas vous détailler toute la liste, ils sont 73 dessus, mais tout de même, Randy Savage, Ultimate Warrior, Jake the Snake Roberts, King Kong Bundy, Dynamite Kid, Sid Vicious... voilà des noms qui ont de quoi allécher les trentenaires qui avaient Canal + quand ils étaient petits. A cela s'ajoute la présence de salles de spectacles légendaires elles aussi, comme le Madison Square Garden ou le Pontiac Silverdome, et une idée que les fans de catch voudraient voir exploitée dans les SmackDown depuis des années : le choix entre 4 apparences différentes pour chaque personnage, ce qui permettra par exemple de jouer avec Sting aussi bien en version "blondinet peinturluré comme les filles des pubs du déodorant Oé" qu'en version "The Crow". Avec tout ça, il est évident que l'amateur de catch "old school" à de quoi se laisser séduire par Showdown...

Malheureusement, le jeu en lui-même se révèle faiblard, et aura bien du mal à enthousiasmer le joueur habitué des SmackDown vs. Raw dans la mesure où aussi bien la réalisation que le gameplay sont nettement inférieurs, non seulement au meilleur de cette série, mais même à WWE SmackDown: Here Comes the Pain, l'épisode avec lequel il s'est retrouvé en concurrence à sa sortie. Malgré un choix correct (sans être spectaculaire) de types de matchs et un nombre de prises disponibles plus qu'honorable, malgré quelques bonnes idées comme la possibilité d'enchaîner plusieurs prises sans interruption sur un adversaire groggy, ça sent le jeu fini à la va-vite et avec un budget serré. La modélisation des personnages est grossière, le mode de création de catcheurs est extrêmement décevant, le mode "carrière" est très limité, les matchs ont tendance à traîner en longueur, notamment les matchs par équipe, rendus inintéressants par la redoutable inefficacité de votre partenaire qui laisse systématiquement l'équipe adverse interrompre tous vos "tombés" et prises de soumission sans réagir...On ne s'amuse pas des masses en jouant, notamment faute de réussir à varier ses prises, à la fois parce que les commandes répondent mal, mais aussi parce que la résistance des adversaires contrôlés par l'IA, pas bien malins mais un peu trop doués pour contrer, bloquer ou même simplement encaisser sans broncher vos attaques, poussera bien souvent à utiliser des techniques un peu "cheap" pour décrocher ses victoires (je ne compte plus le nombre de fois où j'ai fini par ruser pour gagner par décompte à l'extérieur). Même le côté "plaisir nostalgique" est parfois terni par la représentation franchement médiocre de certains des catcheurs ; ainsi quand on voit Koko B. Ware apparaître avec ce qui semble être le perroquet du sketch des Monty Python cloué à son bras, par exemple, on a un peu de peine. Divers bugs bien ridicules (personnages qui se téléportent, prises effectuées dans le vide) et même des plantages qui obligent à redémarrer la PS2 achèvent de faire de ce 3ème Legends of Wrestling un triste ratage.

Que de potentiel gâché donc pour l'ultime jeu de catch d'Acclaim après 15 ans de plus ou moins bons et loyaux service dans ce domaine ! Espérons qu'un développeur plus doué reprenne le concept un jour. En attendant, à moins de le trouver à très très bas prix, ET de pouvoir y jouer contre un adversaire humain (inutile de préciser que contrairement aux jeux de THQ, celui-ci ne propose pas d'affrontements en ligne), ET d'être tellement fan de catch des années 70, 80 et 90 que vous ne puissiez résister à l'envie de vous faire un petit Ricky Steambot vs. Brian Pillman ou un bon gros Ande the Giant vs Big John Studd de temps en temps, vous pouvez vous passer sans regret de Showdown et vous cantonner à WWE SmackDown vs. Raw 2007.

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