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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:08
undefined Si vous avez à peu près le même âge que moi et que vous vous intéressez aux jeux vidéos depuis à peu près aussi longtemps, il est probable que vous ayez déjà eu entre les mains une version de Defender of the Crown, titre qui vécut son heure de gloire en 86 sur Amiga mais qui a depuis connu moult portages, adaptations et même 2 remakes (un en 2003, un en 2007 qui vient juste de sortir en supermarchés), voire 3 si l'on considère que DotC II n'était jamais qu'un remake du 1er plutôt qu'une suite.

Pour ma part, c'est sur NES que j'ai découvert ce jeu il y a une bonne quinzaine d'années, et j'avoue qu'à l'époque, j'avais super accroché. Il faut dire que c'était l'un des rares jeux de stratégie/gestion disponibles sur la console en France, et que les sièges de châteaux-forts et joutes chevaleresques faisaient partie des choses qui me fascinaient étant gosse, car j'ai toujours été quelqu'un d'extrêmement original (la preuve, j'aimais aussi les cowboys et les pirates). Pourtant avec le recul il faut quand même reconnaître que le jeu montrait assez vite ses limites : ultra-moche (alors que la version Amiga était réputée pour la qualité exceptionnelle de son graphisme), répétitif, trop facile si le hasard nous gratifiait d'une position de départ avantageuse, le jeu souffrait en outre du syndrôme du "jeu à base d'épreuves variées, dont aucune n'est finalement super réussie et divertissante". Malgré ça, la nostalgie m'a poussé à m'intéresser à cet énième portage, sur Game Boy Advance cette fois. Il faut dire que le prix de 5 € seulement a beaucoup contribué quand même.
 
Bref, à l'allumage de la console, pas de grosse surprise : c'est bien la musique habituelle de DotC, on choisit toujours parmi la même sélection de seigneurs saxons... Tandis que le jeu démarre, on constate qu'il s'agit d'une adaptation du jeu d'origine et non de Robin Hood: Defender of the Crown
, remake PC/PS2 pourtant sorti à peu près à la même époque que cette cartouche GBA (et que vous devriez retrouver un jour sur ce blog). Ceux qui connaissent ne seront pas dépaysés, pour ceux qui ne connaissent pas j'explique un peu : le roi Richard est mort, l'invasion normande a commencé, le royaume d'Angleterre est menacé. Trois seigneurs saxons vont tenter de reconquérir le pays ; dans la peau de l'un d'eux, le joueur doit recruter une armée, annexer de nouvelles provinces, assiéger les châteaux ennemis et défaire les seigneurs rivaux dans des tournois, jusqu'à obtenir le contrôle total de la carte de jeu. Le jeu se déroule au tour par tour ; à chaque tour, le joueur doit choisir une action parmi la liste proposée : déplacer une armée vers une autre province, lancer une attaque nocturne contre un château ennemi (afin d'y dérober le trésor), ou appeler les seigneurs à un tournoi. Chacune de ses possibilités donne lieu à un mini-jeu différent : contrôle de la catapulte pour un siège si vous avez déplacé votre armée sur un terrain abritant une forteresse ennemie, pseudo-jeu de stratégie (complètement superficiel, raté et sans intérêt) si votre armée rencontre une armée adverse hors d'un château, beat'em all super mou si vous avez choisi d'aller jouer les voleurs, et joute à cheval pour le tournoi.
 
Jusque là, pas de surprise. C'est vieux, pas très profond, mais à la limite, ça aurait pu être plaisant pour les nostalgiques comme moi. Le problème, c'est que différents facteurs rendent cette version trop difficile et donc très rapidement pénible. L'IA triche, les seigneurs qu'elle contrôle recrutent leurs armées bien plus vite qu'il n'est normalement possible, submergeant le joueur, qui doit de surcroît faire face à la trahison extrêmement rapide de ses alliés saxons (il n'est pas rare qu'un "allié" vous attaque après seulement deux tours de jeu) et à une avalanche d'événements aléatoires plombant ses finances à un rythme trop soutenu. Et on se retrouve à tout recommencer depuis le début comme un connard une fois toutes les dix minutes.
 
Les jeux trop faciles, c'est chiant, mais les jeux où l'on se fait systématiquement aplatir sans merci en 5 tours à chaque nouvelle partie, c'est casse-burnes. Personnellement, chaque fois que je réessaie d'y jouer, j'ai l'impression de participer à l'équivalent vidéoludique de cette émission, et je regrette mon achat même à 5 €. Les nostalgiques aussi bien que ceux qui ne connaissent pas encore le jeu mais aimeraient le découvrir quand même pour parfaire leur connaissance des classiques auront plus intérêt à essayer de choper l'original en abandonware.

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