Vendredi 29 février 2008

#10 Le jeu minable mais que vous avez adoré étant gamin, dans un Top 10 des meilleurs jeux

Je n'ai pas réussi à en choisir un en particulier, mais régulièrement, on retrouve un titre mineur voire mauvais dans une liste des meilleurs jeux de tous les temps/sur tel support/dans tel genre. Ou bien le gars est vraiment incapable de différencier un bon d'un mauvais jeu, auquel cas il ne devrait pas être autorisé à publier de top des meilleurs jeux sur un site qui a des dizaines de milliers de lecteurs, ou bien la nostalgie l'aveugle (oui on a tous adoré Rad Racer sur NES étant gamins, mais bon, de là à le mettre dans les 10 meilleurs jeux de course...), ou bien il a essayé d'être original pour me faire plaisir mais s'est planté, ou bien il n'a joué qu'à 12 jeux en tout sur la console dont il prétend pouvoir nommer les 10 meilleurs. Dans tous les cas, le crime est le même : des merdasses oubliées refont surface par la faute de ces gens. Bubsy ou Aero the Acro-Bat dans les meilleurs jeux de plates-formes ? Scarface et Le Parrain dans les meilleurs jeux de l'histoire ? Goof Troop, vraiment, quelqu'un a aimé Goof Troop au point de l'inclure dans le top de quoi que ce soit ? Pokémon Snap dans le top 10 de la Nintendo 64 ? Ah oui remarque là, ça se défend, il est sorti que 11 jeux sur Nintendo 64...

#9 N'importe quel jeu dans un Top 10 des jeux "artistiques"

J'hésitais entre Okami, Killer 7, Ico, Shadow of the Colossus, Bioshock... Finalement, ils sont tous ex-aequo, c'est juste que les listes sur ce thème ne devraient pas exister. Le jeu vidéo n'est pas une forme d'art. Oui, bien sûr, pour fabriquer un jeu, il faut des graphistes, des musiciens... Il faut aussi des graphistes pour créer le logo d'une marque de cassoulet, des musiciens pour composer les jingles de pub Wooooptic Deeeeeumihille. Ca veut pas dire que la publicité est une forme d'art. Décomplexez-vous, les gars. Les jeux vidéos c'est pas de l'art, et c'est pas grave, ça n'a rien d'un jugement de valeur méprisant, c'est un simple constat. Je comprends que les concepteurs de jeux aient envie de l'étiquette d' "artistes" parce que ça permet de toucher des subventions et que c'est la classe avec les nanas, mais que des joueurs aient à ce point à coeur la reconnaissance de cette industrie de divertissement comme forme d'art, c'est triste.

#8 Un obscur RPG japonais jamais distribué hors du Japon dans un Top 10 des meilleurs RPG

Passons rapidement sur le fait que le terme de "RPG" soit de toutes façons complètement usurpé par tous les jeux à la Final Fantasy qui consistent à interpréter un poseur emo-goth dans une succession de 20.000 combats aléatoires pour faire progresser une intrigue linéaire, ce qui a autant à voir avec le concept de "jeu de rôle" que les STR ont à voir avec le concept de "stratégie"... Ce qui est réellement agaçant, c'est quand la moitié des titres d'une liste de ce type sont du genre Fubuki Densetsu Ratsoshûden 3: Hiroshi no Kadegama, Gensou Ryuukushi Sankôden, ou Gakouen Senki Narayama 2, autrement dit d'obscures perlouzes achetées à prix d'or dans des boutiques d'import par des otakus occidentaux tellement obnubilés par la culture nippone qu'ils se prosterneront devant n'importe quel merdouille pour peu que les dialogues affichés à l'écran soient écrits dans une langue qu'ils ne comprennent pas, et que le héros soit évidemment, comme eux, un gros rebelle incompris au coeur d'or qui a trop la classe avec sa coupe de cheveux qui fait tiep. Je soupçonne que parfois, certains mecs inventent des titres de jeux qui n'existent pas, juste pour faire genre "eh ouais, il se trouve que ce jeu est l'un des tous meilleurs de sa catégorie, et moi j'y ai joué parce que je sais dénicher les excellents jeux, mais toi, tu peux pas connaître, péquenaud". Enfin bref, quitte à encenser les RPG japonais comme "meilleurs jeux de rôles" au détriment de Fallout, n'essayez pas de faire les originaux ou les avant-gardistes et contentez-vous de citer tous les Final Fantasy dans votre ordre de préférence au lieu de simplement classer le 7ème en premier.

Une variante également énervante de cette pratique consiste à parler d'un jeu très connu en utilisant son titre japonais plutôt que son titre anglais, car le vrai japanophile d'élite ne saurait tolérer l'immonde bâtard Sonic the Hedgehog destiné à ces boeufs de joueurs occidentaux, et n'appréciera que la pureté de sa version d'origine, Sonikku za Hejjihoggu. Ca aussi, faut arrêter, merci.


A suivre...

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Vendredi 29 février 2008
Il y a deux trucs que je n'ai, à la base, pas trop envie de faire sur ce blog.

Le premier, c'est de repomper sur des sites américains des infos sur l'actualité de l'industrie du jeu pour vous les retranscrire ici, assorties de vannes archi-usées et consensuelles, genre "Ken Kutaragi a déclaré que la PS3 était bien, mais en vrai c'est un gros nul qui boit de la drogue et sa console elle pue des roupettes !", ou "le nouveau patron de EA a déclaré qu'il souhaitait donner une nouvelle orientation à sa boîte, mais en vrai on sait bien qu'il va juste sortir Les Sims contre Madden 2012 jusqu'à la fin des temps !", parce que franchement c'est déjà ce que font tous les sites et blogs français sur les jeux, donc y a pas vraiment besoin que j'en repasse une couche.

L'autre truc que je veux pas vraiment faire normalement, c'est des "Top 10". Ca aussi, tous les sites en font, c'est paresseux, c'est toujours les mêmes thèmes et les mêmes jeux qui reviennent...

Cela étant dit, les statistiques données par Over-Blog prétendent que cette version 2.0 Dolby Digital du blog des joueurs radins serait suivie par plus de gens que je n'aurais pensé, mais montrent également que, si je n'ajoute pas un nouvel article toutes les 18 minutes, le site retombe dans l'oubli complet aussi sec. Donc il faut bien que je continue à mettre à jour régulièrement si je ne veux pas perdre mes lecteurs à force d'inactivité sur mes pages. Et comme je ne peux pas faire un nouveau test de jeu par jour, il va bien falloir remplir avec autre chose.

Comme je ne peux pas me contenter de piquer un nouveau jeu flash débile tous les jours à Game Revolution (bon ou alors, jetez donc un oeil à cette sympathique couillonnade), l' "autre chose" des quelques jours à venir en attendant un nouveau vrai test sera donc, eh oui, un Top 10.

Pourquoi donc ? demanderont les plus curieux. Eh bien, je dois avouer que j'ai parfois la faiblesse de consulter GameFAQs pour des soluces et astuces, et ils ont, depuis 1 an ou 2, une nouvelle rubrique "Top 10" dans laquelle n'importe quel habitué du site peut publier le classement de jeux qu'il veut. Bien sûr, il y a ouatmille variations sur le thème "Best. Game. Ever", et des trucs plus spécifiques, comme les meilleurs jeux de plate-forme de la Super Nintendo ou les meilleurs simulateurs de vol de la Game Gear pour l'année 1991, et aussi un gros paquet de portnawak. Alors certes, la plupart de ces listes sont adressées au site par des petits mecs de 13 ans, donc il faut savoir être indulgent et ne pas accorder trop d'importance à leur manque d'originalité, leur prétention et leurs goûts de chiotte. Cela étant dit, il y a quand même un gros problèmes avec ces listes, c'est qu'elles se répètent toujours trop. Alors à force de voir encore et toujours revenir les mêmes jeux dans les mêmes listes, j'avais quand même envie de réagir, et de proposer à mon tour ma liste à moi.

Ne manquez donc pas, ce weekend, le magnifique

Top 10 des jeux qu'il faut arrêter de mettre
dans des Top 10 de jeux

que ce soit dans des Top 10 de joueurs sur GameFAQS ou des sites professionnels
par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Mardi 26 février 2008
undefinedLes simulations hospitalières ne sont pas légion sur PC ; en gros, depuis le rigolo  Theme Hospital de Bullfrog dont tant de joueurs (y compris moi) gardent un souvenir ému, il n'y a eu, du moins en France, que le récent (et apparemment pas terrible) Hospital Tycoon, et l'adaptation de la série télévisée Urgences dont je m'en vais vous parler aujourd'hui.

Surfant sur la vague Sims plutôt que de s'inspirer de Theme Hospital, le jeu vous propose non pas de gérer tout l'hôpital, mais simplement de diriger le quotidien d'un seul médecin, jeune interne tout juste arrivé au Cook County Hospital, dans ses activités professionnelles mais aussi sociales, puisqu'il ne faudra pas seulement soigner des patients, mais aussi draguer le personnel. On se créé un avatar en début de partie, en choisissant son aspect et ses compétences (cette phase de customisation étant malheureusement très basique, on est loin des Sims 2), et après un didacticiel pas particulièrement engageant ni bien foutu, c'est parti pour le 1er "épisode" d'un jeu qui en compte 6.

Chapeauté par 3 des personnages de la série, les docteurs Carter, Lewis et Prat, doublés par les mêmes voix françaises qu'à la télé, vous devrez apprendre à diagnostiquer, dispatcher et traiter les malades. Il y a 6 types de maladies, que vous êtes apte à soigner tous, mais chaque maladie a plusieurs "niveaux", et en tant que débutant il faudra vous limiter aux plus bas niveaux dans un 1er temps si vous ne voulez pas provoquer de catastrophes. Quelques clics sur un patient en salle de triage vous permettent de déterminer si vous pouvez le traiter vous-même ou s'il faut l'adresser à un autre médecin plus qualifié ; on notera au passage, en faisant défiler la liste des praticiens, qu'en dehors des 3 susmentionnés on ne retrouve dans le jeu aucun autre personnage important de la série, ce qui ne manquera pas de chagriner les fans. Soigner un malade se fait, ensuite, simplement en cliquant dessus après lui avoir attribué un lit et avoir attendu l'aide d'une infirmière. Parallèlement à cela, il faut veiller à entretenir les différentes jauges de son apprenti-toubib : pour continuer à soigner efficacement, il faudra régulièrement se laver les mains, se nourrir à la cafétéria, et faire des siestes en salle de repos, ce qui évidemment, n'est pas sans rappeler une fois de plus Les Sims, mais en plus simple.

Chaque patient soigné vous apporte de l'expérience et, parfois, un bonus à placer dans votre inventaire, qui vous permettra en cours de partie de booster temporairement telle ou telle jauge ou aptitude, ce qui se révèle bien peu réaliste mais passons. Au fur et à mesure, votre personnage devient de plus en plus compétent et peut donc soigner des cas de niveau de plus en plus élevé. Comme je le disais plus haut, la partie professionnelle n'est pas tout, et le jeu vous invite aussi à tisser des liens avec les autres habitués de l'hôpital, par le biais de conversations là aussi visiblement inspirées des Sims, bien qu'Urgences tente de se démarquer de son modèle en transformant les dialogues en une sorte de mini-jeu pénible dans lequel vous devrez, en temps limité, choisir exactement le sujet de conversation souhaité par votre interlocuteur sous peine de voir vos échanges se finir abruptement. Les conversations "réussies" augmentent votre popularité auprès des personnes concernées, les autres la font descendre, le but étant d'amener médecins et infirmières à vous apprécier suffisamment pour vous filer différents bonus.

Pour tout vous dire, et parce que rien que de continuer à vous décrire le jeu je suis à deux doigts de m'endormir, même moi qui aime les Sims et qui suis la série télé, je me suis fait royalement chier avec ce titre qui mixe trop maladroitement les deux pour séduire. Même un "casual gamer" comme on dit aura du mal à trouver son compte avec ce produit d'un ennui à côté duquel même King of the Road est une aventure palpitante. Les activités proposées sont trop peu nombreuses, trop basiques (ça aurait été mieux si traiter les différentes maladies ne se faisait pas simplement en cliquant sur le patient et en attendant que sa jauge de maladie se vide...), trop répétitives, et pas du tout divertissantes. La présentation est austère, l'hôpital assez petit, les graphismes datés, les contrôles pas très bien pensés et buggés. L'ambiance de la série n'y est pas du tout, la faute à un rythme vraiment lent, à l'absence de véritables dialogues entre les personnages, et à l'absence de la majeure partie du casting.

Malgré toute ma conscience professionnelle, et après un temps de jeu qui m'a paru infiniment long, je n'ai même pas eu le courage de finir le 1er épisode, ayant eu l'impression d'avoir fait en 10 minutes le tour de tout ce que le jeu avait à offrir, et d'avoir passé le reste du temps à simplement répéter bêtement les mêmes actions sans intérêt. Bref, que vous soyez nostalgique de Theme Hospital ou amateur des aventures télévisuelles de Noah Wyle et consorts, je me refuse à vous prescrire ce somnifère, les 10 euros qu'il coûte n'étant même pas remboursés par la sécu.
par Toxic publié dans : Test (PC)
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Dimanche 24 février 2008
undefinedLes éditeurs de jeux des pays de l'Est ont une deuxième passion, après les jeux de chie (et pas incompatible avec, d'ailleurs) : les gros-culs. Non pas ceux dont les mérites nous ont été chantés par Queen et Spinal Tap, mais ces puissants engins au volant desquels les orphelins de feu Max Meynier gagnent jour et nuit de quoi se payer des prostituées : les camions poids-lourds. Ca va faire en effet une dizaine d'années maintenant que la licence Hard Truck passe de mains en mains à travers l'ex-URSS, et que les épisodes se succèdent, même si leur passage en France reste extrêmement discret (vous avez déjà vu Hard Truck Tycoon et Hard Truck Apocalypse en magasin vous ?).

Bien qu'il ne soit pas question de truc dur dans son titre, celui dont je vous parle est bien un épisode de la série en question, la version "deluxe" de Hard Truck 2 pour être exact. Pour tout vous dire, comme ça fait très longtemps que je fouine du côté des bacs de soldes, j'avais joué au 1er, que j'avais trouvé à la fois plutôt pas mal foutu pour un jeu payé 1 €, mais aussi très chiant du fait de son concept de base (effectuer des livraisons aux commandes d'un véhicule lent et peu maniable).

Cette nouvelle mouture est basée sur le même principe : dans la peau d'un chauffeur-livreur, vous devrez acheter des cargaisons de diverses marchandises, puis les conduire à bon port. Les articles, divers et variés, sont plus ou moins fragiles et précieux, les trajets plus ou moins longs, et le temps imparti pour effectuer ces missions plus ou moins limité. Oui je sais, raconté comme ça, ça a l'air passionnant comme un menu de restaurant végétalien, mais rassurez-vous... euh, non, en fait, malheureusement, le jeu se limite vraiment à ça : livrer des cargaisons en roulant suffisamment lentement et prudemment pour pas les casser, mais assez vite pour pas être en retard, racheter plus de cargaisons avec les sous, accumuler les bénéfices pour acheter des camions plus gros pour transporter des cargaisons plus conséquentes pour gagner encore plus et acheter encore plus, etc.

Alors évidemment on peut saluer l'effort des développeurs pour avoir recréé avec précision tout le fun du métier de camionneur, les autostoppeuses et le calendrier de femmes à poil en moins*.
Ils ont même poussé le vice jusqu'à gérer le carburant, vous obligeant à faire des arrêts en station-service, et il faut aussi penser à allumer vos phares quand il fait nuit et à mettre les essuie-glace quand il pleut. Tout cela part d'une intention très louable, après tout il y a un public friand de simulations hyper-réalistes d'activités chiantes, un public communément appelé "les Allemands". Le jeu a même le mérite de vous laisser circuler librement dans tout son petit univers (paraît-il plus de 100 km de routes, je me permers de douter d'un tel chiffre, mais bon le fait est qu'on n'en fait pas le tour complet en 10 minutes), à la manière d'un GTA routier, et top du top du frisson, il faudra même faire attention à un gang de mafieux motorisés et éviter de violer le code de la route sous les yeux de flics en voiture ou en hélicoptère. Le problème, c'est que malgré tout ça, comme le jeu consiste juste à conduire lentement et prudemment, d'entrepôt en entrepôt, un véhicule maniable comme le Charles-de-Gaulle, on s'y fait très vite chier. Passé le gentil moment de rigolade au moment du choix de l'avatar dans une incroyable galerie de têtes d'abrutis à moustache, le reste n'est plus qu'un long moment d'ennui, parfois ponctué de râleries contre les bugs bien lourdingues (le camion a par exemple la sale habitude de s'immobiliser définitivement, collé à un autre véhicule pour l'avoir à peine frôlé) ou de rires nerveux face à l'incohérence de l'IA des flics (on vous gueule "Stoppez votre véhicule ou nous ouvrirons le feu !" depuis un hélicoptère et on vous verbalise pour un feu rouge grillé, on percute de plein fouet une voiture de flic en roulant à contresens à fond et on se prend une simple prune pour "franchissement de ligne blanche"...), mais c'est bien peu d'animation, et surtout beaucoup de monotonie dans un océan de graphismes chatoyants estampillés "textures cheapos de jeu budget d'il y a 7 ans sur grosse 3D bien anguleuse".

Au final j'en viens presque à regretter Hard Truck 1er du nom ; la conduite y était un poil plus rigolote, et le jeu moins buggé. A moins d'être tellement passionné par le métier de chauffeur routier que vous soyez prêt à passer des heures à somnoler à demi devant un économiseur d'écran à thème "je m'entraîne au permis C grâce à l'informatique multimédia sur cédérom interactif", pas la peine de gaspiller 3 euros dans King of the Road.

*ça vous apprendra à cliquer n'importe où, petit dégoûtant
par Toxic publié dans : Test (PC)
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Vendredi 22 février 2008
Histoire de quand même régulièrement vous proposer du nouveau, aujourd'hui, un petit jeu débile.

The Unfair Platformer
par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Mercredi 20 février 2008

Je n'ai jamais vraiment été fan de Star Trek, mais quand j'ai vu un jeu pour DS dont le titre incluait le mot "tactical" pour seulement 14,99 €, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de tenter le coup, Star Trek ou pas. Je croyais alors qu'il s'agirait d'un jeu de stratégie où l'on contrôlerait des flottes entières dans des batailles épiques.

Mais en fait non, pas du tout. Star Trek: Tactical Assault est un jeu de combat spatial, vraisemblablement qualifié de "tactique" parce qu'il ne ressemble pas à un shoot'em up 3D à la Rogue Squadron : ici les affrontements sont moins furieux et la configuration des différents vaisseaux vous amènera à livrer bataille plutôt à la manière d'un capitaine de navire lors d'une attaque de pirates qu'à la manière d'un Ewan McGregor dans un film pourri.

En effet, il est impossible de tirer à répétition avec vos "phaseurs" (oui c'est Star Trek, il n'y a pas de laser) et torpilles à photons : chaque arme a un temps de rechargement assez long. On passe donc les combats à se tourner autour avec l'adversaire, tirer avec les canons de babord, manoeuvrer pour tirer avec ceux de tribord pendant que ceux de babord rechargent, manoeuvrer encore pour lancer la torpille de la poupe... Et tout ça en prenant en compte l'état des boucliers : par exemple, pour éviter de se prendre des photons dans le cul à cause de boucliers arrière trop endommagés, mieux vaudra se débrouiller pour n'exposer que ses flancs ou sa proue lors de sa manoeuvre (à condition que les boucliers y soient en meilleur état), du moins jusqu'à ce que l'ennemi ait lui-même déchargé ses armes. Ah oui c'est un peu compliqué, d'où le côté "tactique", et ça rappelle plus Sea Dogs que la série des X-Wing ou Freelancer. Ce qui a son charme aussi.

Situé à l'époque de la série originale, le jeu décevra peut-être certains fans au sens où vous n'y retrouverez pas les personnages bien connus, Adama, Starbuck, Jabba, Gandalf et toute la fameuse clique. Certes il est fait mention du capitaine Kirk et de l'Enterpise dans les dialogues, mais vous ne verrez ni l'un ni l'autre. Les trekkies apprécieront néanmoins d'entendre la vraie voix de Shatner dans l'intro annonçant que l'espace, c'est grand et plein d'étrangers. Mais après ça, plus de Kirk, le scénario vous place dans la peau d'un officier de la Fédération tout juste sorti de l'Académie. Les différentes factions cohabitant notre galaxie ont signé une trève, mais la paix étant peu propice aux jeux de combat, rapidement il faudra en découdre avec les Klingons et les Romuliens pour éviter que la guerre n'éclate pour de bon, en déjouant le complot visant à replonger la galaxie dans le chaos.

Avec votre équipage, vous contrôlerez successivement plusieurs types de vaisseaux de plus en plus gros et puissants, démarrant d'une petite frégate faiblarde pour finir aux commandes d'un croiseur lourd (du même type que l'USS Enterprise), au cours des 15 missions d'une campagne qui réserve quelques petits rebondissements scénaristiques et à l'issue de laquelle vous débloquerez la seconde campagne, celle des Klingons, basée sur le même principe (on démarre dans un petit vaisseau et on gravit les échelons de la flotte) et un scénario similaire (un jeune capitaine doit démasquer une conspiration qui menace l'alliance avec la Fédération) et qui comporte pour sa part 16 missions.
 

Le jeu a le mérite de proposer un gameplay original, d'un type rare voire inédit sur DS. Et passé le moment d'adaptation, on se prend au jeu et on enchaîne les missions sans voir le temps passer. Le scénario, s'il ne casse pas des briques, pimente pas mal les combats (même pour quelqu'un qui n'est pas fan de Star Trek) et donne au jeu une petite dimension "aventure" car il permet, dans certaines missions, de choisir différents embranchements. Allez-vous sagement obéir à un politicien louche tel que le haut commandement l'a ordonné, ou allez-vous mener votre petite enquête personnelle pour vous assurer du bien fondé de votre mission ? Allez-vous lancer une offensive tout seul pour vous couvrir de gloire après avoir détecté une faille dans la défense adverse, ou allez-vous attendre les renforts pour éviter de mettre la mission en péril ? Vos choix entraînent différents résultats, qui vous apporteront une récompense plus ou mois importante après chaque niveau. En effet, à chaque victoire, vous remportez des points de compétence à allouer à votre équipage et qui permettent par exemple d'augmenter la vitesse ou la maniabilité de vos vaisseaux, la puissance de vos torpilles, ou bien encore de réduire le temps de chargement  des phaseurs.

Si ces bons points donnent un charme certain au titre, ils convient néanmoins de signaler les points noirs qui pourraient faire hésiter certains à débourser leurs 15 euros. Premièrement, les amateurs de shoot spatial pourront être déçus par ce gameplay "lent" où l'on passe tant de temps sans pouvoir attaquer, simplement à manoeuvrer son appareil pour se positionner le mieux possible par rapport aux adversaires le temps que les armes soient chargées. C'est clair que si vous voulez de l'action, il faudra préférer un titre comme StarFox Command (prochainement testé ici). Autre déception, les commandes au stylet répondent de façon extrêmement imprécise, amenant rapidement le joueur à les délaisser complètement au profit de la croix et des boutons (qui eux, répondent bien, par contre, pas de souci) ; c'est pas la mort, mais c'est clairement du portage de jeu conçu pour une autre console (c'est un jeu PSP) avec des contrôles au stylet plaqués dessus à la va-vite, pas une vraie version repensée pour la DS, et c'est quand même un peu dommage. Ajoutons aussi que les graphismes ne sont pas de la plus grande finesse, ce qui ne serait pas si grave si la représentation des planètes n'était pas carrément ridicule : si on s'en approche, on a juste l'impression de flotter juste à côté d'une grosse orange, pas au-dessus de l'atmosphère d'une immense planète, ça la fout quand même assez mal. Et pour finir sur les défauts (en tout cas les plus gros), la difficulté du jeu est mal dosée, et à l'exception de quelques missions très frustrantes, dans l'ensemble le jeu est trop facile et n'offre pas beaucoup de "rejouabilité" une fois terminé.

Bref, à 15 euros et à condition que le gameplay "tactique" ne vous rebute pas, c'est quand même un achat que je conseille (d'autant plus si vous possédez un "rumble pak" pour la DS : c'est l'un des très rares titres qui l'utilisent). Au-delà de ce prix, ou si vous cherchez un titre plus "nerveux", vous risquez la déception.

par Toxic publié dans : Test (Nintendo DS)
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Mardi 19 février 2008

Je sais que vous êtes nombreux à trépigner d'impatience alors que le test de King of the Road tarde à venir (et ne parlons même pas de celui de Guild Wars), mais rassurez-vous, ça arrive. En attendant, pour les quelques-uns qui auraient pu s'étonner des interventions récentes, dans les commentaires, d'une "Police de l'Intelligence", il s'agit apparemment d'une espèce de plaisantin abruti qui, après avoir sévi chez mon camarade Spooky, vraisemblablement dans un but de vengeance personnelle, et s'y être fait moucher comme une merde, est venu tenter un petit troll chez moi aussi avant de s'apercevoir que jouer au con risquait de lui attirer plus de soucis que de satisfaction. La rédaction du blog des joueurs radins (c'est juste moi tout seul hein, mais ça fait mieux si je le dis comme ça) vous prie de l'excuser pour la gêne occasionnée, mais les choses devraient reprendre leur cours normal, je doute qu'on revoit notre ami "policier" par ici.

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Dimanche 17 février 2008

Avec la sortie récente de Cloverfield et mon envie irrépressible d'aller le voir tout en pressentant que ça va être nul, il est temps d'avouer un autre de mes péchés mignons, après l'achat compulsif de jeux moisis sous prétexte qu'ils sont pas chers : moi, les monstres géants qui rasent des villes, ça me fascine complètement. Et l'un de mes regrets en matière de jeu vidéo est de n'avoir jamais joué au mythique jeu d'arcade Rampage. Pourtant, en 21 ans, le titre a connu des portages, adaptations et suites sur à peu près toutes les machines de jeux existantes, et peut-être même sur Mac, c'est dire. Mais comme chaque fois, la presse spécialisée les descend, j'hésite à en acheter.

En tout cas, la longévité de Rampage hors des salles d'arcade est doublement étonnante, d'abord parce qu'il continue d'en sortir malgré des avis désastreux dans la presse, et ensuite parce que malgré le fait qu'il y ait visiblement un public de joueurs avides de jeux de monstres géants, la licence Rampage n'a quasiment aucune concurrence dans ce domaine. Certes, de par le passé il y a eu un Ultraman ou deux King of the Monsters, et de temps en temps débarque un Godzilla.  Mais dans l'ensemble, très peu d'alternatives à la série de Midway.


Le jouissif War of the Monsters sur PS2 avait été une fort bonne surprise dans ce domaine, et j'étais assez curieux de tester également ce I Was an Atomic Mutant! Néanmoins, avec sa jaquette moche, sa sortie directement en gamme budget et sa descente dans des catégories de prix de plus en plus basses, généralement réservées aux merdes invendables, j'ai longuement hésité. L'ayant finalement trouvé à moins de 2 €, et le comeback sur PS2 d'Ultraman n'étant pas destiné à s'exporter hors du Japon, j'ai sauté le pas...


La 1ère chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est que ses créateurs se sont donné du mal pour être à fond dans le trip "hommage aux films de monstres des années 50" au niveau de la présentation. Les menus, la musique, les fausses affiches et fausses bandes-annonces qui présentent chaque monstre, la possibilité de jouer comme si l'image était projetée sur un écran de drive-in, on sent le travail de vrais fans du genre, pas la petite merdouille bâclée par de pauvres informaticiens des pays de l'Est payés une misère pour produire à la chaîne des cacas destinés à sortir directement en gamme budget pour les supermarchés.

Malheureusement la partie ludique elle-même n'est pas franchement à la hauteur
de cette présentation très réussie. Non pas que le jeu soit carrément mauvais, mais disons qu'il révèle très vite ses limites. Il n'y a que 4 monstres (la femme de 50 pieds, le lézard façon Godzilla, le robot et le cerveau flottant), chacun a relativement peu d'attaques disponibles, ils se jouent tous grosso modo de la même façon, il n'y a aucune nouvelle créature à débloquer, on ne peut pas jouer en multi contre d'autres joueurs contrôlant d'autres monstres, et le jeu consiste simplement à raser intégralement une ville par niveau sans se faire buter par l'armée. Et au début, c'est vrai que c'est amusant, malgré le gameplay basique et les graphismes moyens. Les contrôles sont simples et répondent bien, piétiner la foule et abattre les immeubles est défoulant, et l'hommage aux séries B/Z à l'ancienne continue de façon sympathique et humoristique. Mais c'est tout, et ça manque cruellement de variété. On rase une ville, on passe à la suivante, on démolit encore tout, en utilisant la même poignée d'attaques disponibles, on passe à la suivante, etc, jusqu'à être finalement terrassé par les attaques de tanks et d'avions, chaque niveau étant bien entendu plus difficile que le précedent. Ca aiderait s'il y avait plus de monstres, si les différences entre les uns et les autres étaient plus marquées, s'il y avait un objectif particulier à atteindre et pas seulement "faire le plus gros score possible avant le game over", mais hélas, ce n'est pas le cas.

Bref, un pur jeu d'arcade old school, bien fun, mais beaucoup trop répétitif. Ca reste un produit honnête et vu son très bas prix, l'amateur de monstres et de jeux d'arcade en aura pour ses 2 euros, le jeu procurant grosso modo autant de temps de divertissement que 2 euros dépensés dans une salle d'arcade, avant de lasser totalement.

par Toxic publié dans : Test (PC)
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Dimanche 17 février 2008
undefinedVous avez déjà mangé un pizz-wich ? A la baraque à sandwichs de la fac que je fréquentais, ils se sont mis un beau jour à vendre ça, c'était un sandwich à la pizza. La première fois que j'ai vu ça, j'ai trouvé ça marrant et intriguant comme idée : mixer deux bons trucs comme la pizza et le sandwich, c'était un coup de génie, et c'est vrai que quand j'en ai mangé, j'ai aimé. Les deux premières fois. Parce qu'à la troisième, passé le côté "nouveau et original" j'ai commencé à me dire que finalement, manger séparément un sandwich et une pizza restait plus intéressant que ce mix bâtard.

Si je vous parle de ça, ce n'est pas simplement dans l'espoir que certains anciens de Paris 8 se souviendront avec émotion de cette baraque à sandwichs où les vendeurs beuglaient "et une pizza au cochon pour le monsieur !" chaque fois que tu commandais du jambon pour foutre la honte aux chiens d'infidèles mangeurs de porc, c'est parce que des idées comme le pizz-wich, on en trouve aussi dans le monde du jeu. Ainsi, l'idée de mixer du STR sauce historique à la Age of Empires avec le fait de pouvoir diriger un peuple depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère moderne façon Civilization plutôt que de se cantonner à une seule période, voilà un concept pizzwich prisé par un certain nombre de joueurs et de créateurs de jeux, suffisamment pour assurer l'existence de 3 épisodes d'Empire Earth, et du titre qui nous intéresse aujourd'hui, Rise of Nations.

Rise of Nations donc est un jeu de stratégie en temps réel qui vous propose de prendre en main la destinée d'une peuplade, à choisir parmi 26 dans cette édition Gold (on retrouve des grands classiques des jeux de ce genre comme les Romains, Britanniques ou Perses, assortis de quelques nations plus "exotiques" comme les Bantous ou les Lakotas), des origines à nos jours. On démarre avec une place de village, une bibliothèque, quelques fermes et fermiers, et un éclaireur, et vogue la galère. Les habitués du genre trouveront assez vite leurs marques : on produit du péon à la chaîne pour amasser des ressources et construire des bâtiments, et on utilise ceux-ci pour développer de nouvelles technologies et lever une armée qui assureront au plus rapide/plus malin/mieux organisé la suprématie sur les nations adverses. Comme d'habitude, la victoire peut s'obtenir de différentes façons, par exemple simplement en massacrant toute adversité, ou bien en bâtissant des Merveilles du Monde avant les autres (la production de chocolat orné d'animaux et accompagné d'une fiche technique sur le toucan de Madagascar représentant le pinnacle de la civilisation).

Le jeu propose toutefois quelques petites subtilités qui le distinguent d'un AoE : chaque nouvelle unité coûte un peu plus cher à produire que la précédente, chaque nouvelle ville doit être construite sur un territoire déjà sous votre influence (comme dans un Civilization, chaque ville a une "aura" et l'ensemble de ces auras réunies délimite les frontières de votre "pays"), les ressources peuvent être exploitées en continu sans jamais s'épuiser, de nouvelles ressources (charbon, pétrole) apparaissent en cours de partie... Rien de réellement révolutionnaire malgré tout. Cela étant dit, comme c'est plutôt bien fait, ça fonctionne, et les premières parties, on est facilement enthousiasmé à condition d'aimer le genre : la côté rigolo des chevaliers métamorphosés en tanks ou la satisfaction d'écraser l'ennemi sous une pluie de bombes atomiques alors que quelques "âges" plus tôt, ses archers nous cassaient les noix, ça donne une bonne première impression sur le jeu. Et tant qu'on parle de bombes atomiques, elles apportent une condition de défaite assez inédite par rapport à la concurrence : si trop d'engins nucléaires explosent sur la carte, c'est la fin pour tout le monde et la victoire pour personne.

Hélas, comme pour le pizzwich, Rise of Nations se révèle, à moyen terme, très décevant, son concept de base faisant finalement sa faiblesse, et amenant le joueur à se réorienter vers d'autres titres peut-être moins ambitieux, mais plus réussis.

Une des caractéristiques qui fait qu'on va apprécier un jeu de stratégie plutôt qu'un autre, c'est la présence de factions bien différentes, à la personnalité bien marquée. C'est complètement raté ici : les avantages propres à chaque nation sont quasiment imperceptibles, et les unités uniques sont liées à certains "âges" technologiques et disparaissent avec le progrès, ce qui fait que tout le monde finit par se battre avec exactement les mêmes soldats, tanks et avions, ce qui est peut-être réaliste, mais pas très amusant. Du coup les parties se ressemblent, un rush jusqu'à l'ère moderne où les Russes comme les Sioux se mettront sur la tronche avec les mêmes bombardiers furtifs et les mêmes fantassins à lance-flammes, produits instantanément ce qui éclipse complètement la stratégie au profit du clic frénétique. Et on finit par gagner systématiquement grâce à la construction de Merveilles tant celle-ci semble facile par rapport aux AoE ou aux Civilization dont Rise of Nations ne parvient décidément jamais à éclipser l'ombre.

Le jeu a ses fans, personnellement j'ai vraiment du mal à le conseiller tant il m'a vite lassé. A moins d'être tellement séduit par son concept pizzwich que vous vouliez à tout prix l'essayer (et je signale au passage qu'il devient assez difficile à trouver en magasin, il faudra acheter sur le net), vous pouvez vous orienter sans regret vers d'autres jeux de stratégie plus riches.
par Toxic publié dans : Test (PC)
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Jeudi 14 février 2008

Aujourd'hui, le 14 février, est l'un des jours (avec entre autres Noël, la fête des mères et la journée de la femme) où les gros radins peuvent faire croire que leur pingrerie n'est pas liée à leur manque d'argent (ou à leur attachement excessif à celui-ci), mais à une attitude de gros rebelles anticonformistes en aboyant à la face de gens qui ne leur ont rien demandé que "y en a marre de ces fêtes commerciales à la con, moi j'ai pas besoin d'attendre une occasion comme ça pour faire des beaux cadeaux, puis faire un cadeau un jour par an et traiter la personne comme de la merde tout le reste de l'année bonjour l'hypocrisie". Alors, comme cette petite posture de pseudo-révolte à deux balles mérite bien qu'on lui dise, comme à tous les ados comme elle, un gros "TA GUEULE !" de temps en temps, je me permets aujourd'hui d'emmerder les aigris en postant ces trois minutes d'une mignonnerie insoutenable pour fêter l'Amour.

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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