Dimanche 9 mars 2008
undefinedParce que parfois entre deux tests de trucs moisis ça fait du bien de parler d'un jeu qu'on aime, aujourd'hui je me risque à traiter d'un jeu qui risque d'intéresser encore moins de monde que d'habitude : Total Extreme Wrestling 2007, disponible en téléchargement sur internet au prix de 34,95 dollars, soit un peu plus de 20 euros, et que vous pouvez acheter sur le site de son développeur, Grey Dog Software.

TEW
est le bébé d'Adam Ryland, jeune programmeur qui s'est fait connaître de la communauté des fans de catch sur internet en distribuant une série d'excellents freewares de gestion, dont le dernier en date, Extreme Warfare Revenge 4.2, est encore  très populaire aujourd'hui bientôt 8 ans après sa sortie. Face à ce succès, il s'est décidé à faire du jeu son métier pour gagner des sous avec, et a commencé par lancer l'ultra-pointu Total Extreme Warfare 2004 avant de changer de titre et d'éditeur pour les épisodes suivants, dont cette version 2007 dont je vous parle aujourd'hui.

C'est donc un jeu de gestion de fédération de catch qui proposera à ceux qui s'intéressent aux coulisses de cette discipline de se mettre dans la peau d'un petit Vince McMahon en herbe. En début de partie, vous choisissez pour quelle compagnie vous voulez travailler, parmi un assez large choix de fédérations masculines, féminines, mixtes, américaines, japonaises, européennes, et ensuite, à vous de la faire fonctionner. Vous embauchez et virez les catcheurs, vous écrivez les scénarios, vous organisez les spectacles, vous décidez des matchs... Tout en respectant les directives du propriétaire, vous aurez vraiment un contrôle quasi-total sur tout ce qui se fera dans votre promotion, qui gagne, qui perd, qui devient champion, qui joue quel personnage, qui sera le rival de qui... Alors clairement, si le catch n'est pas votre tasse de thé, ou si vous aimez regarder des matchs mais que tout ce qui se passe "hors antenne" n'a aucun intérêt pour vous, n'essayez même pas de vous lancez dedans, TEW étant à la série des Smackdown vs Raw ce que Football Manager est à PES. Ici, on ne castagne pas, on jongle avec les données pour organiser les meilleurs shows possibles et contenter au mieux son patron et son personnel, mais sans jamais voir un match ni pratiquer un "coup d'atémi directement aux carotides" comme aimait à le dire Raymond Rougeau.

Visuellement très austère, avec ses tableaux de statistiques et ses comptes-rendus 100% texte, le jeu a également le défaut de fonctionner sur une base de données entièrement fictive... Le monde du catch étant en effet constitué d'une myriade de promotions indépendantes les unes les autres, non-régies par une autorité supérieure au niveau national ou mondial comme peuvent l'être le foot ou le basket, Grey Dog Software n'allait pas s'amuser à acheter séparément des licences à tout le monde, d'autant que c'est un petit éditeur indépendant et que les licences officielles coûtent cher. La version de TEW 2007 disponible à la vente ne vous proposera donc pas de diriger la WWE pour réaliser votre vieux rêve de faire perdre John Cena contre Barry Horowitz à WrestleMania, ni même de prendre les rênes de Ring of Honor pour faire genre "Moi j'aime le catch indépendant et la lutte pure, pas ces conneries de Sports Entertainment". Ici on joue avec le "Cornellverse", un univers créé de toutes pièces par Adam Ryland, avec des fédérations et des catcheurs imaginaires. Alors certes c'est du beau boulot, le Cornellverse est réaliste, cohérent, amusant, mais jouer avec est forcément très déroutant, et obligera à étudier longuement toutes les statistiques de tout son effectif avant de pouvoir obtenir des résultats à peu près corrects. Le jeu prend en effet en compte des dizaines de paramètres pour déterminer la qualité des matchs et la popularité des shows ; si vous mettez face à face deux lutteurs aux styles très différents, ou si votre "Main Event" de la soirée met en vedette des types auquel votre public ne s'intéresse pas particulièrement, vous risquez le fiasco.

Heureusement, des amateurs proposent des bases de données à télécharger pour remplacer le Cornellverse par les fédérations et catcheurs du monde réel, la plus complète et réussie étant sans doute la T-Zone, encore qu'elle ne soit plus du tout à jour, et très perfectible, mais avec sa soixantaine de fédérations différentes et près de 4.000 catcheurs, managers, arbitres et autres, on ne peut que saluer le boulot de ses auteurs. Le jeu propose de plus un éditeur à la fois hyper simple et hyper complet qui vous permet de modifier à peu près tout ce que vous voulez : catcheurs, "gimmicks", type de matchs, salles de spectacle, vous pouvez créer ou bidouiller tout ce que vous voulez pour donner votre touche personnelle au jeu. Ca permet au passage de constater la tétrachiée de paramètres qui entrent en ligne de compte dans le fonctionnement du jeu... En dehors des nombreuses stats simulant l'habileté des uns et des autres sur le ring, on trouve également une quantité impressionnantes de données à gérer. Machin consomme-t-il des stéroïdes ? Est-il meilleur dans un rôle de gentil ou méchant ? Dans un rôle comique ou réaliste ? Fait-il sagement ce qu'on lui demande ou est-il du genre à râler quand il n'a pas le beau rôle ? Quelle langue parle-t-il ? Acceptera-t-il une tournée au Japon, en Europe ? Son équipe avec Truc est-elle débutante ou expérimentée ? S'entend-il bien avec tel ou telle autre ? Le public de telle fédération s'attend-il à voir du catch technique, des matchs hardcore ultraviolents, des jolies filles ? Un maximum de matchs, ou beaucoup de temps laissé aux "storylines" (les scénarii de rivalités et vengeances qui font le sel de la WWE par exemple) ?

Avec la T-Zone, les choses deviennent un peu plus abordables, sans être trop faciles pour autant. Il faudra garder un oeil sur les stats pour ne pas faire n'importe quoi. Malgré quelques défauts, dont certains irritants (comme la popularité de votre fédération qui peut chuter de façon totalement improbable après un seul show raté et avant même sa diffusion télé), TEW est une simulation très riche et réaliste qui devrait combler les amateurs de gestion pointue, à condition une fois de plus qu'ils soient fans de catch.

Concrètement, le jeu se déroule au tour par tour, chaque tour durant une journée. Les jours où vous n'avez pas de spectacle programmé, vous pouvez toujours négocier des contrats, étudier votre effectif en détail, contacter d'éventuels futurs employés ou employeurs, discuter avec vos "road agents" (ceux qui aident à planifier les matchs), mais le "plat de résistance" du jeu c'est bien sûr l'organisation des shows, que ce soit un petit gala local, un enregistrement d'émission télé, ou un bon gros "Pay-Per-View". Vous avez une durée déterminée à remplir absolument, à vous de choisir qui va affronter qui, qui va être interviewé, qui fera un concours de maillots de bain, qui va dire aux enfants "Ne faites pas ça chez vous ni à l'école" et toutes ces choses magnifiques que vous pouvez voir tous les samedis soirs sur NT1. Tout ça se fait à coups de clics sur des noms, de choix dans des menus déroulants, rien de trop glamour il faut avouer, et prend pas mal de temps si on veut être sûr de réussir son coup. Pour un match par exemple, outre le type de match (normal, hardcore, en cage, à échelle, à 2, à 4, à 6, à 30, deathmatch avec punaises, barbelés et explosifs, le choix est vaste) et le nombre de participants, il faudra aussi choisir le gagnant, la façon dont il obtient sa victoire (compte de 3, soumission, disqualification, tricherie, intervention du manager...), si les participants peuvent laisser libre cours à l'improvisation ou au contraire si tous les mouvements du match doivent être soigneusement planifiés, si le gagnant doit vraiment écraser l'adversaire ou si le combat doit être égal... Et ça, c'est juste les matchs, autrement dit seulement la moitié (en gros) de votre temps d'antenne si vous dirigez une promotion de type "sport-spectacle grand public" ; pour le reste, il faudra remplir avec des segments faisant progresser vos "storylines" ou permettant aux catcheurs peu doués sur le ring de gagner quand même les faveurs du publics grâce à des séquences mettant en valeur leurs autres qualités. Là encore, le succès laisse peu de place au hasard.

Bref, je ne vais pas tout vous détailler, mais comme je l'ai déjà dit, c'est du jeu bien HARDCORE, pas le petit shareware dans lequel on se lance 5 minutes pour se décontracter, il faut vraiment être branché à fond à la fois catch et gestion pour apprécier. Je vous sugérerais d'ailleurs de tenter d'abord la démo du jeu avant de lâcher vos 22 euros dans la version complète, histoire d'être sûr de savoir où vous mettez les pieds. Vous pouvez même démarrer plus en douceur en tentant d'abord de récupérer gratuitement EWR 4.2, au gameplay un peu moins touffu et donc un peu plus simple d'accès tout en restant de la bonne grosse simulation aussi riche qu'austère. Mais pour ceux que ce genre de jeu attire, et qui n'ont pas la patience d'attendre la version 2008 qui devrait être disponible cet été (et qui au vu des nouveautés annoncées, ressemble vraiment de plus en plus à LA simulation de gestion de catch ultime, à vrai dire), au-delà de ces écrans gris moches il y a vraiment un gameplay suffisamment profond et bien foutu pour passer des heures et des heures sur ce Total Extreme Wrestling 2007.
par Toxic publié dans : Test (PC) communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Samedi 8 mars 2008
Je crois qu'on en arrive à un point où à peu près toute activité imaginable a été adaptée en simulation vidéoludique. Y a des "tycoons" même pour des métiers qu'on imagine assez peu palpitants dans la vraie vie, comme directeur de prison ou chef d'entreprise de transport de frêt. Même des activités dont on ne soupçonnait pas vraiment l'existence, comme paparazzi pour un magazine pour robots homos, ou patron d'une chaîne de fast-food tenus par des putes, ont un jeu dédié. Même des sports obscurs comme le curling ou le lacrosse. Vous aimez tripoter des fillettes ? Il y a un jeu pour vous (et quelques années de prison aussi, si la police et la justice font leur boulot). Votre truc, c'est plutôt le viol ? Oui, oui, il y a un jeu pour vous aussi.

Enfin, tout ça pour vous dire que du coup, je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai été étonné de l'existence de ce jeu de corrida lorsque je l'ai trouvé par hasard dans mes habituels bacs de soldes. Après tout, une simulation tauromachique n'est pas plus absurde ou invraisemblable qu'un jeu de mini-golf à la gloire d'Eugene "le père de Jim dans American Pie" Levy. Si, si, ça existe.

A l'époque néanmoins, cette bizarrerie a titillé ma curiosité au point que j'ai lâché les 2 euros règlementaires pour voir ce que ça pouvait donner. Pourtant, je ne suis pas fan de corrida. Non que je sois de ceux qui veulent carrément l'interdire, dans la mesure où je ne pense pas que le fait de finir en steaks améliorera grandement le sort des bestiaux qui pour l'instant finissent dans l'arène. Après tout, quitte à mourir jeune, autant grandir à l'air libre, garder ses roupettes, tirer son coup de temps en temps et garder une petite chance de punir le bourreau avant de conclure sa brève existence, plutôt que de vivre dans un hangar avant d'être charcuté dans un abattoir. Mais enfin bon, donc, la corrida n'est pas un spectacle qui m'intéresse particulièrement. Néanmoins, les jeux vidéos un peu hors normes, eux,  m'intéressent, donc, j'ai testé celui-ci.

Le didacticiel n'est malheureusement pas très engageant : buggé, il ne propose en outre que de regarder sans participer, à l'instar des didacticiels pourris des jeux EA Sports. Pas facile d'apprendre la grande quantité de "passes" proposées par le jeu quand il faut se contenter de regarder le gus en collant s'agiter à l'écran tandis que s'affiche une liste de trucs du genre "triple-lutz piqué/développé-couché = haut, bas, C, $, droite+F8, Espace". Il devrait y avoir une règle affichée en gros dans tous les studios de développement du monde, "si vous faites un didacticiel, le joueur doit pouvoir tester immédiatement ce que vous lui apprenez, sinon ça sert à rien, autant lire le manuel".

Bref, lassé de ne rien pouvoir faire face à ce ballet de vilaine 3D et d'expressions incompréhensibles rythmé par une voix morne et mal synchronisée, j'ai décidé de me lancer dans le jeu sans plus de préparation...

On peut créer son propre toréro mais hélas la customisation de l'avatar est très peu poussée. Ce qui est d'autant plus étonnant quand on voit que l'on peut en revanche personnaliser à fond le taureau que l'on va affronter, depuis son poids et sa couleur jusqu'à la taille, la forme et l'inclinaison de ses cornes. Une fois passée cette étape, la corrida démarre... et malheureusement, on constate assez vite qu'à défaut d'interdire la tauromachie, on aurait au moins pu interdire ce jeu histoire d'épargner des traumatismes aux joueurs sensibles.

Non pas que Torero soit particulièrement barbare, sanglant, brutal, mais en revanche, il est particulièrement nul. Et c'est d'autant plus triste que les mecs qui ont bossé dessus ont apparemment essayé de bien faire : le jeu respecte les différentes étapes de la corrida (et vous propose d'incarner tour à tour différents membres de l'équipe d'équarrissage), il y a plein de mouvements disponibles, pas mal de modes de jeu... Mais voilà, c'est absolument injouable et ça n'a aucun intérêt. Le torero se déplace trop lentement (sa démarche ridicule a au moins le mérite de faire marrer, mais pas longtemps), le taureau trop vite, les commandes trop compliquées répondent à peine, et on se fait donc lamentablement exploser la tronche par le furieux bovidé chaque fois qu'il bouge, sans presque jamais réussir à esquiver ou à placer le moindre de ces élégants "pas de danse avec mouchoir géant" qui font la joie des aficionados. Alors bien sûr on saluera la résistance exceptionnelle du personnage principal, qui peut encaisser un nombre impressionnant de charges surpuissantes en pleine gueule avant que sa barre de vie ne tombe à zéro, mais disons que "est-ce que je vais survivre assez longtemps pour voir la phase suivante, celle où c'est le cheval en armure qui se fait défoncer par le taureau ?" ne fait pas vraiment un jeu bien passionnant.

Au final, malgré son originalité, Torero reste un jeu complètement raté et inintéressant, que même les fans d'abattage public de bétail devraient éviter à tout prix.

par Toxic publié dans : Test (PC)
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Vendredi 7 mars 2008
undefinedA l'instar du fabuleux King of the Road, Europa 1400 fait partie de la trrrrrrrès prestigieuse collection "Games Giant" de JoWood, également appelée "les jeux  qui ont franchi le Rhin par erreur et se sont retrouvés à 3 euros dans les supermarchés et les solderies" (rassurez-vous, vous la retrouverez ici petit à petit dans sa quasi-intégralité). Son principe apparaîtra de prime abord séduisant à l'amateur de jeux de gestion et de simulations de vie, puisqu'il s'agit de fonder et faire prospérer une dynastie de commerçants au travers du joyeux 15ème siècle, celui-là même qui vit se dérouler la Bataille de Grunwald, les faits d'armes de Jeanne d'Arc et le règne de Vlad Tepes dit Dracula, autrement dit un siècle qui n'en finit pas d'alimenter les bacs de soldes de jeux PC, voyez donc , et .

On commence par choisir une ville d'Europe comme théâtre d'opération, puis on crée son premier personnage en choisissant son métier, son origine, son aspect et en répartissant quelques points parmi ses diverses caractéristiques comme la Négociation ou l'Artisanat. Le départ est donc plutôt alléchant : outre le petit côté jeu de rôle, les professions offertes sont assez variées, puisque vous pourrez être entre autres forgeron, prêtre, brasseur ou voleur.

Le début du jeu est lui aussi raisonnablement prometteur, puisqu'il ne faudra pas simplement gérer le négoce de votre personnage, mais aussi sa vie en dehors du boulot, un peu à la manière du tout pourri Urgences. On peut améliorer sa maison, participer à la politique de sa ville, et courir la gueuse afin de fonder une famille. Cela étant dit, il faut reconnaître que ces diverses activités extraprofessionnelles servent au bout du compte principalement à améliorer votre commerce : en se mariant et en faisant des gosses, on a de la main d'oeuvre gratuite (et la possibilité de continuer le jeu après la mort du personnage original) ; en se faisant élire à un poste à responsabilité on peut voter pour des lois qui favorisent le bizness ou emmerdent la concurrence... Le gros du jeu reste donc centrer sur la gestion de son artisanat et de son commerce, et malheureusement, sur ce plan-là le jeu révèle bien vite sa fausse profondeur et ses vraies limites. Quel que soit le métier choisi, on fait finalement toujours les mêmes choses : on envoie ses charrettes chercher des matières premières au marché, on ramène le tout à sa fabrique pour produire des choses, on envoie les charrettes les revendre au marché, on gagne des sous, avec les sous on agrandit sa fabrique et on embauche plus de personnel pour fabriquer encore plus de trucs et gagner plus de sous, avec lesquels on pourra améliorer sa maison, ses compétences (en se payant des études), et envoyer plus de charrettes acheter plus de matières premières pour produire plus de choses etc etc... Le choix du métier n'a finalement qu'une influence infime sur le déroulement du jeu ; le brasseur fait de la bière, le forgeron fait des armes, le prêtre fait des bouquins... Oui, même le prêtre est ici réduit à l'état de simple artisan-commerçant qui fait fabriquer des livres au sous-sol de son église pour les revendre au marché, son rôle s'arrête là...

Je vais être honnête : pour peu que vous soyez quand même un tant soit peu attiré par les jeux de gestion à la base, et pas rebuté par les graphismes moches et le doublage ridicule, au départ on se laisse happer par la routine à la mécanique pas trop mal huilée qui se met en place, et par tous les petits "à-côtés", et ça fonctionne une heure, voire deux, voire trois... jusqu'au moment où on finit par s'apercevoir brutalement que, tout de même, tout ça est incroyablement répétitif, ennuyeux, abrutissant, et même pas très bien foutu. Par exemple, quand un jeu vous fait ramer à mort pour faire quelques malheureux bénéfices avec votre taverne (alors que c'est la seule en ville), et que vous finissez par gagner plus de pognon que vous ne pourrez jamais en dépenser par la suite d'héritages heureux, ça casse un peu la motivation...

En résumé, comme beaucoup de titres qui sur le papier proposent un original mélange des genres et des idées intéressantes, Europa 1400 se révèle malheureusement raté faute d'exploiter correctement son concept. Passée la découverte de ses multiples activités connexes, la monotonie survient trop vite, les parties se suivent et se ressemblent quel que soit le métier choisi et on y fait toujours les mêmes choses finalement fort peu passionnantes.

A très très très bas prix ça peut toujours se tester par curiosté, ne serait-ce que pour imaginer comment les mêmes idées auraient pu donner un meilleur jeu : 3 euros pour quelques heures de divertissement, ça n'est pas si cher payé dans l'ensemble, quand on compare à la durée de vie de certains titres à 50 €. Mais plus cher que ça, c'est clairement trop cher.
par Toxic publié dans : Test (PC)
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Mercredi 5 mars 2008
La communauté nerd/geek internationale dans son ensemble lui ayant rendu un vibrant hommage que lui enviera sûrement son collègue et ennemi Dave Arneson quand il cassera sa pipe à son tour parce que lui personne ne retient jamais son nom, je ne voulais pas être en reste, d'autant moins que je me suis fixé un objectif de mise à jour plus fréquente que par le passé ; il est donc temps d'avoir une pensée émue pour Gary Gygax, le célèbre inventeur de l'heroic fantasy, des jeux vidéos et de l'abstinence sexuelle totale jusqu'à 25 ans. Tous les gags possibles ("il a raté son dernier jet de sauvegarde", "il a besoin d'un sort de résurrection", "il faut faire un reroll", "il a lâché du loot ?", etc) ayant déjà été fait, je vous propose à la place de vous recueillir devant ces images tirées de sa plus célèbre création (avec Conan le Barbare), World of Warcraft :


par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Mardi 4 mars 2008
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Commencée sur Super Nintendo sous le titre Starwing (du moins en Europe), la série StarFox fait gentiment son petit bonhomme de chemin sur les diverses consoles Nintendo depuis une quinzaine d'années, un peu à l'ombre de franchises plus connues de la marque comme Mario et Zelda. Ce nouvel épisode sur DS est à la fois un retour aux sources puisqu'il ne propose plus que du shoot dans les airs et l'espace (finies les séquences en véhicule terrestre ou à pied) et une tentative d'y ajouter une nouvelle dimension, puisque outre le pilotage des appareils, vous devrez désormais gérer le déploiement stratégique de vos unités sur le chamb de bataille.

Le scénario, plutôt convenu, amène le héros Fox McCloud à reformer l'escadrille Star Fox pour affronter une nouvelle menace, les Anglars. De planète en planète, on va retrouver ses compagnons éparpillés et libérer les villes et bases tombées sous la coupe de l'envahisseur. Après avoir finir le jeu une première fois, en recommençant une partie le jeu vous laissera le choix entre plusieurs embranchements après chaque mission, ce qui permettra de visiter de nouvelles planètes et de faire évoluer l'histoire dans de nouvelles directions pour débloquer l'une des 9 fins différentes.

Le jeu lui-même se scinde en deux phases. D'abord, on vous donne une carte de la zone à "sécuriser". Avec le stylet, vous pouvez dissiper une partie du brouillard de guerre en frottant dessus, pour faire apparaître les bases et escadrilles ennemies, puis tracer le plan de vol de vos chasseurs. Si vous en avez en stock, vous pouvez envoyer des roquettes à l'adversaires pour détruire des escadrilles entières sans combattre. Puis vous lancez le 1er tour de jeu et, si le chemin de vos chasseurs rencontre celui de l'ennemi, ou une base, vous pourrez lancer la deuxième phase de jeu, la phase classique, le combat aérien, pour résoudre les différents affrontements. Le combat se fait sur des aires limitées, dans lesquelles il faudra chaque fois éliminer un type d'ennemi bien précis pour pouvoir continuer, les autres vaisseaux n'étant là que pour vous mettre des bâtons dans les roues. Le vol se dirige intégralement au stylet, les boutons ne servant qu'à utiliser votre arme principale (même les bombes sont à lancer au stylet) ; c'est un peu déroutant au début, et le système de boosters et rétro-fusées ne répond pas vraiment à la perfection, mais à part ça, c'est plutôt bien fait et finalement, on s'habitue assez vite. Pour le reste, c'est du StarFox classique, et plutôt facile, les ennemis n'étant pas très coriaces. Et une fois les combats de vos différents chasseurs terminés (que vous ayez gagné ou non), le tour s'achève et vous revenez à la carte stratégique pour un 2ème tour, le but étant au final de nettoyer le niveau dans le nombre de tours imparti tout en évitant qu'une escadrille ou un missile adverse n'atteigne votre vaisseau-mère.

Au gré de vos rencontres, vous serez amené à piloter divers chasseurs, chacun ayant ses forces et faiblesses ; ainsi l'appareil de Slippy le crapaud est très solide mais n'a pas de verrouillage laser, celui de Falco l'oiseau en revanche a un laser à verrouillage multiple mais moins de blindage, Panther ne peut tirer à répétition mais fait des dégâts plus importants, etc, etc. A vous de voir, en fonction des disponibilités de l'équipe évidemment, lesquels sont à lancer à l'assaut d'une base, à la poursuite d'un missile ou en duel contre un boss.

Plutôt facile à prendre en mains et représentant un genre rare sur la DS, le jeu séduit assez vite, mais malheureusement ne tarde pas à lasser faute d'offrir plus de variété au joueur. Rapidement on se retrouve à refaire toujours les mêmes choses contre des ennemis similaires, avec des changements de décor pas toujours suffisamment flagrants pour qu'on les remarque beaucoup. Offrir plusieurs fins différentes est une manière, commune certes, mais toujours aussi agaçante d'augmenter artificiellement la durée de vie du jeu en forçant à rejouer plusieurs fois de suite à la même chose. Et si le jeu est globalement trop facile, il est vraiment frustrant de traverser parfois 5 niveaux de suite les doigts dans le nez avant de se retrouver bloqué connement contre un boss archi-pénible.

Le multi peut offrir une petite alternative sympa au mode Campagne, à condition d'y jouer en réseau local (une seule cartouche suffit) ou avec des amis en wifi, parce qu'à part ça, le jeu en réseau mondial souffre du même défaut que les autres jeux DS offrant cette option : faute de pouvoir repérer et signaler les mauvais perdants, on se retrouve constamment face à des adversaires se déconnectant en cours de partie juste pour éviter d'ajouter une défaite à leurs statistiques.

Au final, si comme moi vous pouvez le trouver en solde à 10 euros, le jeu offre quand même suffisamment de divertissement pour valoir le coup si vous êtes amateur de combat spatial et que vous êtes déjà lassé de Star Trek: Tactical Assault. A 40 euros malheureusement le jeu est trop court et répétitif pour être vraiment considéré comme un bon investissement.

par Toxic publié dans : Test (Nintendo DS) communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Lundi 3 mars 2008

Voilà, c'est la fin tant attendue de ce classement qui vous a évidemment tenus en haleine tout au long du weekend.

Et notre grand gagnant est...


#1 Shadow of the Colossus (PS2) dans un Top 10 des meilleurs jeux dont vous n'avez sûrement jamais entendu parler

Une variante assez courante et légèrement moins débile et prétentieuse de l'intitulé est le Top 10 des jeux auxquels vous n'avez sûrement jamais joué, tandis qu'une autre variante tout aussi débile est le Top 10 des jeux les plus sous-estimés. Dans tous les cas, l'auteur essaie de vous faire comprendre que lui, il connaît bien un super jeu parce qu'il sait débusquer les perles rares hors des sentiers battus, et que vous, vous avez été trop cons pour remarquer son existence, mais qu'il vous pardonne parce que c'est vrai que personne n'en a vraiment parlé avant eux.

Alors bien sûr, il est vrai que parfois, certains bons jeux sont malheureusement de gros échecs commerciaux par la faute-à-pas-de-chance (ou dans le cas de Beyond Good & Evil par la faute d'un éditeur pas bien finaud qui sort simultanément tous ses gros titres en espérant que les joueurs aient 240 euros à dépenser d'un coup en jeux vidéos) mais on ne peut pas vraiment dire que le Shadow of the Colossus de Sony soit un petit titre méconnu qui n'a pas eu la chance qu'il méritait. Toute la presse a commencé à se pignoler dessus dès l'annonce de son développement, puis à sa sortie c'était à celui qui serait le plus dithyrambique dans son test, plus aucun mot n'était assez fort pour faire le panégyrique (à ce propos, ne manquez pas mon prochain livre, Mes méthodes pour se débarrasser avec classe du Y au Scrabble) de son concepteur Fumi(s)to Ueda, qui eut l'idée géniale de pomper Zelda et de le vider de tout à l'exception de ses balades à cheval et des pénibles combats contre les boss qui requièrent tous une technique bien particulière, unique et ultra-répétitive, pour être vaincus. Même l'article
Wikipédia sur le jeu est à peu près aussi long que celui sur la physique quantique. Une célèbre enseigne parisienne que nous ne nommerons pas pour ne pas faire de pub mais qui rime avec "Fnac des Halles" avait même le jeu en présentation sur un mur entier à l'entrée du magasin lorsqu'il est sorti. Sur tous les forums de jeux où l'on parle des titres "indispensables" de la PS2, SotC figure en bonne place (d'ailleurs aux côtés de quelques autres habitués du classement des "jeux malheureusement sous-estimés" et autres "chef d'oeuvres auxquels vous n'avez pas joué" que j'aurais pu choisir à la place en pôle position de ce top, comme Ico ou Psychonauts). Deux guignols sur GameFAQs proposent même une analyse détaillée de 20 pages qui explique en profondeur toutes les implications métaphysiques du scénario (cousu de fil blanc) du jeu. Bref il n'y a vraiment pas de quoi se conforter encore dans l'illusion que c'est un joyau oublié dont l'existence n'est connue que de l'élite des avant-gardistes et qui n'a pas eu la couverture médiatique qu'il méritait. D'autant moins que le jeu est quand même franchement moyen à la base (malgré un concept excellent certes).



Voilà, bon, ben j'espère que ça vous a plu. Sinon, rassurez-vous, c'est normalement pas le genre de chose appelée à devenir une rubrique régulière ici, juste un bouche-trou pour garder le rythme en attendant les prochains tests.
par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Dimanche 2 mars 2008

#4 E.T. (Atari 2600) dans un Top 10 des pires jeux

Les magazines et sites de jeux adorent voter pour les 10 pires jeux de l'univers et, immanquablement, ils y incluent l'adaptation du film E.T. sur Atari 2600. Parce que, comme je le disais au numéro 7, dans la presse vidéoludique on aime recracher éternellement les mêmes anecdotes usées. Là pour E.T. donc à chaque fois, ça leur permet de raconter la fameuse histoire de... non, non, je vais pas faire ce que je leur reproche, je vais me contenter de rediriger ce qui y tiennent vraiment sur le site de Seanbaby, c'est là que je l'ai lue pour la 1ère de 50 millions de fois. Vous la connaissez tous par coeur de toutes façons, sans avoir jamais joué à ce jeu, et je suis sûr que comme moi vous commencez à vous lasser. Perso je ne doute pas que ce soit une merde, mais j'ai pas besoin de relire sa triste histoire toutes les semaines. Et encore moins quand elle est racontée par un gamin qui n'était même pas né à l'époque, n'a jamais joué au jeu, et se contente de réécrire ce qu'il a lu ailleurs en pensant surprendre les gens. Vous voulez parler des pires jeux du monde ? Parlez donc de Tombstone 1882 et Create City, tiens !


#3 Final Fantasy VII (PS1) dans un Top 10 des coups de théâtre

S'il est un secret encore plus éventé que la mort de Ron à la fin de Harry Potter 7, c'est bien la mort d'Aeris en cours de route dans Final Fantasy VII. Même si vous n'y avez jamais joué, vous le savez, c'est sûr : Aeris, l'un des personnages principaux du jeu, disparaît de façon définitive après quelques heures. Sur le coup évidemment, on se dit que c'est osé, un truc pareil, mais quand on y réfléchit 3 secondes, c'est surtout débile et insultant. Insultant parce que bon, s'emmerder à "leveller" le personnage au détriment des autres juste pour qu'il finisse par crever comme une merde au tiers du jeu, merci bien, beau foutage de gueule. Et débile parce que les héros du jeu passent leur temps à mourir au combat mais on peut toujours les ressusciter avec l'objet ou le sort approprié ; ne pas pouvoir ressusciter Aeris après son trucidage par Sephiroth d'un grand coup de sabre à travers le torse alors qu'elle est en train de prier (mais non je "spoile" pas, vous le saviez tous déjà, je vous dis !) n'a absolument aucun sens, aucune logique, c'est du coup de théâtre "gratuit" uniquement là pour faire croire aux gamins qui jouent qu'ils sont face à un jeu au scénario profond. Bref, c'est un coup de théâtre de merde et en plus on est tous déjà au courant maintenant, alors c'est bon, plus la peine de le mettre systématiquement 1er de vos Top 10. Cela dit, si c'est pour le remplacer par l'habituel 2ème "Liquid et Solid Snake sont en réalité des frères jumeaux clonés à partir de la même personne !" ou l'habituel 3ème "Samus est une femme !" c'est pas la peine non plus, merci. Rien de tout ça ne surprend plus personne, les gars.

#2 N'importe quel Mario dans un Top 10 des meilleurs jeux de tous les temps

C'est bon, on a compris, Shigeru Miyamoto est un Dieu vivant qui chie de l'or en barres, ses jeux sont systématiquement les plus novateurs du monde, Super Mario Bros. 3 est le meilleur jeu jamais créé et Super Mario 64 a inventé la 3D. Bon enfin on pourrait dire aussi (et sans tomber dans le troll facile "Nintendo c'est pour les enfants") que, pour agréables qu'ils soient en tant que jeux de plates-formes, les Mario restent de simples exercices d'adresse répétitifs et très agaçants sur le long terme, qui au bout du compte n'égaleront jamais un Fallout ou un Civilization, mais on ne va pas se fâcher avec les fans. Cela dit y en a quand même marre de voire systématiquement un Mario en tête du Top 10 des meilleurs jeux de l'histoire. D'autant plus que les rares fois ou ce n'est pas un Mario, c'est un Zelda, du même guignol souriant.

Ne manquez pas le numéro 1 demain...

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Samedi 1 mars 2008

#7 Daikatana (PC, N64, GBC) dans un Top 10 des jeux qui n'ont pas été à la hauteur des vantardises de leur développeur

Le joueur ou le journaliste qui fait des top 10 aime les petites anecdotes "piquantes" liées au jeu mais extérieures à son contenu. Et il aime les répéter comme s'il était le 1er à en parler, quand bien même on les a déjà lues partout. Alors, je ne vous répéterai pas ce que disaient la 1ère pub pour Daikatana, parce que vous le savez déjà même si, tous ceux qui la mentionnent dans leur top 10, vous ne l'avez jamais vue en vrai dans un magazine, juste en scan sur le net. Et donc vous savez déjà que, contrairement à la plupart des développeurs qui annoncent modestement "Nous préparons actuellement un jeu vraisemblablement pas très intéressant" ou "Notre prochain titre sera sûrement trop d'la daube", Ion Storm s'est vanté que son jeu serait bien. Et s'est planté en beauté.

Je ne vais pas chercher à nier la médiocrité du jeu, auquel je n'ai de toutes façons jamais joué, comme les 3/4 de ceux qui en parlent. Je ne vais pas non plus suggérer de parler plutôt de Peter Molyneux et des déceptions entraînées par Black & White, Fable et The Movies, ni même de Derek Smart et de son Universal Combat. La raison qui fait qu'un jeu est très attendu, à la base, c'est que ses créateurs promettent monts et merveilles dessus de toutes façons. Et au bout du compte, même quand il est réussi le jeu n'est jamais tout à fait aussi bien que ce qu'on espérait. Ce qui fait que n'importe quel jeu mérite d'être dans un top de ce genre, et donc qu'il vaut mieux arrêter carrément d'en faire. Ou au moins, arrêtez de me répéter à chaque fois que Romero voulait faire de nous sa chienne, on a compris maintenant, ça va.

#6 Ce n'est pas un numéro, c'est un homme libre. Alors arrêtez tout simplement de mettre des numéros 6 dans vos Top 10.

#5 Duck Hunt (NES) dans le Top 10 de la NES

En fait ça c'est juste arrivé une fois, quand Gamespot a décidé de demander à ses visiteurs d'élire eux-mêmes le top 10 des meilleurs jeux sur NES à l'occasion des 20 ans de la console, mais c'était tellement portnawak que ça méritait une bonne place ici. Duck Hunt, rappelons le, consistait à flinguer à l'infini les mêmes canards dans le même décor avec le "zapper", le flingue de la NES qui marchait super mal. Ce n'était même pas un bon jeu, encore moins un jeu méritant de figurer au panthéon d'une console qui sur laquelle tant de "classiques" du jeu vidéo ont vu le jour. Duck Hunt, c'est surtout le souvenir que nous avons laissé nos parents se faire arnaquer en nous achetant le pack "deluxe" de la NES au lieu du pack de base, claquant ainsi 500 francs de plus (pour les petits qui n'ont pas connu l'ancienne monnaie, 500 francs ça veut dire grosso modo 500 euros) pour un mirifique supplément de deux jeux minables et de deux accessoires qui se révéleraient complètement inutiles faute de bons jeux disponibles pour les utiliser. Bref, c'est à se demander si l'élection de Duck Hunt dans ce Top 10 n'est pas en réalité le fruit d'un complot destiné à prouver une fois pour toutes que la démocratie, ça fonctionne pas.

A suivre...

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Vendredi 29 février 2008

#10 Le jeu minable mais que vous avez adoré étant gamin, dans un Top 10 des meilleurs jeux

Je n'ai pas réussi à en choisir un en particulier, mais régulièrement, on retrouve un titre mineur voire mauvais dans une liste des meilleurs jeux de tous les temps/sur tel support/dans tel genre. Ou bien le gars est vraiment incapable de différencier un bon d'un mauvais jeu, auquel cas il ne devrait pas être autorisé à publier de top des meilleurs jeux sur un site qui a des dizaines de milliers de lecteurs, ou bien la nostalgie l'aveugle (oui on a tous adoré Rad Racer sur NES étant gamins, mais bon, de là à le mettre dans les 10 meilleurs jeux de course...), ou bien il a essayé d'être original pour me faire plaisir mais s'est planté, ou bien il n'a joué qu'à 12 jeux en tout sur la console dont il prétend pouvoir nommer les 10 meilleurs. Dans tous les cas, le crime est le même : des merdasses oubliées refont surface par la faute de ces gens. Bubsy ou Aero the Acro-Bat dans les meilleurs jeux de plates-formes ? Scarface et Le Parrain dans les meilleurs jeux de l'histoire ? Goof Troop, vraiment, quelqu'un a aimé Goof Troop au point de l'inclure dans le top de quoi que ce soit ? Pokémon Snap dans le top 10 de la Nintendo 64 ? Ah oui remarque là, ça se défend, il est sorti que 11 jeux sur Nintendo 64...

#9 N'importe quel jeu dans un Top 10 des jeux "artistiques"

J'hésitais entre Okami, Killer 7, Ico, Shadow of the Colossus, Bioshock... Finalement, ils sont tous ex-aequo, c'est juste que les listes sur ce thème ne devraient pas exister. Le jeu vidéo n'est pas une forme d'art. Oui, bien sûr, pour fabriquer un jeu, il faut des graphistes, des musiciens... Il faut aussi des graphistes pour créer le logo d'une marque de cassoulet, des musiciens pour composer les jingles de pub Wooooptic Deeeeeumihille. Ca veut pas dire que la publicité est une forme d'art. Décomplexez-vous, les gars. Les jeux vidéos c'est pas de l'art, et c'est pas grave, ça n'a rien d'un jugement de valeur méprisant, c'est un simple constat. Je comprends que les concepteurs de jeux aient envie de l'étiquette d' "artistes" parce que ça permet de toucher des subventions et que c'est la classe avec les nanas, mais que des joueurs aient à ce point à coeur la reconnaissance de cette industrie de divertissement comme forme d'art, c'est triste.

#8 Un obscur RPG japonais jamais distribué hors du Japon dans un Top 10 des meilleurs RPG

Passons rapidement sur le fait que le terme de "RPG" soit de toutes façons complètement usurpé par tous les jeux à la Final Fantasy qui consistent à interpréter un poseur emo-goth dans une succession de 20.000 combats aléatoires pour faire progresser une intrigue linéaire, ce qui a autant à voir avec le concept de "jeu de rôle" que les STR ont à voir avec le concept de "stratégie"... Ce qui est réellement agaçant, c'est quand la moitié des titres d'une liste de ce type sont du genre Fubuki Densetsu Ratsoshûden 3: Hiroshi no Kadegama, Gensou Ryuukushi Sankôden, ou Gakouen Senki Narayama 2, autrement dit d'obscures perlouzes achetées à prix d'or dans des boutiques d'import par des otakus occidentaux tellement obnubilés par la culture nippone qu'ils se prosterneront devant n'importe quel merdouille pour peu que les dialogues affichés à l'écran soient écrits dans une langue qu'ils ne comprennent pas, et que le héros soit évidemment, comme eux, un gros rebelle incompris au coeur d'or qui a trop la classe avec sa coupe de cheveux qui fait tiep. Je soupçonne que parfois, certains mecs inventent des titres de jeux qui n'existent pas, juste pour faire genre "eh ouais, il se trouve que ce jeu est l'un des tous meilleurs de sa catégorie, et moi j'y ai joué parce que je sais dénicher les excellents jeux, mais toi, tu peux pas connaître, péquenaud". Enfin bref, quitte à encenser les RPG japonais comme "meilleurs jeux de rôles" au détriment de Fallout, n'essayez pas de faire les originaux ou les avant-gardistes et contentez-vous de citer tous les Final Fantasy dans votre ordre de préférence au lieu de simplement classer le 7ème en premier.

Une variante également énervante de cette pratique consiste à parler d'un jeu très connu en utilisant son titre japonais plutôt que son titre anglais, car le vrai japanophile d'élite ne saurait tolérer l'immonde bâtard Sonic the Hedgehog destiné à ces boeufs de joueurs occidentaux, et n'appréciera que la pureté de sa version d'origine, Sonikku za Hejjihoggu. Ca aussi, faut arrêter, merci.


A suivre...

par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Vendredi 29 février 2008
Il y a deux trucs que je n'ai, à la base, pas trop envie de faire sur ce blog.

Le premier, c'est de repomper sur des sites américains des infos sur l'actualité de l'industrie du jeu pour vous les retranscrire ici, assorties de vannes archi-usées et consensuelles, genre "Ken Kutaragi a déclaré que la PS3 était bien, mais en vrai c'est un gros nul qui boit de la drogue et sa console elle pue des roupettes !", ou "le nouveau patron de EA a déclaré qu'il souhaitait donner une nouvelle orientation à sa boîte, mais en vrai on sait bien qu'il va juste sortir Les Sims contre Madden 2012 jusqu'à la fin des temps !", parce que franchement c'est déjà ce que font tous les sites et blogs français sur les jeux, donc y a pas vraiment besoin que j'en repasse une couche.

L'autre truc que je veux pas vraiment faire normalement, c'est des "Top 10". Ca aussi, tous les sites en font, c'est paresseux, c'est toujours les mêmes thèmes et les mêmes jeux qui reviennent...

Cela étant dit, les statistiques données par Over-Blog prétendent que cette version 2.0 Dolby Digital du blog des joueurs radins serait suivie par plus de gens que je n'aurais pensé, mais montrent également que, si je n'ajoute pas un nouvel article toutes les 18 minutes, le site retombe dans l'oubli complet aussi sec. Donc il faut bien que je continue à mettre à jour régulièrement si je ne veux pas perdre mes lecteurs à force d'inactivité sur mes pages. Et comme je ne peux pas faire un nouveau test de jeu par jour, il va bien falloir remplir avec autre chose.

Comme je ne peux pas me contenter de piquer un nouveau jeu flash débile tous les jours à Game Revolution (bon ou alors, jetez donc un oeil à cette sympathique couillonnade), l' "autre chose" des quelques jours à venir en attendant un nouveau vrai test sera donc, eh oui, un Top 10.

Pourquoi donc ? demanderont les plus curieux. Eh bien, je dois avouer que j'ai parfois la faiblesse de consulter GameFAQs pour des soluces et astuces, et ils ont, depuis 1 an ou 2, une nouvelle rubrique "Top 10" dans laquelle n'importe quel habitué du site peut publier le classement de jeux qu'il veut. Bien sûr, il y a ouatmille variations sur le thème "Best. Game. Ever", et des trucs plus spécifiques, comme les meilleurs jeux de plate-forme de la Super Nintendo ou les meilleurs simulateurs de vol de la Game Gear pour l'année 1991, et aussi un gros paquet de portnawak. Alors certes, la plupart de ces listes sont adressées au site par des petits mecs de 13 ans, donc il faut savoir être indulgent et ne pas accorder trop d'importance à leur manque d'originalité, leur prétention et leurs goûts de chiotte. Cela étant dit, il y a quand même un gros problèmes avec ces listes, c'est qu'elles se répètent toujours trop. Alors à force de voir encore et toujours revenir les mêmes jeux dans les mêmes listes, j'avais quand même envie de réagir, et de proposer à mon tour ma liste à moi.

Ne manquez donc pas, ce weekend, le magnifique

Top 10 des jeux qu'il faut arrêter de mettre
dans des Top 10 de jeux

que ce soit dans des Top 10 de joueurs sur GameFAQS ou des sites professionnels
par Toxic publié dans : Actualités et couillonnades diverses
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Mais pourquoi ce site nul ?

Au commencement était "jeu-video.over-blog.org, un ouatmillième site sur les jeux vidéos", alias "le blog des joueurs radins", mais hélas, le passage forcé en version 2 en a fait accidentellement, et pour des raisons qui m'échappent encore, le blog des joueurs presbytes. Etant pour ma part myope (et accessoirement, une quiche en CSS), je n'ai pas eu d'autre choix que de l'abandonner. Néanmoins, en annonçant sa mort, je me suis aperçu d'une chose étonnante : ce blog avait des lecteurs ! Alors je le relance donc, sous un nouveau nom, à une nouvelle adresse, et en espérant ne pas être victime d'un nouveau complot international visant à me faire taire.

Pour ceux qui découvrent, je vous réexplique le topo, en copiant-collant l'ancienne présentation parce que j'ai la flemme d'en réécrire une meilleure :

Au début, j'allais appeler ça "le blog pour joueurs pauvres" mais en y réfléchissant bien, un "joueur pauvre" ça n'existe pas, vu le prix que coûte la moindre machine de jeux à notre époque, et le fait que pour le prix d'un jeu même en gamme budget on peut quand même nourrir un adulte pendant quelques jours. Du coup, disons que ce n'est pas un blog pour joueur pauvre, mais un blog pour les radins qui ont comme moi l'habitude de traîner plutôt dans les bacs de soldes et d'occasion qu'au rayon "Nouveautés" où le moindre titre coûte trois visites chez le généraliste ou 185 litres d'eau minérale. Vous allez y trouver des articles sur des titres plus ou moins connus et plus ou moins intéressants ayant tous en commun le fait d'être disponible dans le commerce pour des prix allant de 99 centimes à 30 euros, pas plus.
Comme je ne joue pas à tout ce qui sort, je ne pourrai pas vous dire si tel jeu est mieux ou moins bien que Bioshock ou Supreme Commander, mon critère d'évalutation est plutôt du genre "Est-ce que je regrette les 2 euros que j'ai dépensé pour l'avoir ?", "A quel niveau je situe ce jeu par rapport aux autres de la catégorie 'STR d'il y a 3 ans disponibles à 10 euros aujourd'hui' ?"
A ceux qui se demandent quel est l'intérêt de chercher ce genre de tests sur un blog alors que les vrais sites de jeu en archivent des milliers, je dirais que moi c'est un site en .org, donc OF-FI-CIEL, donc forcément mieux**. Et aussi que mes articles sur des jeux sortis il y a 5 ans n'ont pas été écrits il y a 5 ans, ni écrits à partir de mes souvenirs de jeux auxquels j'ai joué il y a 5 ans et plus depuis : tout a été écrit récemment et "à chaud".
Vous êtes invités à laisser vos commentaires pour me dire si c'est nul, si c'est bien, si c'est chiant, si vous êtes d'accord ou pas d'accord avec un article, ou d'accord avec le gars qui a posté un commentaire juste avant et qui n'est pas d'accord. Evitez quand même les insultes, c'est moyen, et évitez de poster si c'est juste pour dire "kool ton blog vien laché 1 kom sur le mien" ou de venir me promettre des médicaments pas chers, des photos de filles de 18 ans dénudées, ou une green card gratuite parce que je suis le millionnième visiteur.

**évidemment ça n'est plus valable aujourd'hui, j'ai choisi une nouvelle adresse en .com, que vous avez oublié d'ajouter à vos favoris d'ailleurs, alors faites-le maintenant, merci.

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